Welcome to Magnifique Marion Cotillard - your English online resource for everything about the Oscar winning French actress. She's best known for her award winning performance in La Vie en Rose - but you might also recognize her from movies such as Love Me If You Dare, Big Fish or A Very Long Engagement. Following her Oscar win she starred in Public Enemies, Nine, Inception and the French Little White Lies. In 2011 she became a mother and was seen in Midnight in Paris and Contagion on the big screen while she filmed scenes for The Dark Knight Rises and for Jacques Audiard's Rust & Bone. In 2012 she will play a Polish immigrant in the period drama Low Life. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents as a member of the French rock band Yodelice. All the while, she is never too busy to lend her time and name to causes she believes in! Enjoy your visit keep checking back for all the latest news!

Originally published on November 5, 2011

de Madame Figaro / par Sophie Grassin

L’actrice sera à l’affiche de “Contagion” de Steven Soderbergh, le 9 novembre

Elle joue dans Contagion, le film choral de Steven Soderbergh, a fini Batman 3, tourne dans les prochains Jacques Audiard et James Gray… Depuis Hollywood, où elle réside, la superbe égérie de Dior nous confie ses doutes, ses projets et ses bonheurs de nouvelle maman.

Il fait chaud, ce soir-là, dans la chambre d’hôtel de Marion Cotillard (elle n’aime pas la clim) et son fils, Marcel, 5 mois, bébé souriant, peine à s’endormir. L’actrice, radieuse, le serre dans ses bras, et fait les présentations. L’enfant s’endort enfin et celle qui, depuis son oscar pour La Môme d’Olivier Dahan, kidnappe tous les grands longs-métrages américains (demain avec Joaquin Phoenix pour le prochain James Gray) et tourne bientôt avec Jacques Audiard, s’assied devant un poisson-ratatouille. Dans Contagion, récit prenant de l’offensive fulgurante d’un virus mortel, elle joue un médecin de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) chargée de traquer en Asie le « patient zéro », c’est-à-dire celui qui est à l’origine de la contamination. Une cheville ouvrière du film au même titre que Kate Winslet ou Matt Damon.

Madame Figaro. – Pourquoi avoir choisi Contagion ?
Marion Cotillard. –
Pour Steven Soderbergh. Quand mon agent m’a demandé si je voulais le rencontrer, j’ai tout de suite accepté. C’était à ce moment-là un rendez-vous informel. Une pratique très courante aux États-Unis. J’ai, par exemple, fait la connaissance de Walter Salles de cette manière. Il m’a ensuite proposé un rôle dans un de ses films. Notre collaboration n’a à l’époque pas été possible mais nous gardons depuis l’envie de travailler ensemble.

Connaissant votre passion pour l’environnement, on imagine aisément que le sujet vous ait lui aussi attiré…
Il préoccupe tout le monde, je crois. Contagion montre l’origine, les effets et l’extinction d’une épidémie qui se propage à une rapidité folle. C’est un film catastrophe tourné avec un réalisme presque documentaire.

Comment avez-vous ressenti la crise de la vache folle ou la menace de la grippe aviaire ?
Comme quelque chose de parfaitement flippant. Donner des farines animales à une vache témoigne de la folie de l’homme. Il s’agit en plus d’un danger invisible.

Que diriez-vous de Soderbergh ?
Je le vois comme un parfait mélange entre l’artiste et l’artisan. Il écrit, il filme, il fait aussi la lumière sur le plateau. Cela peut paraître abstrait pour quelqu’un qui ne sait pas comment le cinéma fonctionne, mais imaginez une cuisine ou une entreprise où un seul homme occuperait tous les postes.

Depuis votre oscar, vous avez accès aux plus grands réalisateurs mondiaux. Vous déterminez-vous sur leur nom ou sur le rôle qu’ils vous offrent ?
Sur la combinaison des deux. Mais il faut tout de même en premier lieu que le scénario me touche. Et, généralement, si je doute de mes capacités à interpréter un personnage, j’y vais. C’est excitant de songer qu’on n’est peut-être pas la bonne personne, qu’on n’y arrivera jamais, puis de finir par trouver une authenticité et, par conséquent, du plaisir à jouer.

Doutez-vous souvent ?
À peu près tout le temps. Dans la vie, même si cela s’améliore, je ne suis pas quelqu’un à l’aise avec la parole ni en toutes circonstances. L’appréhension d’un rôle peut me rendre malade physiquement. Tina Lombardi, dans Un long dimanche de fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet, m’a expédiée à l’hôpital. Jean-Pierre, lui, diagnostiquait en riant : « Tu es juste morte de peur. » Et il avait raison !

Un premier césar pour Tina Lombardi a pourtant tout déclenché…
Ce rôle m’a effectivement ouvert des portes qui restaient jusque-là fermées. Mais je ne parvenais pas à me projeter dans l’énergie, la liberté et l’incandescence du personnage. La veille, j’ai appelé un ami qui m’a rassurée : « Jeunet t’a choisie, tu vas rentrer dans le travail et tout ira bien. » Audrey (Tautou) a, elle aussi, été si généreuse. La scène que nous partageons reste d’ailleurs un de mes plus beaux souvenirs d’échange avec un acteur.

Le trac vous rattrape-t-il de la même façon sur les plateaux américains ?
Lors de mon premier jour sur Inception (de Christopher Nolan), je tremblais tellement que Ken Watanabe m’a demandé si j’avais froid. J’ai songé une seconde à lui mentir. Et puis, sans me laisser répondre, il m’a souri et m’a avoué que ça lui arrivait souvent à lui aussi. Mais dès qu’on plonge dans le jeu, on cesse de se regarder. La peur laisse place au travail.

Vous évoquez votre difficulté avec la parole. Détestez-vous la promotion ?
Je ne suis pas la championne du monde de la discipline mais ça me plaît de défendre les films que je fais. Du moins, lorsque je les aime, c’est alors plus simple.

À vos débuts, vous contrôliez moins… Vous surveillez-vous davantage ?
Absolument. Quand j’ai commencé à donner des interviews, j’étais très jeune et très naïve. Je pensais qu’il fallait se livrer, confier des choses de soi, se situer dans le don absolu. Mon entourage me conseillait : « Protège-toi. » Mais je ne comprenais pas ce que ça signifiait. Chaque fois que je rencontrais un journaliste, je faisais une mini-dépression après. Je regrettais d’avoir dit trop de choses. Mon métier, c’est d’être actrice et de raconter des histoires. Pas de raconter ma vie. (Elle sourit.)

Le film de Jacques Audiard à la fin de l’année, celui de James Gray, vous n’arrêtez pas…
J’ai du mal à résister. Daniel Day Lewis m’a un jour donné un conseil que je n’ai pas suivi : ne pas trop tourner pour pouvoir trouver le temps de se plonger corps et âme dans un personnage. J’ai accepté Batman 3 (de Christopher Nolan) parce que j’y avais un petit rôle. Et que cela me permettait de passer du temps avec mon fils.

Je n’avais jamais imaginé travailler un jour avec Jacques Audiard. Je ne croyais même pas qu’il puisse en avoir l’envie. Il m’était donc impossible de refuser une telle aventure. J’ai accepté même si cette période-là devait être réservée à la personne qui partage ma vie. Nous avons maintenant des choix à faire pour ne pas travailler en même temps. Je ne pouvais pas non plus refuser James Gray.

Pourquoi ne nommez-vous jamais l’homme qui partage votre vie ?
Parler de cette intimité est quelque chose que je ne sais pas faire.

La maternité vous a-t-elle changée ?
Elle a modifié mes priorités. C’est compliqué de faire subir son rythme à son enfant sans culpabiliser. Mais je le vois heureux, c’est tout ce qui compte. L’emmener sur un plateau peut être complexe. J’ai passé trois journées sans lui depuis qu’il est né et ça a été… difficile. (Elle sourit à nouveau.) Ce métier permet de plonger dans l’âme humaine et il y a tant de choses à découvrir de soi-même. Mais certains états demandent une telle immersion que l’on s’éloigne de sa propre nature. Alors, dans ces cas-là, je m’éloigne de mon fils pour qu’il ne soit pas atteint par cet étrange voyage.

Les journaux ont beaucoup glosé sur votre perte de poids spectaculaire après sa naissance…
Je ne sais pas l’expliquer, cela s’est fait d’un coup. Mais c’est assez violent pour le corps. Je me suis beaucoup bougée pendant les premiers mois de ma grossesse, j’ai nagé presque tous les jours. Mais j’ai aussi souvent mangé pour deux, alors qu’on me l’avait fortement déconseillé.

Vous avez reçu une éducation assez particulière et fantasque…
Mes parents m’ont donné une éducation sublime, pleine de liberté et de fantaisie. Ils ont développé mon imaginaire. C’est l’une des choses les plus précieuses que je possède et j’aimerais mettre à la disposition de mon enfant tout ce qui peut l’alimenter chez lui.

Est-il amusant d’être une égérie Dior ?
Oui, sinon, je ne le ferais pas. La maison Dior me permet de vivre des aventures cinématographiques hors du commun. Grâce à elle, j’ai rencontré quelques-unes de mes idoles, comme David Lynch ou John Cameron Mitchell. John a signé l’un de mes films préférés, Hedwig and the Angry Inch. Nous venons de tourner un nouveau film Dior ensemble à Los Angeles. Nous avions, avec un ami, voulu monter Hedwig en France. Mais c’était juste après La Môme et je n’avais pas le courage de me replonger immédiatement dans une composition aussi énorme. Hedwig est un homme qui devient une femme.

Incarner un homme vous tenterait-il vraiment?
Réussir à faire croire à cela est sans doute l’ultime défi.

Le luxe selon Marion

Quel était votre luxe d’enfance ?
Avoir le droit de dessiner sur les murs de notre appartement.
Votre luxe quotidien ?
Ce serait sans doute d’avoir du temps.
Votre luxe secret ?
La gastronomie et les grands restaurants.
La quintessence du luxe ?
M’offrir celui de ne pas répondre à votre question.



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Blood Ties (2012)
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Director: Guillaume Canet
Filming since April 30, 2012 in NYC
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Midnight in Paris (2011)
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