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22
May 2014
English Press  •  By  •  0 Comments

Hollywood is famous for the “elevator pitch,” in which a movie can be described (and hopefully sold) in the ride between two floors. The Cannes Film Festival has introduced the “elevator meeting,” and the results have been fruitful.

Marion Cotillard first met Belgian directors Jean-Pierre and Luc Dardenne on the set of Rust & Bone, which screened in competition at Cannes in 2012, and in which she portrays a whale trainer who loses her legs. The Dardenne brothers were co- producers on that film.

“We met her by chance, coming out of an elevator holding her baby, and were won over immediately,” says Luc. “My brother and I looked at each other and we said, ‘We would like to work with you.’ ”

In their new film, Two Days, One Night, Cotillard plays Sandra, an employee at a small solar-panel manufacturer who loses her job when her co-workers must choose between laying someone off or losing their bonuses. After convincing her boss to allow a second vote on Monday morning, Sandra has the weekend to convince her 16 coworkers to give up their bonuses and let her keep her job.

It’s tear-jerking social realism and puts Cotillard in good stead for her first acting prize at Cannes. The Dardennes have won two Palmes d’Or (for 1999’s Rosetta and 2005’s The Child) and would be the first filmmakers to win a third if Two Days, One Night goes the distance.

In the film, the outcome of the second vote is never certain, and there’s an unexpected twist at the conclusion. “We took some time to find it,” Jean-Pierre says of the final scene. “We made several different proposals but none satisfied us.”

He speaks of their fraternal collaboration as a kind of machine. “When the machine doesn’t get going, it means the proposal isn’t right. If we can’t agree, there’s no point in working together as brothers.”

Cotillard gained prominence in America after winning an Academy Award for her portrayal of Edith Piaf in 2007’s La Vie en Rose. Since then she has moved easily between American and European productions, with roles in Inception, The Dark Knight Rises, even as a Canadian news anchor in Anchorman 2.

“I love complex roles,” she says of her part in Two Days, One Night. “Characters discover things within themselves that they didn’t realize they had, and that’s what interests me in the human condition. I’m deeply moved by people who manage despite difficult circumstances. I learn a lot when I explore these people’s souls.”

She likens her body to a car, and says that after discovering a role from the inside, “I hand the keys to the character and the character drives me.”

And, surprisingly, she would be willing to let a man take the wheel. Asked what role she would most like to play in the future, she says, “I’m fascinated with the idea of portraying a man, because it strikes me as impossible.”

21
May 2014
French Press  •  By  •  0 Comments

Marion Cotillard est éblouissante dans « Deux Jours, une nuit », le nouveau film des frères Dardenne, présenté hier à Cannes et qui sort aujourd’hui.

À Cannes, Marion Cotillard a passé, dans sa carrière, bien plus que « deux jours, une nuit », du nom du film de Jean-Pierre et Luc Dardenne, en lice pour la Palme sous pavillon belge, présenté hier sur la Croisette et qui sort aujourd’hui sur 310 copies. Les deux frères ont déjà décroché l’or à deux reprises : en 1999 avec « Rosetta » et en 2005 pour « l’Enfant ». Une troisième, tout à fait possible, signerait leur grand chelem. Sinon, la môme Cotillard peut d’ores et déjà prétendre à un prix d’interprétation féminine. A 38 ans, elle interprète de manière éblouissante Sandra, une ouvrière qui joue le tout pour le tout pour ne pas perdre son travail. Nous l’avons recontrée hier après-midi.

Jouer une ouvrière quand on a une vie privilégiée, c’est une façon de remettre les pendules à l’heure ?
MARION COTILLARD.
Pas du tout ! S’il est vrai que j’ai une vie privilégiée, je ne suis pas entourée de gens qui le sont, je ne viens pas d’une famille fortunée. Je ne suis pas déconnectée du monde. Il me questionne, il me touche. Cette société qu’on a créée, je n’oublie pas que j’en fais partie. Ensuite, je ne choisis pas un rôle sous prétexte qu’il donnerait un éclairage à ma vie personnelle, ni pour y changer quoi que ce soit. Mais uniquement si j’éprouve un besoin brûlant de le faire.

Quelle brûlure ici ?
Le sujet qu’il traite : cette difficulté à trouver sa place. Et la question qu’il pose : comment comprendre qu’on peut être utile au monde alors qu’on peut s’y sentir de trop.

Comment vous êtes-vous retrouvée chez les Dardenne ?
La première fois que je les ai rencontrés, c’était à l’occasion du film de Jacques Audiard, « De rouille et d’os ». Ils coproduisaient la partie belge. Nous nous étions dit bonjour entre deux ascenseurs. J’étais très impressionnée. Plus tard, mon agent m’a annoncé qu’ils envisageaient une collaboration avec moi. C’était impensable, même si je les mettais tout en haut de ma liste. Ils ont l’habitude de travailler avec des acteurs belges.

Qu’avez-vous appris avec eux ?
Ils m’ont fait puiser plus loin dans mes ressources, dans mon imaginaire. Parce que leur façon de tourner réclame une totale perfection dans tous domaines. Et que lorsqu’on a atteint 70 fois la même émotion, on est un peu usée. Comment faire pour que ça fonctionne une fois de plus ? Alors on va chercher toujours plus profondément en soi-même.

Il paraît que vous avez gardé le débardeur rose que vous portez pendant tout le film…
Je ne garde jamais les costumes, mais, là, l’équipe me l’a offert, dédicacé par tout le monde.

Vous voyagez à Cannes avec une armée de bagages ?
Je dois avouer que cette année je suis arrivée avec plus de valises que d’habitude… parce que j’ai eu moins de temps pour les faire. Dans ces cas-là, on jette tout dedans, on bourre et quand ça ne rentre plus, on en prend une autre.

Vous songez à un prix d’interprétation ?
Sincèrement, je n’y pense pas. Je me refuse à le faire. Sinon, c’est trop stressant.