Welcome to Magnifique Marion Cotillard! Marion's best known for her award winning performance in La Vie en Rose, but you might also recognise her from movies such as Inception, Midnight in Paris, The Dark Knight Rises and The French Rust and Bone. Collecting nominations for her latest film Two Days, One Night and starring in the upcoming adaptation of Shakespeare's Macbeth, Marion Cotillard is finally making a comeback to leading roles. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents, having toured with French rock band Yodelice and recorded a song and video with British band Metronomy. She's also taken over the fashion industry as the face of Lady Dior. All the while, she is never too busy for her family and to lend her time and name to causes she believes in. Enjoy your time here and keep checking back for all the latest news!
May 16, 14   Mia   0 Comment French Press

Published in: () on 9 May, 2014 by View Scans

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Ça ressemble à quoi, le quotidien d’une superstar frenchy à Hollywood ? A quelques jours de sa montée des marches à Cannes pour Deux jours, une nuit des frères Dardenne, elle se confie comme jamais à “Grazia”.

“Super, enfin de la presse écrite : pas de retouche maquillage ! Ça vous embête si j’enlève mes chaussures ?” Souriante, pétillante et relax en jean T-shirt, Marion Cotillard s’étend sur le canapé du Park Hyatt avant de lâcher, avec un petit sourire complice et taquin : “Ne vous inquiétez pas, je ne sens pas des pieds.” Elle qui a la réputation d’être distante en interview casse les a priori, les codes du glam et les conventions au premier contact. Il faut dire que Marion a tout du caméléon, capable de s’adapter à tous les styles, à la ville comme à l’écran. Pour preuve : Deux jours, une nuit, son prochain long métrage sélectionné en compétition au Festival de Cannes et signé par les frères Dardenne, porte-drapeaux d’un cinéma social vibrant et sans artifices.

100 % naturelle, tout en nuances (accent belge compris), l’actrice incarne Sandra, une épouse et mère de famille dépressive qui se bat pour sauver son emploi. Un rôle puissant et lumineux dont elle n’osait pas rêver. “Les Dardenne, pour moi, c’était inaccessible.” Sur le papier, un monde semblait en effet séparer l’actrice et égérie Dior des auteurs belges, plus accros aux acteurs anonymes qu’aux stars internationales. Mais, une fois de plus, Marion aura su se fondre dans le décor et abolir les frontières. Comédienne universelle, née en France, chérie par les Américains et adoptée par les Belges, elle se prête au petit jeu des différences entre Europe et États-Unis et partage avec les lectrices de Grazia un petit bout de son quotidien outre-Atlantique. Attention au jet lag !

Après Los Angeles, vous voilà à Seraing (Belgique), chez les Dardenne. Le choc culturel a dû être violent ?
Pas tant que ça : il y a des frites au menu dans les deux cas ! (Rires.) Plus sérieusement, quand on parle d’Hollywood, les gens pensent fric et glam. Et quand on évoque les Dardenne, ils pensent cinéma d’auteur gris, fauché et “chiant”. Mais ils ont tort dans les deux cas : les Dardenne, c’est palpitant et bourré de suspense. Et comme ils ne réalisent qu’un film tous les trois ans, ils se donnent les moyens humains et économiques de le faire bien ! A contrario, j’ai fait des films fauchés à Hollywood : The Immigrant, de James Gray, par exemple qui, contrairement aux apparences, a été tourné avec très peu d’argent.

En revanche, on a la sensation que les Américains vous glamourisent plus que les Européens au cinéma ?
C’est sans doute un amalgame entre l’image sur les tapis rouge ou sur les couvertures de magazine et mon métier d’actrice. Je ne trouve pas que la prostituée de The Immigrant ou la folle d’Inception soient hyper glam par exemple ! Et il faut se méfier des apparences : j’ai passé plus de temps entre les mains du coiffeur sur le tournage des frères Dardenne que sur beaucoup de films américains. Réaliser une queue-de-cheval mal faite mais raccord, tous les jours, c’est du sport.

A Hollywood, votre loge est-elle au moins plus grande qu’en Europe ?
(Rires.) Quand je fais Inception seulement ! J’avais un truc énorme, à échelle américaine, pour moi toute seule, hyper équipé. Mais, ça, c’est l’exception. Et je n’ai pas d’exigences de diva : du moment que je peux m’isoler pour me concentrer, tout me va. Le cagibi comme le semi-remorque !

Et pour la cantine sur les tournages, plutôt Hollywood ou Europe ?
Aucun des deux, si je peux éviter. Je mange bio, raisonné, local : j’aime savoir d’où vient ma nourriture et comment elle a été faite.

Justement, le bio, c’est plus développé aux États-Unis ?
En Californie, les gens ont une grande conscience écologique et luttent comme ils peuvent contre les décisions d’un pays pollueur. Paradoxalement, les magasins bio vendent aussi du non bio. Ce qui n’est pas le cas en France. Un bon point pour nous !

La nourriture française vous manque-t-elle quand vous êtes aux États-Unis ? Le fromage par exemple ?
Pas trop : j’ai mes dealers de fromages à Los Angeles. (Rires.) Je connais assez bien la ville pour savoir que je peux trouver à peu près n’importe quoi n’importe où. Par contre, le restaurant de mon ami Claude Colliot me manque. Une des premières choses que je fais quand je rentre, c’est manger chez lui. C’est mon petit rituel… et peut-être la meilleure façon de faire passer le jet lag.

Vous avez d’autres trucs pour survivre au décalage ?
Des lunettes de soleil pour cacher la misère. (Rires.) Mais il n’y a pas de secret : plus on voyage, plus on est fatigué !

Et que faites-vous en escale ou en salle d’embarquement ?
Je lis des scénarios, j’écoute de la musique, je m’ennuie et je râle quand il y a du retard.

Vous allez souvent aux États-Unis ?
C’est un peu ma deuxième maison !

Sur place, qu’est-ce qui vous manque le plus ?
Rien, si le tournage se passe bien. Et tout dans le cas contraire. (Elle éclate de rire.) Mes proches, mes potes, mon chez-moi, ma boulangerie, mes pantoufles… Dans ces cas-là, c’est le bad trip ! Mais, en général, je vis dans le moment présent et s’il est agréable, je profite.

Et vous regrettez Los Angeles quand vous rentrez ?
Bizarrement, oui, ça arrive. Surtout le côté grande ville dans une nature sauvage. Là-bas, j’aime résider dans une maison et avoir un raton laveur sur ma terrasse. Quoique… Le raton laveur, c’est mignon, mais quand ça saccage vos poubelles, c’est vraiment chiant ! (Rires.) En fait, ce qui me plaît surtout à Los Angeles, c’est la qualité de vie, l’énergie et les souvenirs que j’y ai.

Lesquels ?
La première fois que j’y suis allée, c’était pour la fin du tournage de La Môme. Ça peut paraître idiot mais j’ai senti que quelque chose m’attendait dans cette ville. Peu de temps après, il s’y est passé des tas de choses qui ont changé ma vie d’actrice, comme le jour où j’ai reçu un oscar. J’ai une attache très particulière à ce pays.

Vous y avez beaucoup d’amis ?
Mon frère vit à San Francisco et l’une de mes meilleures amies à Chicago. Je l’ai rencontrée grâce à Public Enemies. On m’a dit : “Tu vas avoir une assistante”, ce qui ne m’était jamais arrivé. Et j’ai dû faire des entretiens d’embauche : l’horreur ! Mais j’ai eu un énorme coup de cœur pour cette fille qui, depuis, est mon assistante américaine et une des femmes que je préfère au monde.

Vous pourriez vivre aux États-Unis ?
Oui, mais avec mon fils à l’école, ce sera plus difficile.

Mais il existe des écoles françaises…
Oui mais… non. (Rires gênés.) C’est génial pour apprendre la langue mais je voyage déjà tellement que je préfère qu’il ait des repères quand je ne suis pas là. Bref, question suivante ! (Elle pense déjà en avoir trop dit sur sa vie privée.)

En France, il y a le cliché du french lover. Et l’american lover, vous l’avez rencontré ?
Euh… non. (Elle éclate de rire.) Je ne suis pas dans une situation qui me donne envie de le tester. Moi, le lover américain, je ne l’ai croisé qu’au cinéma mais je demanderai à mes copines.

Quelle image les Américains ont-ils de vous : celle de la Française chic et romantique ?
Romantique, je ne sais pas. Exotique sûrement, à cause de l’accent. Et chic, c’est sûr, sans doute grâce à ma collaboration avec Dior. Pourtant, dans la vie, je suis plutôt madame Tout-le-Monde.

Et aux États-Unis, elle s’habille comment madame Tout-le-Monde ?
(Elle cache son visage dans ses mains.) Aïe, aïe, aïe, je n’y connais rien en mode américaine. Next question, please ! (Rires.)

Au quotidien, vous sentez-vous plus libre de vous balader en jogging à l’étranger ?
Euh, je me balade en jogging en France le week-end, le mardi, le jeudi… quand ça me chante en fait. Ça casse un peu le mythe, non ? (Rires.)

Disons que ce n’est pas très fashion police !
Peut-être mais c’est vachement confortable. On n’a pas trouvé mieux avec le pyjama !

Mais les paparazzis doivent moins vous griller là-bas ?
A Paris, je me fonds aussi très facilement dans la masse. C’était peut-être un peu plus simple il y a quelques années mais, dans l’ensemble, j’ai un certain talent pour jouer la femme invisible.

Les gens ne vous reconnaissent pas dans la rue ?
Si, un peu. Au supermarché, certains me dévisagent mais je ne suis pas certaine qu’ils m’identifient vraiment. Pour eux, je ne suis ni Nicole Kidman, ni Angelina Jolie.

Scarlett Johansson a dit des Parisiens qu’ils étaient impolis et grossiers…
Mais elle vit quand même dans la capitale : ça ne doit pas être si insupportable que ça.

Et vous, rien ne vous énerve chez les habitants de Los Angeles ?
Non, mais quelque chose me sidère : c’est la capacité des Américains à travailler tout le temps. Ce sont des machines de guerre. Quand je prononce le mot “vacances” devant mon attaché de presse ou mon agent américain, ils sont sous le choc. J’ai presque l’impression d’avoir dit un gros mot !

Et vous en prenez souvent, des vacances ?
Hélas, non. S’il y a une chose qui m’a contaminée aux États-Unis et dont j’aimerais me débarrasser, c’est ça : je ne sais plus m’arrêter.

Histoire de rendre la pareille à Scarlett, vous ne trouvez donc vraiment rien d’agaçant chez les Américains ?
(Rires.) Si vous insistez… Peut-être leur besoin permanent de compétition et leur peur d’être éjectable. C’est encore plus vrai dans notre business. Agents, publicistes, producteurs, ils flippent tous de perdre leur place. Ça peut générer des comportements hyper limites, du type petits coups bas ou mensonges vraiment pas cool. Ça peut me mettre hors de moi quand je m’en rends compte… Et vous ne me demandez pas ce qui m’énerve chez les Français ?

Si, mais on me fait signe que l’interview est finie.
Question d’équité, je réponds : je trouve que les Français devraient apprendre à se remettre en question. A force de nous reposer sur notre histoire, nos acquis, notre patrimoine, on en devient arrogant.

Et vous, vous vous remettez en question ?
Sans cesse et sur tout. Je ne me laisse jamais vraiment tranquille. Je m’épuise moi-même. (Rires.)

On imagine pourtant que votre entourage passe son temps à vous dire que vous êtes belle et géniale.
(Rires.) Ce n’est pas le genre de la maison ! Je suis entourée de gens qui ne me ménagent pas. Et croyez-le ou non, malgré l’image que peuvent avoir les actrices, ce n’est pas moi qui prends forcément le plus de place dans mon groupe d’amis.






 

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