57th Berlin Film Festival – Pictures

Yesterday, La Môme (La Vie en Rose) had its world premiere as the opening film of the 57th berlin Film Festival in Germany. I’ve added some pictures to the gallery. Many thanks to Mariana for her contributions!!

Premiere / Press Conference / Photocall

Three Quick Questions for La môme’s Edith Piaf: Marion Cotillard

from EuropeanFilms.net / by Boyd van Hoeij

French actress Marion Cotillard walked the red carpet at the Berlin Film Festival for the opening film La môme (La Vie en Rose) in which she stars as the chanteuse Edith Piaf. Here she describes what might be the role of a lifetime in her answers to three quick questions.

How did you prepare for the role?
It is of course a magnificent role and required careful preparation. I knew her music when we started of course — she is a French legend — but people from my generation grew up only with her records, not with her presence. I started listening to her music when I was about twenty and became interested in chansons réalistes and listened to Piaf and others. For the film, I started with reading about her life and once I had an idea of that I immersed myself into images of her: from interview and from her films. The director and I wanted to do something beyond an imitation of Piaf and I had to find that place within myself where the two characters, me and Piaf, could co-exist together and function properly.

Since the transformation was so complete, was it difficult to go back to normal again after filming?
This indeed took some time. For the four months of filming, my voice, my posture, my make-up and everything else was different. Just imagine walking like a duck for four months and then suddenly being able to walk normally again. It took some time to get used to it!

Do you feel any affinity with the story of Piaf since you also come from a family of artists and which scenes required most preparation?
I come from a family of artists, yes, but this was a very different family and I had a very different youth. I was most worried about the scenes in which I play Piaf in her forties, until her death at 47 when she looked over 60, simply because I am not that age yet. And the death scene was completely draining and also etrexemely delicate, because it is so easy to overdo it and then it looks ridiculous. But most preparation went into the playback of the songs and Olivier (the director) insisted I worked on that the most, because if it is not convincing it completely takes you out of the film. So I worked hardest on that.

New Scans and more!

After not updating the site for a while (I’m sorry!!) I have new exciting pictures:

005 La Môme – Stills
002 La Môme – On Set
002 A Good Year – Stills
001 A Good Year – On Set
067 A Good Year – Backstage Featurette (made from a video sent in by Paolo, thanks!)
003 A Good Year – Artwork
005 Vanity Fair Italy (January 25, 2007)
007 Madame Figaro (December 30, 2006)
001 Elle Japan (October 2004)
059 2006 Cannes Film Festival – Screencaptures (made from a video sent in by Paolo, thanks!)

World Premiere ‘La Vie en Rose’

Great news! Marion Cotillard’s latest and probably biggest project to date will have its world premiere February 8, 2007. The film starring Marion Cotillard in the role of a lifetime as Edith Piaf will open the 57th Berlin International Film Festival. Here some quotes from the press release (source: official site):

The world premiere of La Vie en Rose will open the Berlinale in grand style on February 8, 2007 and be presented in the competition for the Golden Bear as well as the Silver Bears.

From humble beginnings, raised in the Paris slums, she made it into the greatest concert halls around the world. Celebrated yet shrouded in scandal. The film La Vie en Rose tells the story of the passionate life of Edith Piaf.

With this motion picture, director Olivier Dahan leaves a cinematic memorial to this legendary singer, more than 40 years after her death. “La Vie en Rose”, “Non, je ne regrette rien” – her songs will be long remembered all over the world. In her time, friends with Jean Cocteau, Charles Aznavour and Marlene Dietrich, her magical voice and unique stage presence have made her a myth. Her rollercoaster life alternated between times of success and fortune and periods of tragedy and disaster.

La jolie môme

de L’Express / par Camille Renard

Quel chemin parcouru depuis qu’elle s’est engouffrée dans le Taxi de Gérard Pirès, en 1998! Avant de la découvrir dans quelques semaines vêtue de la légendaire petite robe noire d’Edith Piaf, on retrouve l’actrice dans une comédie ensoleillée de Ridley Scott dont le titre semble avoir été choisi pour elle: Une grande année

Elle pourrait jouer les compliquées, les capricieuses, forcer sur le mystère comme tant d’autres dont le métier est de séduire la caméra. Mais Marion Cotillard, consacrée par un césar en 2005, adoubée par Hollywood, a beau être l’une des plus prometteuses comédiennes de sa génération, elle ne sait tout simplement pas mentir.

Ce n’est pas pour rien que la jeune femme, âgée de 31 ans, milite pour protéger la nature. Son regard gris-vert déteste l’ombre. Sa bouche délicatement ourlée se passe très bien de maquillage. La première chose que l’on remarque chez elle, c’est sa voix. Une voix canaille, très titi parisien, qui n’aurait déplu ni à Arletty, ni à Simone Signoret, ni même à la môme Piaf, qu’elle ressuscitera bientôt dans le très attendu film d’Olivier Dahan. Une voix qui, durant tout l’entretien, ne s’élèvera qu’une seule fois. Pour râler contre les inconscients qui s’apprêtaient à quitter la suite de ce grand hôtel parisien en omettant d’éteindre la lumière. «Mais ça ne va pas, non? Vous imaginez le gâchis?»

Dans Une grande année, vous faites l’éloge d’une certaine douceur de vivre provençale, alors que vous enchaînez les tournages à un rythme frénétique. La lenteur trouve-t-elle sa place dans le quotidien de Marion Cotillard?

Absolument. Ces trois dernières années, j’ai connu une sorte de boulimie de travail, c’est vrai, parce que les choses sont arrivées un peu sur le tard pour moi. On peut facilement perdre pied quand on emprunte la vie des autres. Aujourd’hui, je m’accorde enfin du temps, mais je suis encore en phase d’apprentissage. C’est difficile de se faire plaisir quand on ne s’aime pas, ce qui a été mon cas pendant très longtemps. Depuis que je suis capable de me regarder avec un peu de tendresse, et même parfois avec une certaine fierté, je fais preuve de plus d’indulgence.

Concrètement, que faites-vous quand vous voulez vous faire plaisir?

Je vais dîner chez Joël Robuchon, je m’offre un beau voyage. Là, par exemple, je reviens de la Polynésie et du Pérou. Il y a quelques années, j’ai séjourné un mois en Inde, un mois et demi à New York. Je m’échappe aussi vers ma maison du Loiret. Je ne pourrais pas me passer de la campagne. Il y a trop d’énergies négatives à Paris.

Qu’y a-t-il de plus inhibant pour une actrice: jouer sous la direction de Ridley Scott ou donner la réplique à Russell Crowe?

Difficile de répondre. J’adore les films de Ridley Scott, j’avais trouvé Russell bouleversant dans Un homme d’exception, que j’ai vu trois fois. Le plus dur, dans ces cas-là, c’est de faire en sorte que l’admiration cède la place au travail. Mais Russell est tellement simple, gentil et drôle qu’il est difficile de se sentir mal à l’aise avec lui. De toute façon, je ne suis pas très inhibée de tempérament! Sur le plateau, il faisait des blagues tout le temps, montrait des photos de son fils, offrait du châteauneuf-du-pape cuvée 95 à toute l’équipe. Quant à Ridley, il a simplement respecté mon travail. Une fois que je trouve mes repères, j’ai tendance à ne penser qu’au boulot.

Si vous deviez isoler trois moments clefs de votre déjà longue carrière?

Le jour où j’ai été choisie pour le film de Tim Burton. Pour la première fois, je me suis dit en voyant mes essais: tu vas avoir ce rôle. J’ai appris la bonne nouvelle quelques mois plus tard, alors que je n’y croyais plus. J’ai compris alors qu’il fallait que je fasse confiance à mon instinct. Deuxième déclic, Un long dimanche de fiançailles, en 2004. Un ami journaliste m’avait dit à l’époque: «Tu vas voir, ce film va tout changer pour toi.» Il avait raison. Le rôle de Tina Lombardi a été particulièrement décisif dans ma carrière. Le troisième déclic, c’est toute la durée du tournage de La Môme, l’an dernier. Une expérience tellement intense qu’il est encore difficile pour moi d’en parler. Pour la première fois, je me suis laissé investir totalement par un rôle. Je sais que je n’aborderai plus jamais mon métier de la même manière.

Dans Les Jolies Choses, vous incarniez déjà une chanteuse. Cette carrière ne vous a jamais tentée?

J’ai tellement d’admiration pour certains artistes que je ne pourrai jamais me prétendre chanteuse. Je ne me sentirais pas à ma place. Mais j’adore la musique. J’ai pris des cours de violoncelle, j’ai chanté du Piaf pendant des mois. Aujourd’hui, j’organise des karaokés avec des amis. Mes pauvres voisins n’ont pas le choix: soit ils se convertissent, soit ils deviennent fous!

La chanson de Piaf à laquelle vous vous identifiez le plus?

Les Amants d’un jour. J’ai découvert Edith Piaf quand j’avais 20 ans. Quand elle chante «Mais ils m’ont planté tout au fond du cœur un goût de leur soleil et tant de couleurs», ça me bouleverse à chaque fois.

Cette seule année, vous avez tourné à Prague, à Paris, en Provence et aux Etats-Unis. Que vous faut-il pour vous sentir «à la maison» où que vous soyez?

Le minimum. Deux pantalons, trois tee-shirts, une brosse à dents! La seule chose que j’emporte partout, c’est du papier et un crayon. Pour pouvoir prendre des notes, parce que j’ai la mémoire courte. Même chez moi, je me débarrasse des choses. Je m’allège. Je trouve que notre société nous pousse trop à la consommation.

Peut-on mener une vie privilégiée et conspuer la société de consommation?

C’est très paradoxal, je sais! Je suis en conflit permanent avec moi-même. Comme toutes les femmes, j’adore porter de jolies robes. Mon premier réflexe quand j’en achète une, c’est de regarder l’étiquette pour savoir à quel endroit elle a été fabriquée. Quand je cède à la tentation, j’en ressens une culpabilité qui dépasse souvent le plaisir de l’achat. J’adorerais pouvoir me passer de ces frivolités. Monter les marches du Festival de Cannes en jogging, ce serait un vrai challenge! Disons que j’essaie de faire attention, à mon échelle.

Vous militez au sein de Greenpeace. Si vous étiez nommée ministre de l’Environnement du prochain gouvernement, quelle serait votre première mesure?

L’éducation, dès l’école. La transparence avec le public. Et la répression avec les entreprises. Je serais impitoyable.

A l’inverse de nombreuses personnalités du métier, vous jouez peu sur le registre de la séduction.

Mais parce que c’est la barbe! Je suis toujours impressionnée par les femmes qui se métamorphosent littéralement lorsqu’un homme les approche. Beaucoup d’actrices sont dans ce cas. Moi, j’en suis incapable. C’est bien trop épuisant. D’ailleurs, je ne me maquille presque jamais. Et puis, ce n’est pas dans les moments où l’on cherche forcément l’attention de l’autre qu’on a le plus de charme, non? Ne pas sortir le grand jeu, c’est aussi une forme de séduction.

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