Day: September 6, 2013

Marion Cotillard la petite fugueuse

Marion Cotillard la petite fugueuse

Marion Cotillard adore voir et revoir les films de George Cukor.

À 20 ans, elle a déjà beaucoup joué. Rencontre avec Marion Cotillard, qui n’a pas eu peur, dans “Chloé”, d’interpréter une prostituée.

Cheveux châtains longs, yeux bleus, longe silhouette, Marion Cotillard se souvient de “Chloé”, un personnage de jeune fille révoltée. Dans cette histoire réalisée par Dennis Berry, la chaleur des sentiments était inversement proportionnelle au froid qui régnait lors du tournage, la nuit dans les rues de Liège. “J’avais déjà rencontré Dennis lors d’un épisode de “Highlander”. Il m’a parlé de son scénario, je l’ai lu. Mais je n’ai pas eu envie de jouer ce rôle. Après réécriture, deux ans plus tard, j’ai été séduite par Chloé, pleine d’espoir, toujours en quête d’absolue. J’ai plongé en me disant que je n’aurai peut-être plus l’occasion d’intrerpréter un personnage aussi fort.” Le pari était risqué : camper une prostituée n’est pas des plus aisés. Mais Marion n’a pas eu froid aux yeux : “Apparaître nue ne m’a pas dérangée. Ce n’était pas une exhibition gratuite, c’était justifié pour la crédibilité de mon personnage.”

Cette Parisienne compte trois films et cinq téléfilms à son actif. Nous la retrouverons bientôt au cinéma dans “La belle verte” de Coline Serreau. “Je joue une infirmière qui s’occupe d’enfants et rencontre un extraterrestre.”

Quand elle ne travaille pas, Marion Cotillard lit beaucoup, contemple de sa fenêtre les arbres qu’elle adore. Son appartment donne sur une cour de couvent, ce qui lui donne l’impression d’être loin de Paris. Elle confectionne aussi des plats mexicains pour ses copains. “Je les sers devant la télévision pendant la retransmission des matchs de football.”

Marion Cotillard Scans from 1999

Marion Cotillard Scans from 1999

I know I’ve promised it a while ago and it’s long overdue. But I started scanning my pre-2007 Marion Cotillard magazine collection. After 1996 I also added all I had from 1999. ‘Taxi‘ had been a great hit the year before and Marion just received her first César nomination for ‘Most Promising Actress’ (her reaction: “I felt like saying ‘Wait! I haven’t yet shown all I wanted’, Ciné Live) and was promoting her smaller movies ‘Furia‘, ‘La Guerre dans le Haut Pays‘ and ‘Du bleu jusqu’en Amérique‘. Throughout the year her passion for acting dominated each interview.

I’ve always wanted to be an actress but I never really asked myself why. I know now that I have this career for two major reasons: First, because it allows me to take such pleasure in work that I happen to be overwhelmed with happiness while acting. And second, because this job puts me the most in danger in relation to my emotional past.
– from Studio

She was also part of The Class of 2000 by Paris Match. Guillaume Canet was too but he was away filming so he’s not on the picture. Though she did not win the César that year, they were certainly right. At the time she confided the story of auditioning for Taxi. She had been in a floating period, measuring the difficulty of succeeding in cinema but not yet discouraged. She told herself:

I’m 23 years old. If I don’t get the role I’ll consider doing something else. You have nothing to lose, pull out everything you have for the audition.

Although the first audition went well she thought she lost the part after she was nervous when she met producer Luc Besson.

Talking to Elle she said the best thing about the success of ‘Taxi‘ was that she now had a choice which projects she wanted to accept. Saying no however was very difficult so she always read the whole screenplays, waiting for something extraordinary at the end. She was looking for real actor-directors, asking “Why not admit that an actress can choose a director rather than vice versa?” She started taking Danish lessons after having seen ‘Festen‘, planned on meeting Thomas Winterberg during the Cannes Film Festival and also started learning Spanish after having seen ‘Los amantes del círculo polar‘ by Julio Medem. Loving her job she nurtured her need for cinematic culture by going to the Cinematheque.

I take notes anywhere: on the street, in my bed, in the middle of the night. I’m demanding of myself, but also of my co-stars. Acting with a great actor is a dream. With a bad one it’s atrocious.

She was also photographed for Karl Lagerfeld’s portfolio about the dream roles of actresses:

I would like to be offered to play Count Dracula as a consolation for not having been in ‘The Idiots’ by Lars Von Trier.

Talking to Ciné Live she remembered spending a day in a wheelchair in Paris with her co-star Samuel Jouy preparing for ‘De bleu jusqu’en Amérique‘.

Others looking at us, us being dependent on others – we had a unique experience. The movie is a celebration of life and hope.

She reveals about her big screen debut in ‘L’histoire du garçon qui voulait qu’on l’embrasse‘ that she did it without preparation, instinctive and spontaneous, praises Arnaud Desplechin (“It was complete happiness! He takes you by the hand and walks by your side”) and Luc Besson (“He is a killer, like Cukor he reveals in his actors both their masculinity and feminity, the only combination that can universally be touching”). She called Juliette Binoche “Romy Schneider’s heiress”, dreamt of acting along side Elodie Bouchez and Hélène de Fougerolles and was brought to tears when she remembered the magical encounter with Jeanne Moreau during a chaotic shooting (Lisa). And then went straight to laughing:

Actually, acting brings me to non-sexual orgasms! [then resuming, thoughtful and wise] Approaching yourself is the most beautiful and most dangerous thing.

Press:
Gros plan sur la génération 2000, Paris Match, February 18, 1999
Marion Cotillard, Studio, March 1999
Marion Cotillard “Y a-t-il un réalisateur pour m’ouvrir le ventre?”, Elle, April 26, 1999
A quoi rêvent les comédiennes?, Elle, May 17, 1999
Marion Cotillard, Bleu comme toi…, Ciné Live, December 1999

Kindly do not redistribute the magazine scans at another Marion Cotillard fan site as they were scanned exclusively for ‘Magnifique Marion Cotillard’. Thank you.

Gallery:
001 Scans from 1999 > Studio (France) – February
002 Scans from 1999 > Paris Match (France) – February 18
001 Scans from 1999 > Studio (France) – March
001 Scans from 1999 > Elle (France) – April 26
001 Scans from 1999 > Elle (France) – May 17
001 Scans from 1999 > Premiere (France) – November
001 Scans from 1999 > Ciné Live (France) – December

Marion Cotillard, Bleu comme toi…

Marion Cotillard, Bleu comme toi…

Yeux pervenche où l’on se noie avec délice, paroles frappant par leur absence d’artifices, Marion Cotillard est la source d’une passion charriant, enthousiasme déferlant, son amour du métier. Du bleu jusqu’en Amérique, sa dernière odyssée, l’a menée vers de lointains rivages mélant tolérance et générosité. “Avec Samuel Jouy, qui tient le rôle principal, nous avons passé, avant le tournage, une journée à Paris en fauteuil roulant. Le regard des autres, notre dépendance à leur égard en on fait une expérience unique.” Elle s’emballe, sincère, sur le message film, “hymne à la vie et à l’espoir”, l’humanisme de sa réalisatrice, l’engagement de son partenaire… On la croit volontiers. Dans un business où le show consiste à s’autocélébrer, Marion Cotillard a rangé son ego au placard se nourissant de rencontres à venir, en oubliant presque son histoire. Parents comédiens, débuts à 6 ans sur TF1, Marion passe son bac blanc dans un film sur la transparence signé Harel. “L’histoire du garçon qui voulait qu’on l’embrasse, je l’ai fait sans me préparer, instinctive et spontanée.” Suivent un Desplechin aérien (“Le bonheur complet ! Il te prend la main et marche à tes côtés”) et un Serreau mitigé (“Elle travaille sur le texte, cela m’intéresse moins.”). Entre deux épisodes d'”Extrême limite” (“Passons !”) et un téléfilm, surgit bientôt Taxi du Vieux Port. “Pour la nomination au Meilleur espoir, j’avais envie de dire : ‘Attendez ! je n’ai pas montré tout ce que je voulais !”. Sa rencontre avec Besson la laisse pourtant atomisée. “C’est un tueur, capable comme Cukor de révéler chez ses acteurs à la fois la part masculine et féminine, seule combinaison susceptible de touche à l’universel.” Si elle exploite ses talents dramatiques, elle ne désespère pas d’explorer une veine comique que sa beauté ne saurait brider. Carburant aux coups de coeur, amoureuse des actrices, Marion reconnaît en Juliette Binoche “l’héritière de Romy Schneider”, rêve de tourner avec Elodie Bouchez et Hélène de Fougerolles, essuie une larme pour évoquer Jeanne Moreau, rencontre magique d’un tournage chaotique. Et passe de l’émotion au rire. “En fait, jouer m’apporte des orgasmes non sexuels !” Puis se reprend, réfléchie et sage. “C’est la façon la plus belle et la plus dangereuse d’aller vers soi-même.” Provoque en nous l’envie d’accomplir, à ses côtés, le voyage.

Du bleu jusqu’en Amérique, de Sarah Lévy. Sortie le 1er décembre

A quoi rêvent les comédiennes?

A quoi rêvent les comédiennes?

Karl Lagerfeld a photographié ces belles du cinéma français. Chacune d’elles s’est un jour imaginée au firmament dans le rôle de sa vie. Confidences de jeunes femmes.

Marion Cotillard, 23 ans

Si j’étais Dracula…

Si vous avez raté “Taxi”, de Gérard Pirès, vous pourrez la voir bientôt dans “Furia”, d’Alexandre Aja, et dans “Du bleu jusqu’en Amérique”, de Sarah Lévy.

Rôle rêvé: pour se consoler de n’avoir pas joué dans “Les Idiots”, de Lars Von Trier, aimerait qu’on lui offre d’incarner le comte Dracula.