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13
Jul 2005
French Press  •  By  •  0 Comments

de Loiret.com

Marion Cotillard était à Orléans, en mai dernier, pour incarner Jeanne d’Arc dans l’oratorio Jeanne au bûcher d’Arthur Honegger. En septembre, elle jouera le rôle d’Edith Piaf au cinéma. Rencontre.

A quelle occasion avez-vous accepté le rôle de Jeanne d’Arc, à Orléans, dans cet oratorio d’Honegger ?
Jean-Marc Cochereau l’avait reproposé à ma mère [NDLR : Niseema Theillaud, professeur d’art dramatique à Orléans], qui avait déjà tenu ce rôle voici douze ans dans les mêmes conditions. Elle a décliné son offre, en lui précisant qu’à son avis, je serais partante pour le reprendre… Ce qui était le cas. Je voulais depuis longtemps travailler avec Jean-Marc. Ce projet me tenait vraiment à coeur : Pour tous les tournages que j’ai accepté depuis que je lui ai dit oui, j’ai fait stipulé dans les clauses des contrats que je serais absente durant la semaine de répétition et de représentation de Jeanne ! C’est une formidable opportunité de travailler ainsi avec un orchestre, de voir une oeuvre se monter de toutes pièces… Je n’avais pas fait de théâtre depuis mon prix au Conservatoire d’Orléans. Participer à cet oratorio est une aventure unique, un très beau cadeau.

Que pensez-vous du personnage de Jeanne, telle que l’association des textes de Claudel et la musique d’Arthur Honegger la présente ?
C’est une fille toute simple, animée par une foi indestructible. Elle avance tout le temps, même dans le doute… je pense même que ses moments d’incertitude renforcent sa foi. Elle est habitée par une mission, pour laquelle elle se sent guidée par Dieu, par l’existence.

Vous avez vous-même traversé des épisodes de doute dans votre carrière ?
J’ai connu une période difficile, avant d’être appelée par Tim Burton pour Big Fish, puis récompensée pour le rôle de Tina Lombardi dans Un long dimanche de fiançailles. Je n’étais pas satisfaite par ce que je faisais à ce moment-là. Alors, au lieu de m’aigrir, j’ai décidé qu’il fallait bouger, retrouver une énergie bloquée quelque part. Si je n’avais pas fait ce travail sur moi-même, je pense que j’aurais fini par m’ennuyer, et décidé de passer à autre chose.

Ces rôles sont arrivés au bon moment ?
Je ne crois pas au hasard. Ces propositions, comme interpréter Jeanne aujourd’hui ou Edith Piaf [NDLR : tournage en septembre, sous la direction d’Olivier Dahan], n’arrivent pas à n’importe quel moment dans ma carrière. Piaf, par exemple, c’est un personnage que tout le monde a l’impression d’avoir connu. Chacun a son idée sur qui elle était, comment jouer ce rôle… Au-delà de la recherche, du travail de l’actrice pour tenir le rôle d’une chanteuse, il y a aussi ce fort désir d’incarnation. Il faut beaucoup d’abandon pour jouer Edith Piaf. Il faut s’effacer, disparaître derrière le personnage.

Est-ce que ce sont des rôles plus difficiles à tenir ?
Incarner un personnage qui a réellement existé, comme Jeanne d’Arc ou Edith Piaf, cela donne à mon travail d’actrice une dimension supplémentaire, qui m’attire énormément. Même si ces personnes nous ont quittés, il y a des vibrations qui sont encore perceptibles, une force qui demeure.

Marion Cotillard en six dates
1975 : Naissance à Paris.
1994 : 1er prix d’art dramatique au Conservatoire d’Orléans.
1998 : Actrice dans Taxi.
2003 : A l’affiche de Big Fish de Tim Burton.
2004 : Joue dans Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet.
2005 : César de la meilleure actrice dans un second rôle pour le film de Jeunet.

24
Jun 2004
French Press  •  By  •  0 Comments

de Le Parisien / par Alain Grasset

LA BELLE Marion Cotillard, héroïne de la série « Taxi », surprend énormément dans « les Jolies Choses », le film de Gilles Paquet-Brenner avec Stomy Bugsy, Patrick Bruel, Ophélie Winter, Titoff, sorti dans les salles en novembre 2001, et qui sera diffusé en clair pour la première fois à la télévision ce soir (M 6 à 20 h 50). D’abord, parce que dans cette adaptation d’un roman de Virginie Despentes elle y joue un double rôle qu’elle tient à merveille. Marie et Lucie, soeurs jumelles au caractère très différent. Ensuite, parce que dans l’histoire, Lucie a la possibilité d’enregistrer un disque, mais que Marie a une meilleure voix. Comment l’actrice a pu se glisser dans la peau de cette chanteuse ? « Comme 99 % des comédiennes, j’ai rêvé d’être chanteuse quand j’étais petite », expliquait Marion Cotillard au moment des « Jolies Choses ». « Mais quand j’ai commencé à prendre des cours de chant pour le film, j’ai compris qu’il y avait beaucoup de travail à faire : la respiration, la puissance, l’émotion, etc. J’ai dû prendre des cours de façon accélérée. Et j’avais l’impression que je n’y arriverais jamais. Finalement, ça a tenu la route, mais on a eu chaud. » Attendue dans deux nouveaux films Marion Cotillard que l’on a vue récemment dans son premier film américain, « Big Fish » de Tim Burton, est rentrée du Japon, lundi soir, où elle participait au Festival du cinéma français de Yokohama en y défendant « Jeux d’enfants » de Yann Samuell avec Guillaume Canet (plus d’un million d’entrées en France en 2003). Une Marion qui tourne en ce moment « Cavalcade » d’après le roman de Bruno de Stabenrath, avec Titoff, et que l’on attend dans deux films, « Un long dimanche de fiançailles » de Jean-Pierre Jeunet, avec Audrey Tautou (qui sortira le 17 octobre prochain), et « Innocence » de Lucie Hadzihalilovic, avec Hélène de Fougerolles.

3
Mar 2004
French Press  •  By  •  0 Comments

de Le Parisien / par Alain Grasset

A 28 ans, Marion Cotillard, révélée par « Taxi », vient de réaliser un rêve : jouer sous la direction de Tim Burton. Elle est aujourd’hui à l’affiche de « Big Fish », une fable merveilleuse avec Ewan McGregor. Pas mal, pour une petite Française

TOUT REUSSIT à Marion Cotillard. Après le succès de « Jeux d’enfants » l’an dernier (plus d’un million d’entrées), l’actrice de 28 ans révélée par la trilogie des « Taxi » est au générique de « Big Fish », de Tim Burton, qui sort aujourd’hui dans 273 salles françaises après avoir bien marché aux Etats-Unis. Un premier film américain qui ne lui fait pas oublier l’Hexagone, où elle vient notamment d’achever le tournage d’« Un long dimanche de fiançailles », de Jean-Pierre Jeunet. Entretien. C’est la première fois que Tim Burton engage une Française. Comment avez-vous décroché ce rôle dans « Big Fish » ? Marion Cotillard. En décembre 2002, mon agent m’a prévenue que Tim Burton était à Paris afin de rencontrer des actrices. Un rendez-vous a été organisé et j’ai pu le voir durant une vingtaine de minutes. Il était décontracté, ouvert et il voulait surtout savoir qui j’étais. Pas trop surprise ? C’est l’un des plus grands réalisateurs américains… C’est mon idole ! « Beetlejuice » est l’un de mes films cultes. J’aime aussi « Edward aux mains d’argent » et « Mars attacks ». C’était un rêve. Je me suis retrouvée en tête à tête avec lui et ça s’est super bien passé. Je croyais en mes chances. Surtout qu’on m’a demandé de me faire filmer pour deux scènes et d’envoyer les cassettes très vite à la production, à Los Angeles. La réponse s’est-elle fait attendre ? Un mois après notre entretien parisien, alors que je commençais la promotion de « Taxi 3 » (NDLR : sorti en février 2003) et que je ne pensais plus à « Big Fish », j’ai reçu un coup de fil de mon agent me laissant entendre que Tim Burton et son producteur étaient contents de mes essais. Le lendemain matin, j’apprenais que j’étais engagée et que je partais trois semaines plus tard pour Montgomery, dans l’Alabama ! Vous jouez l’épouse du héros, incarné par Billy Crudup. Qu’est-ce qui vous a plu dans le rôle de Josephine ? C’est peut-être le personnage le plus normal du film ! Elle est enceinte et elle accompagne son mari dans un voyage très spécial pour lui… En tant qu’Européenne, elle voit les choses de la vie et de l’amour assez différemment de sa belle-famille américaine. Ça me plaisait de défendre ça dans « Big Fish ». Comment s’est déroulé votre premier tournage américain ? Je n’avais pas l’impression de faire une superproduction pour un grand studio comme la Columbia, et ce malgré un budget très important (NDLR : 80 millions de dollars) . Ça restait à échelle humaine. Tim Burton est un cinéaste très indépendant et privilégie avant tout les rapports avec ses acteurs. J’ai noué de bons contacts avec ces derniers, on dînait souvent ensemble, je me suis bien intégrée à l’équipe. En fait, j’ai passé deux mois merveilleux en Alabama, avant de venir tourner une semaine à Paris. Là, c’est Tim Burton qui était heureux. Il me demandait des adresses de restos ! On vous retrouvera en octobre dans « Un long dimanche de fiançailles », du réalisateur d’« Amélie Poulain »… Un cadeau ! C’est un grand film d’époque, avec gros moyens financiers et techniques, dont Audrey Tautou et Gaspard Ulliel sont les interprètes principaux. Une expérience vraiment enrichissante sous la direction de Jean-Pierre Jeunet. Mais chut ! Je n’ai pas encore le droit d’en parler…

16
May 2003
French Press  •  By  •  0 Comments

de Le Parisien / par Julie Cloris

UNE VRAIE MILITANTE de la cause écologique. Avant-hier, dans une cour discrète des hauts de la rue Oberkampf (XI e ), Marion Cotillard accueillait chez elle la « Toxics Patrol » de l’association Greenpeace. La comédienne bien connue des Français pour son rôle dans la série des films « Taxi » participe en effet à la campagne baptisée Greenpeace passe l’aspirateur chez vous. « Nous avons identifié cinq familles de polluants, du stade préoccupant au danger, explique Yannick Vicaire, chargé de la campagne au sein de l’association écolo. Outre les dix foyers parisiens que nous avons commencé à visiter lundi, nous ferons de même à Lyon, Lille, Toulouse et Nantes. » L’étude ne vise pas les produits ménagers ou les solvants de peinture, déjà identifiés, mais les additifs chimiques présents dans les moquettes, les tissus, la vaisselle, les cosmétiques, etc. « Je pense que je vais apprendre des choses peu réjouissantes », commence Marion Cotillard. Membre du comité de soutien à Greenpeace, elle semble une pro de l’écologie. « J’ai testé les sacs poubelles en amidon de maïs, explique-t-elle. Mais c’est trop fragile. » La housse de l’association Robin des Bois posée sur la table et la liste des boutiques éthiques aimantée au réfrigérateur attestent de son engagement. « On ne met pas du verre dans les bacs normaux, s’agace-t-elle. Ni du plastique. Je ne comprends pas qu’il faille encore éduquer sur ces questions, alors que les alarmes sont tirées depuis des décennies. » En quelques minutes, le tapis de coco, la grille du radiateur électrique, le linoléum de la cuisine et même la poussière entourant le téléviseur sont aspirés. Greenpeace voudrait que l’Union européenne, qui réfléchit à une directive sur ces toxiques, institue un principe de précaution chez les industriels avec, à la clé, la possibilité d’interdire la mise en vente du produit. Utopique ? Sur l’escalier de Marion Cotillard, une carte porte cette phrase de Che Guevara : « Soyons réalistes, exigeons l’impossible. » RUE OBERKAMPF (XI e ) , MERCREDI. Sensible aux causes écologiques, Marion Cotillard (au centre) a accueilli dans son appartement Yannick et Florence, deux militants de Greenpeace.

23
Jan 2001
French Press  •  By  •  0 Comments

de Allociné

La pétillante Marion Cotillard (“Taxi“) évoque le tournage de son dernier film “Lisa” et celui, récent, des “Jolies Choses” dans son “Parole de Star”

AlloCiné : si vous n’aviez pas été comédienne, qu’auriez-vous fait ?

Marion Cotillard : la liste est trop longue. Sculpteur, peintre, médecin… J’aurais aimé m’occuper d’enfants également.

Votre premier souvenir cinématographique

(Elle hésite) Fantasia, je crois. E.T. et L’Histoire sans fin m’ont aussi beaucoup marquée.

Votre comédienne de référence

Romy Schneider. A mes yeux, elle incarne l’Actrice, avec un grand A.

Votre meilleur souvenir professionnel à ce jour

Monter sur une scène de concert devant 7 000 personnes en furie. C’est ce qui m’est arrivé sur le tournage des Jolies Choses, tout récemment.

Votre plus grand regret professionnel à ce jour

Celui de n’avoir jamais tourné avec Georges Cukor (ndlr : coréalisateur d’Autant en emporte le vent, réalisateur de My fair lady ou encore d’Indiscrétions).

Votre plus grand désir professionnel

J’ai envie de tout. C’est comme tous ces métiers que j’aurais voulu faire. La liste est trop longue. Je suis une gourmande.

Votre film de chevet

Indiscrétions de Georges Cukor.

Votre premier casting

Une catastrophe ! J’ai fini par insulter la directrice de casting. J’ignorais tout de son déroulement. On m’a traité comme de la merde. Et même si je n’étais rien dans ce métier, je ne voulais pas qu’on me traite comme de la merde ! Finalement, ça a plutôt marché.

Si vous deviez arrêter le métier de comédienne demain, qu’est-ce qui vous manquerait le plus ?

L’orgasme du ventre. Je m’explique : c’est quand on va au-delà de ce qu’on pensait atteindre. Ce bohneur que procure le jeu d’acteur. Mais il y aussi beaucoup de choses que je ne regretterais pas si je mettais un terme à ma carrière ! (rires).

La rencontre la plus importante de votre carrière

Gilles Paquet-Brenner, le réalisateur des Jolies Choses. Une sublime rencontre. Mais tous les gens qui m’ont aidée à faire ce métier ont été déterminants. Ils m’ont confortée dans ma volonté de devenir actrice.

En résumé, Lisa

Une histoire d’amour éternelle. C’est aussi un film sur la quête du passé, des origines. A un moment de sa vie, on a besoin de savoir d’où on vient. Ce film m’a donnée envie de faire le bilan des années écoulées depuis ma naissance en 1975. Il m’a aussi incitée à voir plus souvent ma famille. Je ne suis pas “très famille”, mais j’ai ressenti le besoin de revoir mes parents, mes grands-parents.

Comment s’est déroulée votre rencontre avec Pierre Grimblat, le réalisateur ?

J’ ai passé un casting. Après dix minutes d’entretien avec Pierre Grimblat, il m’a présentée à ses assistants comme étant Lisa. J’étais un peu décontenancée. Il m’a fait une révérence. Je lui ai fait une révérence. Et nous avons éclaté de rire. Notre rencontre a été pétillante et vivante, à l’image du personnage de Lisa. Malgré la maladie, Lisa fait toujours preuve d’une grande énergie.

Comment avez-vous préparé ce rôle de Lisa ?

Je fais partie de ces gens qui ont vraiment besoin de s’imprégner d’un personnage avant le tournage. Je mets mon imaginaire au service de ce personnage J’ai travaillé pendant trois mois, seule ou avec les autres protagonistes du film, sur le parcours émotionnel de mon personnage. Nous n’avons pas vraiment travaillé sur le texte, mais sur le corps. Sur les réactions de ce corps face à l’absence, à l’abandon ou à l’amour.

Vous êtes-vous documentée sur le contexte historique du film, la Seconde Guerre mondiale ?

Je n’ai pas fait de recherches sur la Résistance, car Lisa n’est pas une résistante. Elle a des actes de résistance parfois, mais elle n’appartient à aucun groupe. J’ai plutôt orienté mes recherches sur les passions qu’elle pouvait avoir. J’ai décidé, par exemple, qu’elle aimerait Joséphine Baker. Je dois reconnaître que je me suis un peu inspirée de mes propres passions.

Et votre rencontre avec Jeanne Moreau qui joue Lisa adulte

J’étais très impressionnée car j’ai beaucoup d’admiration pour cette actrice. C’est l’une des personnes qui m’a donné envie de faire ce métier. Jules et Jim est un film qui m’a énormément marquée. Intialement, j’étais censée jouer les deux rôles, Lisa jeune et plus âgée. Mais j’ai appelé Pierre pour lui dire que je ne pouvais pas faire les deux. On courait à la catastrophe, selon moi. Pierre s’est mis à la recherche d’une comédienne. Il s’avère que la comédienne en question, c’était Jeanne Moreau. J’étais bouleversée. J’étais heureuse, mais je me suis dit qu’il faudrait vraiment que je sois à la hauteur de cette femme.

Notre première rencontre a eu lieu sur le décor du sanatorium, un des lieux du film. Je ne tournais pas ce jour-là. J’étais venue repérer les lieux. J’ai senti une main s’agripper à mon tee-shirt. Je me suis retournée et j’ai découvert Jeanne. Elle regardait dans la même direction que moi. On a peu parlé durant ce tournage. Notre relation a plutôt été tactile. Nous jouions la même personne. Nous avions besoin de nous toucher.

Quelques mots sur le tournage des Jolies Choses, film qui sortira au printemps 2001

Dans ce film, j’incarne des jumelles. Elles ont des personnalités très opposées. L’une est extravertie, allumeuse. L’autre se laisse aller. Elle est plus que grunge. C’est une pseudo-poétesse. Une des jumelles se suicide, et celle qui reste se fait passer pour elle.

Et le reste du casting

Stomy Bugsy, Ophélie Winter, Patrick Bruel, Titoff. J’avoue que j’avais des idées un peu préconçues sur Stomy Bugsy. Quand le réalisateur m’a dit qu’il l’avait choisi pour jouer l’autre rôle majeur du film, je ne voulais plus faire le film. J’estimais que Stomy Bugsy n’était pas un acteur et ça me gonflait de tourner avec lui ! Finalement, nous avons fait une lecture ensemble et je dois dire que j’ai pris une bonne baffe… C’est un acteur, un grand acteur même.

Mais c’est vrai que le casting, composé de chanteurs ou de comiques, me faisait un peu peur. A tort, car j’ai fait des rencontres très intéressantes à l’image de celle d’Ophélie Winter, dont j’avais, là encore, une fausse idée. J’ai découvert une fille passionnée, déterminée à réussir dans ce métier.