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Marion at Paris Fashion Week

Marion at Paris Fashion Week

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This past Friday, Marion attended the Christian Dior show at Paris Fashion Week Womenswear Spring/Summer. She looked elegant and chic in a simple Dior black frock with an exaggerated collar, and a pair of bright blue heeled booties.

The Christian Dior show focused on understated looks for women who know how to do minimal dressing.

Paris Fashion week goes on until October 1st.

I will keep adding photos to the gallery throughout the week. Enjoy!

Gallery:
132 Events in 2014 > Paris Fashion Week – Christian Dior

Marion Cotillard : « Mon engagement est dans ma vie au quotidien »

Marion Cotillard : « Mon engagement est dans ma vie au quotidien »

Une fois de plus, elle sera un des frissons sensationnels de Cannes. Dans le nouveau film des frères Dardenne, l’actrice et égérie Dior est exceptionnelle en jeune femme se battant pour sauver sa peau au travail. Événement festivalier assuré et, ici, confessions intimes sans faux-fuyants.

Un vendredi, Sandra (Marion Cotillard) est licenciée d’une petite entreprise produisant des panneaux solaires. Le patron annonce aux ouvriers que, en contrepartie du départ de la jeune femme, ils recevront chacun une prime de 1 000 €. Mais Sandra décide de se battre, le temps du week-end, pour garder son job en tentant de persuader un à un ses collègues de renoncer à leur prime… Avec le talent, la subtilité et la force qu’on leur connaît, Jean-Pierre et Luc Dardenne ont déjà abordé, dans « Rosetta », le thème du chômage. Avec « Deux jours, une nuit », évènement cannois assuré, ils nous offrent une merveille de réalisme, jamais larmoyant, toujours au plus près de l’os de la vérité. Et jamais, sans doute, Marion Cotillard n’a été aussi près de l’épiderme d’un personnage. Elle ne joue pas, elle se fond en Sandra, pour nous livrer quelque chose de si intime, allant fouiller loin au fond d’elle-même, si bluffante que le spectateur reste partagé entre le trouble et l’admiration. Rencontre parisienne, dans une maison amie du 20e arrondissement, à peine rentrée d’un exténuant tournage londonien. Concentrée, précise, révoltée, honnête dans ses réponses parfois très personnelles.

Marie Claire : Il est rare que les frères Dardenne choisissent une actrice déjà très connue…

Marion Cotillard : Oui, c’est sûr que lorsque mon agent m’a annoncé qu’ils pensaient à moi pour un film, j’ai été surprise. Je ne pensais jamais recevoir une proposition de leur part. A notre premier rendez-vous, c’était limite bouleversant. Ce métier est fait de rêves qui se réalisent, et d’autres qui ne se réalisent pas. Mais quand le rêve auquel on ne pensait même pas devient réalité, c’est quelque chose !

Ils ont pensé à vous en écrivant le scénario ?

Je ne sais pas, c’est une question que je ne me pose jamais. J’ai juste envie de dire que, avec toute l’admiration, le respect et l’amour que je porte aux réalisateurs avec lesquels j’ai travaillé, ce tournage est le plus beau de ma vie. Et je ne l’ai jamais dit pour aucun autre film.

Qu’est-ce que vous avez en commun avec Sandra, votre personnage ? La volonté ?

Oui, même si, très honnêtement, je ne sais pas si j’aurais eu le courage de faire ce qu’elle fait. Il y a aussi la difficulté d’être dans la confrontation, ce qui est parfois extrêmement handicapant. Cette incapacité à m’opposer à l’autre. Le conflit est très compliqué à envisager pour moi, car c’est lié à la peur du rejet, du refus. De l’abandon.

A la place de ceux qui doivent décider s’ils votent pour la réintégration de Sandra ou s’ils préfèrent empocher les 1 000 € de prime, qu’auriez-vous fait ?

Je ne sais pas. Quand on a des enfants, qu’on est dans une situation difficile, un sou est un sou… et 1 000 €, une somme énorme. Si j’étais une amie de Sandra, il y aurait de grandes chances pour que je l’aide, mais si je n’étais pas proche d’elle et que, dans la balance, il y avait ma famille, mes enfants… peut-être que j’aurais voté contre elle. Par contre, je pense que je me serais laissé convaincre par Sandra et que j’aurais été touchée par cette histoire.

Vous suivez l’actualité ?

Forcément, la question du chômage interpelle, quand on sait qu’on n’a pas encore trouvé de moyen de l’enrayer. Il y a des solutions qui ne sont pas employées parce qu’on est dans un monde d’ultra-consommation et de profits. Tant qu’on acceptera ça…

Vous seriez plutôt dans un état d’esprit « slow down » ?

Oui, bien sûr. Bon, ralentir est un mot qui fait un peu peur. Je préfère dire : user différemment. Le fait qu’aucune gouvernance mondiale ne nous pousse vers les énergies renouvelables montre bien qu’on est « tenu par les couilles » ­ passez-moi l’expression ­ par des industriels n’ayant aucun intérêt à ce que les choses changent. Cet aveuglement suicidaire bouffe ceux qui n’y sont pour rien.

On vous a proposé de vous engager politiquement ?

J’ai eu des appels du pied de la part de partis politiques, mais je ne vois pas l’intérêt d’y entrer, étant donné que je n’ai pas l’impression que ça serve à grand-chose. Ça fait cliché de le dire, mais les seules personnes qui peuvent faire changer les choses, ce sont les citoyens eux-mêmes. Mon engagement est dans ma vie au quotidien. Il n’est pas assez remarquable pour être remarqué, mais je sais qu’un jour certains projets qui me tiennent à cœur verront le jour.

Vous êtes inquiète pour votre fils ?

Non, parce qu’il va grandir dans ce monde, de toute façon. Je fais tout pour qu’il ne me reproche pas, un jour, de n’avoir rien fait alors que j’ai la puissance de le faire. C’est pourquoi j’ai soutenu le programme éducatif de Maud Fontenoy dès le début. Je trouve ça intelligent, parce que c’est là qu’il faut sensibiliser les êtres.

Si vous n’aviez pas été comédienne, c’est vers là que vous seriez allée ?

Oui, absolument. C’est ce que j’aurais fait : travailler avec les enfants.

Si vous deviez vivre dans un seul endroit sans jamais le quitter, ça serait où ?

Une forêt avec la mer autour. Bon, allez, je dirais en gros la presqu’île du Cap-Ferret, en Gironde. C’est un lieu que j’ai découvert et qui est immédiatement devenu ma terre d’adoption. J’y vais autant que je le peux. J’ai eu un vrai coup de foudre. Il y a une énergie de la nature qui se dégage de cet endroit, qui est merveilleux et exceptionnel.

Avez-vous beaucoup d’amis, et qu’attendez-vous d’eux ?

Beaucoup d’amis ? Par rapport à une classe de collège ou à Facebook ? (Rires.) Je ne sais pas si j’en ai tant que ça. J’en ai de très chers, de milieux et d’âges très divers. J’attends d’eux qu’ils soient sincères, honnêtes, et qu’ils me fassent avancer sur plein de niveaux différents.

Vous est-il arrivé d’être déçue par des amis ?

Oui, bien sûr. Il y a des gens avec qui j’ai partagé un bout d’amitié, tout en sachant d’avance que ça ne durerait pas. Il y a aussi des chemins qui se séparent, dans un sens et dans l’autre. Là où je remercie mes amis, c’est qu’ils ont toujours été présents, alors que je ne l’ai moi-même pas toujours été. Quand je m’embarque dans un film pendant trois mois, tout mon temps libre est consacré à ma famille.

Difficile de concilier les emplois du temps lorsqu’on forme un couple d’acteurs, non ?

Oui, c’est sûr, c’est une des difficultés de notre métier. Il suffit de bien s’organiser, mais il y a des fois où ça n’est pas possible. Nous deux, on fait tout pour qu’il n’y ait pas de frustration.

L’absence est parfois bonne pour créer le manque et le désir…

Pas trop souvent ! Il faut faire attention à ce que ça ne se produise pas trop…

Quelles sont les qualités de Guillaume (Canet, le père de son enfant, ndlr) que vous admirez le plus ?

Pourquoi voulez-vous me parler de Guillaume ? J’en parle quand je fais des films avec lui, sinon je n’en vois pas l’intérêt. Là, ça me paraît bizarre, je ne suis pas douée pour ça. Non pas que j’essaie de préserver à tout prix mon intimité, mais il me faut une vraie raison pour que j’en parle.

Vous êtes égérie Dior. Quel est votre rapport à la mode ?

Dior m’a totalement éduquée dans le domaine de la mode, parce que, même si j’ai toujours aimé m’habiller, j’avoue que, encore aujourd’hui, je n’ai pas un discours passionnant ou très poétique sur la question. Par contre, j’ai fini par comprendre que la mode est non seulement un art, mais aussi une manière de s’exprimer. Je pensais que ce sujet de réflexion ne m’intéresserait jamais, alors que c’est tout le contraire qui se produit peu à peu.

D’une façon générale, le travail vous rend-il anxieuse ou de plus en plus zen ?

Anxieuse, malheureusement. Bon, je choisis des projets très complexes, qui me mettent dans des situations de stress parfois difficiles à gérer. La peur de ne pas savoir si je vais réussir un rôle est bien présente. Et, parfois, ne me quitte pas. Là, je rentre de Londres, où je viens d’achever le tournage de « Macbeth », et je ne rêve que d’une chose, dormir.

Quel est, selon vous, le mot le plus chargé d’espoir ?

Solidarité.

Et le plus chargé de désespoir ?

Je dirais trois lettres : OGM. Je ne comprends même pas qu’on puisse les envisager, et ça me rend furieuse quand j’entends leurs défenseurs expliquer qu’avec les organismes génétiquement modifiés on va éradiquer la faim dans le monde. J’espère juste que notre nouveau Premier ministre va être mesuré sur ce dossier. La préservation du vivant, c’est quelque chose qui pourrait me faire lever le poing très haut.

Justement, avez-vous jamais eu des envies de meurtre ?

Non. J’ai vraiment foi en l’être humain. Effectivement, il y a des gens perdus pour la cause… Mais de là à les tuer, non.

Lorsqu’on voit quelqu’un arriver à un tel sommet de célébrité et de reconnaissance, on se pose la question, de l’extérieur : quel est le mantra qui a guidé votre ascension ?

Je pense qu’on attire à soi ce dont on a besoin. Lorsque j’ai compris que mes pensées positives parvenaient à créer ma réalité, cela a tout débloqué. Auparavant, j’avais tendance à envoyer des énergies négatives. Pas néfastes, non, mais, disons, défaitistes. Quand je suis sortie de ce système de pensée, tout est devenu possible.

Qui vous a aidée ? Un guide spirituel ? Un psy ?

Ma mère, qui a le courage, dans sa vie, d’expérimenter toutes sortes de thérapies, et qui m’a offert de découvrir des moyens de trouver un certain bonheur. De guérir, aussi, les choses qui avaient à guérir en moi. Ma mère m’a permis d’avoir accès, à travers elle, à des moyens de réparer, de guérir. C’est quelqu’un d’extrêmement important dans ma vie et que j’adore. La personne la plus courageuse que je connaisse. Bien sûr, j’ai aussi vécu des moments compliqués avec elle, comme cela arrive à tous les enfants.

Quels sont, selon vous, votre plus grande qualité et votre plus gros défaut ?

Une de mes plus grandes qualités, c’est mon ouverture d’esprit et le regard que je porte sur les gens. Mon plus gros défaut ? Ma peur. Elle me fait ralentir par rapport à tant de choses… et elle est toujours là. C’est sans doute pour cette raison que je ne choisis pas des films faciles. Je pense que j’ai besoin de surmonter la peur en l’affrontant. Sans elle, je toucherais le bonheur plus souvent.

Si vous pouviez être quelqu’un d’autre ou autre chose, que voudriez-vous être ?

De l’eau. Parce qu’on va en manquer cruellement. Si ma transformation pouvait servir à quelque chose, ce serait déjà ça ! (Rires.)

A propos d’eau… Imaginez que vous êtes en train de vous noyer, quelles seraient les dernières images qui défileraient dans votre tête ?

(Rires.) Oh, mais elle est horrible, votre question ! J’imagine que je penserais quand même à ma famille. Ah, non, je ne veux pas me noyer ! En plus, franchement, ce serait une mort atroce… J’espère, de mon vivant, connaître de grands changements positifs par rapport à l’environnement. Une dernière image très positive du monde, ça ne serait pas mal non plus.

Marion Cotillard, sa vraie vie

Marion Cotillard, sa vraie vie

Palme en vue : Marion Cotillard revient à Cannes en ouvrière combative dans « Deux jours, une nuit », des frères Dardenne. Un rôle dans lequel l’égérie Dior s’est glissée corps et âme. Rencontre passionnée.

Quarante minutes. Voilà ce que la production du film des frères Jean-Pierre et Luc Dardenne « Deux jours, une nuit » nous offre royalement. Quarante minutes d’entretien avec son actrice principale, Marion Cotillard. Alors, obsédé par le timing et quand on sait que le sujet du film en sélection officielle au Festival de Cannes est le combat mené par des ouvriers d’une usine de Belgique pour conserver une prime de 1 000 euros, on se pose la question. Combien de temps faut-il à Marion Cotillard pour gagner 1 000 euros ? Trois heures ? Plus, moins ? Et en quarante minutes, que gagne-t-elle ? La question posée d’entrée de jeu à l’une des actrices les mieux payées du cinéma français, couverte de récompenses et encensée par les spectateurs, ne la choque pas. Elle sait qu’interpréter une ouvrière menacée par le chômage tient du paradoxe. « Mais la vie d’une actrice, dit-elle, n’est faite que de paradoxes. » A l’écouter, à la voir se saisir à bras-le-corps des questions qu’on lui pose, on comprend que les frères Dardenne soient venus la chercher. La futilité, les minauderies ne sont pas son registre. C’est une bosseuse à la fois cérébrale et physique et, si son sourire est désarmant, son visage porte, dans le film, le poids d’un désespoir qui bouleverse.

Propulsée une fois de plus dans la compétition cannoise, Marion Cotillard retrouve en partie un rôle de fille du peuple qu’elle a déjà endossé. Dans « La Môme », d’Olivier Dahan, elle était Piaf née à Ménilmontant, dans « The Immigrant », de James Gray, elle était une Polonaise engluée dans les bas-fonds de New York. Cette fois, elle campe un personnage écorché, lancé dans un combat où mendicité et dignité se parasitent. Réussira-t-elle à convaincre ses collègues de renoncer à leur prime, ce qui lui permettrait de conserver son travail ? Affrontements, désillusions, bons et mauvais sentiments, renoncements, petitesse et grandeur d’âme font du film un road movie social dans les corons. « C’est un rôle tout en déséquilibre, dit-elle, dans lequel Sandra, mon personnage, finit par trouver sa place. Ce n’était pas seulement sa peur du chômage que je devais interpréter mais aussi son état dépressif. Or, je ne suis pas dépressive. Je n’ai jamais pris de Xanax de ma vie, mais j’en ai bien étudié les effets. » Personnage « sous médocs », Sandra vacille de scène en scène. « Je ne peux pas dire que j’ai découvert le milieu ouvrier avec ce film, car je suis née dans une famille sans fortune. Et si j’ai aujourd’hui un train de vie hors normes, si je ne connais pas beaucoup de gens qui gagnent aussi bien leur vie que moi dans mon entourage, j’ai quantité d’amis qui comptent leurs sous. Je ne suis pas coupée du monde. Je lis la presse, je m’intéresse aux crises sociales. La grande différence entre Sandra et moi, c’est que je fais ce que j’aime. Sandra rêvait-elle, enfant, de travailler en usine ? »

Bien que vêtue ce jour-là d’un beau pull Issey Miyake bleu turquoise mettant en valeur sa peau diaphane et ses beaux yeux, c’est en Dior – on le parie sans risque – qu’elle montera les marches cannoises. « Je n’ai pas eu à faire de différence entre le monde du cinéma et celui de la mode pour lequel je prête mon corps et mon visage. Grâce à Dior, j’ai continué à faire du cinéma. Nous avons tourné des films, enregistré un morceau de musique avec Franz Ferdinand, tourné des clips, développé une créativité tous azimuts. Mon aventure avec Dior, ce n’est pas qu’une histoire d’égérie, c’est une aventure pleine d’aventures, comme les poupées russes. Quand je leur ai dit que je souhaitais tourner avec David Lynch, je n’y croyais pas moi-même. Et ils ont accepté. Idem quand j’ai voulu jouer avec mon idole absolue, John Cameron Mitchell. Dior, c’est un terrain de jeux formidable. » Et quand on s’interroge sur l’étrangeté de la voir monter les marches en Dior pour défendre à Cannes un film sur la classe ouvrière, elle répond avec justesse : « Pose-t-on la question à un cinéaste de film d’horreur ? » Et puis, ajoute-t-elle : « Je n’ai pas interprété beaucoup de rôles hyper glamour… D’ailleurs qu’est-ce que j’ai fait comme rôles glamour ? Avec des belles robes, le genre de personnage qui ne ferait pas tache sur le red carpet? Peut-être dans “Batman” ? Mais Sandra en débardeur sur le tapis rouge, ça ferait désordre. »

Du haut de sa filmographie impressionnante et des récompenses qui ont salué son talent, Marion Cotillard reste lucide. « Je me bats avec moi-même. Chacun a ses démons. Cela ne se voit pas toujours, mais j’ai peur de beaucoup de choses, et je me dis qu’un jour, enfin, je saurai précisément de quoi. J’ai toujours eu peur des gens par exemple. Adolescente, je ne comprenais pas très bien ce qui m’entourait. La société elle-même, comment elle fonctionnait. Avec mes parents, les rapports ont toujours été extraordinairement sains, on pouvait tout se dire. Je n’avais pas vécu de désordres relationnels dans ma famille. Je les ai affrontés en en sortant. Quand je suis arrivée à la maternelle, le choc a été rude. Le monde me terrorisait. Je me revois dans la cour de l’école, solitaire, effrayée. » Pour cette raison peut-être, elle reconnaît que parfois, arrimée à des films par trop tragiques, endossant des rôles très noirs, il lui arrive de protéger son propre fils en s’éloignant de lui, le temps d’un tournage. « Je veux lui éviter d’être atteint par ricochet par les mauvaises ondes d’un film, celles que je porte avec le personnage que j’interprète. J’ai été très heureuse sur le film des frères Dardenne, bien que j’aie dû y passer mes journées en petite forme. Au retour, comme je suis maman, je devais gérer cet état. Faire face. Alors, quand c’est devenu trop dur, je me suis mise à distance. Jouer une dépressive, cela vous rend dépressive tout le temps, et, avec mon dernier rôle, sur le tournage de “Macbeth”, ça n’était pas mieux. »

Sans être fataliste, Marion Cotillard estime « que les choses vous arrivent quand elles doivent vous arriver. Heureusement, j’ai la capacité de prendre du recul ». Et s’il est une chose qu’elle ne craint pas, c’est la chute. « Les résultats, les récompenses, tout cela c’est du passé. Aujourd’hui, ce qui me met en joie, c’est d’être à Cannes à nouveau. J’ai vraiment découvert ce festival il y a deux ans. Quand on est une petite actrice avec pas trop de choses à y faire, on souffre à Cannes, c’est une trop grosse machine. Mais quand on y vient pour défendre un film, c’est extraordinaire. » Les frères Dardenne sont bien partis. Leur film est bon et ils ont, pour le défendre, une sacrée comédienne.

Lady Rouge – ‘The Eyes of Mars’

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Lady Dior Web Documentary – Episode 4 ‘Lily’s Body’

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From the workshops at 30, avenue Montaigne to the markets of the Palais des Festivals in Cannes, Marion Cotillard invites us into her fairytale life and continues to write the story of a passion-filled union between fashion and cinema.

Episode 4 of 7 Set to the rhythm of a song written and performed by Marion Cotillard, the history of Dior comes to life in drawings, in a film shot exclusively for the house.

Lyrics and performed by Marion Cotillard
Directed by Eliott Bliss
Design by Slim
Music by Yodelice

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