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21
May 2014
French Press  •  By  •  0 Comments

Marion Cotillard est éblouissante dans « Deux Jours, une nuit », le nouveau film des frères Dardenne, présenté hier à Cannes et qui sort aujourd’hui.

À Cannes, Marion Cotillard a passé, dans sa carrière, bien plus que « deux jours, une nuit », du nom du film de Jean-Pierre et Luc Dardenne, en lice pour la Palme sous pavillon belge, présenté hier sur la Croisette et qui sort aujourd’hui sur 310 copies. Les deux frères ont déjà décroché l’or à deux reprises : en 1999 avec « Rosetta » et en 2005 pour « l’Enfant ». Une troisième, tout à fait possible, signerait leur grand chelem. Sinon, la môme Cotillard peut d’ores et déjà prétendre à un prix d’interprétation féminine. A 38 ans, elle interprète de manière éblouissante Sandra, une ouvrière qui joue le tout pour le tout pour ne pas perdre son travail. Nous l’avons recontrée hier après-midi.

Jouer une ouvrière quand on a une vie privilégiée, c’est une façon de remettre les pendules à l’heure ?
MARION COTILLARD.
Pas du tout ! S’il est vrai que j’ai une vie privilégiée, je ne suis pas entourée de gens qui le sont, je ne viens pas d’une famille fortunée. Je ne suis pas déconnectée du monde. Il me questionne, il me touche. Cette société qu’on a créée, je n’oublie pas que j’en fais partie. Ensuite, je ne choisis pas un rôle sous prétexte qu’il donnerait un éclairage à ma vie personnelle, ni pour y changer quoi que ce soit. Mais uniquement si j’éprouve un besoin brûlant de le faire.

Quelle brûlure ici ?
Le sujet qu’il traite : cette difficulté à trouver sa place. Et la question qu’il pose : comment comprendre qu’on peut être utile au monde alors qu’on peut s’y sentir de trop.

Comment vous êtes-vous retrouvée chez les Dardenne ?
La première fois que je les ai rencontrés, c’était à l’occasion du film de Jacques Audiard, « De rouille et d’os ». Ils coproduisaient la partie belge. Nous nous étions dit bonjour entre deux ascenseurs. J’étais très impressionnée. Plus tard, mon agent m’a annoncé qu’ils envisageaient une collaboration avec moi. C’était impensable, même si je les mettais tout en haut de ma liste. Ils ont l’habitude de travailler avec des acteurs belges.

Qu’avez-vous appris avec eux ?
Ils m’ont fait puiser plus loin dans mes ressources, dans mon imaginaire. Parce que leur façon de tourner réclame une totale perfection dans tous domaines. Et que lorsqu’on a atteint 70 fois la même émotion, on est un peu usée. Comment faire pour que ça fonctionne une fois de plus ? Alors on va chercher toujours plus profondément en soi-même.

Il paraît que vous avez gardé le débardeur rose que vous portez pendant tout le film…
Je ne garde jamais les costumes, mais, là, l’équipe me l’a offert, dédicacé par tout le monde.

Vous voyagez à Cannes avec une armée de bagages ?
Je dois avouer que cette année je suis arrivée avec plus de valises que d’habitude… parce que j’ai eu moins de temps pour les faire. Dans ces cas-là, on jette tout dedans, on bourre et quand ça ne rentre plus, on en prend une autre.

Vous songez à un prix d’interprétation ?
Sincèrement, je n’y pense pas. Je me refuse à le faire. Sinon, c’est trop stressant.

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