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Sep 2013
French Press  •  By  •  0 Comments

Yeux pervenche où l’on se noie avec délice, paroles frappant par leur absence d’artifices, Marion Cotillard est la source d’une passion charriant, enthousiasme déferlant, son amour du métier. Du bleu jusqu’en Amérique, sa dernière odyssée, l’a menée vers de lointains rivages mélant tolérance et générosité. “Avec Samuel Jouy, qui tient le rôle principal, nous avons passé, avant le tournage, une journée à Paris en fauteuil roulant. Le regard des autres, notre dépendance à leur égard en on fait une expérience unique.” Elle s’emballe, sincère, sur le message film, “hymne à la vie et à l’espoir”, l’humanisme de sa réalisatrice, l’engagement de son partenaire… On la croit volontiers. Dans un business où le show consiste à s’autocélébrer, Marion Cotillard a rangé son ego au placard se nourissant de rencontres à venir, en oubliant presque son histoire. Parents comédiens, débuts à 6 ans sur TF1, Marion passe son bac blanc dans un film sur la transparence signé Harel. “L’histoire du garçon qui voulait qu’on l’embrasse, je l’ai fait sans me préparer, instinctive et spontanée.” Suivent un Desplechin aérien (“Le bonheur complet ! Il te prend la main et marche à tes côtés”) et un Serreau mitigé (“Elle travaille sur le texte, cela m’intéresse moins.”). Entre deux épisodes d'”Extrême limite” (“Passons !”) et un téléfilm, surgit bientôt Taxi du Vieux Port. “Pour la nomination au Meilleur espoir, j’avais envie de dire : ‘Attendez ! je n’ai pas montré tout ce que je voulais !”. Sa rencontre avec Besson la laisse pourtant atomisée. “C’est un tueur, capable comme Cukor de révéler chez ses acteurs à la fois la part masculine et féminine, seule combinaison susceptible de touche à l’universel.” Si elle exploite ses talents dramatiques, elle ne désespère pas d’explorer une veine comique que sa beauté ne saurait brider. Carburant aux coups de coeur, amoureuse des actrices, Marion reconnaît en Juliette Binoche “l’héritière de Romy Schneider”, rêve de tourner avec Elodie Bouchez et Hélène de Fougerolles, essuie une larme pour évoquer Jeanne Moreau, rencontre magique d’un tournage chaotique. Et passe de l’émotion au rire. “En fait, jouer m’apporte des orgasmes non sexuels !” Puis se reprend, réfléchie et sage. “C’est la façon la plus belle et la plus dangereuse d’aller vers soi-même.” Provoque en nous l’envie d’accomplir, à ses côtés, le voyage.

Du bleu jusqu’en Amérique, de Sarah Lévy. Sortie le 1er décembre

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