Welcome to Magnifique Marion Cotillard! Marion's best known for her award winning performance in La Vie en Rose, but you might also recognise her from movies such as Inception, Midnight in Paris, The Dark Knight Rises and The French Rust and Bone. Collecting nominations for her latest film Two Days, One Night and starring in the upcoming adaptation of Shakespeare's Macbeth, Marion Cotillard is finally making a comeback to leading roles. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents, having toured with French rock band Yodelice and recorded a song and video with British band Metronomy. She's also taken over the fashion industry as the face of Lady Dior. All the while, she is never too busy for her family and to lend her time and name to causes she believes in. Enjoy your time here and keep checking back for all the latest news!
May 24, 13   Mia   0 Comment French Press

Published in: () on 24 May, 2013 by View Scans

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Ce soir, elle monte les marches pour « The Immigrant », de James Gray. Et elle est très excitée de retrouver les frères à Seraing pour « Deux jours, une nuit ».

Entretien de notre envoyée spéciale à Cannes

Marion Cotillard, reine de la Croisette. Pour sa beauté et deux films en sélection officielle. Dans Blood Ties, film US de son compagnon Guillaume Canet, elle est italienne et fait la pute par fatalité. Dans The Immigrant, de James Gray, elle est polonaise et se prostitue pour survivre. Son côté glam, elle le réserve pour le tapis rouge. A l’écran, elle aime malmener son image. C’est sans doute pour cela que les frères Dardenne lui ont demandé de jouer Sandra, jeune femme virée de son boulot et qui va se battre pour le conserver, héroïne de leur nouveau film, Deux jours, une nuit ? Avant de débarquer à Seraing fin mai, la star française sera à nouveau l’objet de désir de tous les photographes du tapis rouge ce soir aux côtés de James Gray. Depuis La môme, qui lui valut un Oscar et lui ouvre les portes de Hollywood, elle a tourné avec Michael Mann, Christopher Nolan, Woody Allen, Soderbergh et Rob Marshall…

Vous êtes prête à tourner avec les frères Dardenne ?
Je suis très excitée. J’adore votre pays. J’y ai mon acteur préféré (Matthias Schoenaerts), mes réalisateurs préférés (les Dardenne) et mon premier amour… Avec les frères, ce sera la première fois que je tourne un film dans l’ordre chronologique. Je commence le 30 mai. Un mois de répétition, deux mois de tournage.

Qu’aimez-vous dans leur ciné ?
La manière si vraie dont ils traitent des émotions des gens, dont ils filment leurs personnages, dont ils prennent le temps d’exprimer les sentiments d’un personnage.

Comment vous ont-ils approchée ?
Je les ai rencontrés une première fois alors qu’ils coproduisaient De rouille et d’os. J’étais fort impressionnée. C’est là qu’ils m’ont demandé de participer à leur nouveau projet qui sera pour moi, je crois, une expérience unique. On répétera un mois entier avant le tournage, ce que je n’ai jamais fait auparavant. Ce sera nouveau pour moi.

On a l’impression que votre vie est un rêve…
Non, ma vie est très réelle, vous savez !

Connaissez-vous une face sombre à ce métier ?
Il y a toujours une face noire aux rêves. Ce serait…

Quand une critique vous démolit ?
Oh non ! car je reste en dehors de tout ça. Des gens me parlent parfois de ce qu’on dit sur internet, mais j’évite. Ça peut constituer un piège. Je n’ai pas besoin de savoir, et même je m’en fiche. Parfois on fait de bonnes choses, parfois de moins bonnes et les gens ont souvent tendance à sauter sur le plus mauvais. De toute façon, c’est moi mon meilleur juge. Personne n’est plus dur envers moi que moi. Si je devais écrire sur moi-même, là, ça serait une démolition en règle. Non, la face sombre est plutôt dans la vie, je ne comprends pas pourquoi l’homme met tant de temps à changer les choses. Mais dans mon métier, je ne peux pas me plaindre. Et je ne regrette jamais de ne pas avoir pu faire tel ou tel film.

Vous présentez deux films américains à Cannes. Or, dans l’un, vous parlez avec l’accent italien, dans l’autre, c’est l’accent polonais. Vous aimez ce genre de défi ?
C’est mon plus grand défi dans les films américains. De pouvoir m’imprégner de l’accent italien, polonais et, bien sûr, américain. Plus encore que l’accent, c’est la langue. Je me suis essayé à l’italien, ça a été une catastrophe. J’ai tenté pour Nine, de Rob Marshall, mais ça ne passait pas. Faire croire que je parle italien, ça, c’est vraiment l’angoisse. Alors, quand en conférence de presse, un journaliste italien m’a complimenté pour ça, j’ai failli lui sauter au cou, vous pensez ! J’ai déjà peur de ce que des Polonais vont dire de ma prestation dans le James Gray.

Entre les rêves d’enfance et la carrière que vous menez maintenant, y a-t-il un pont ?
Non, rien de comparable. Mes rêves étaient petits comparés à la vie de folie que je mène maintenant. Quand je pense à la petite fille que j’étais, jamais elle n’aurait rêvé pouvoir accéder à ce cinéma qu’elle adorait. En plus, je ne parlais pas anglais. C’est au-delà de mes rêves les plus fous.

Vous avez connu le succès dès « Taxi », en 1998. On n’imagine pas que vous ayez attendu devant le téléphone ?
Bien sûr que j’ai attendu ! Mais si je devais refaire la même chose, je le referais. J’ai énormément appris dans ces moments d’attente, de désespoir et de douleur. J’ai répondu à ces moments en travaillant plus, et plus encore. Je sais que quand j’ai commencé à recevoir des propositions inespérées, cela faisait partie de ce travail accompli. Ça prend parfois du temps pour accepter le fait qu’on a droit à sa place dans ce métier, qu’il n’est pas présomptueux de demander aux gens de venir vous voir, parce que vous avez cette folle envie de raconter des histoires et le besoin de communiquer vos émotions.

Vous souvenez-vous qu’un peu avant l’époque de « La môme », vous vous disiez prête à tout arrêter ?
Oui. Pas prête à balancer mes rêves, ça non, mais je me souviens que je vivais une réalité bien plus pauvre que mes rêves. Et je ne voulais pas foutre en l’air ma passion à cause de frustrations. Je voulais garder mes rêves intacts et pour y arriver, peut-être devais-je expérimenter autre chose. C’était une période où j’étais assez frustrée. Je voulais arrêter le cinéma, un temps. Je ne voulais plus que la tristesse m’envahisse. Je voulais travailler pour Greenpeace. J’ai toujours été impliquée dans des projets environnementaux. J’avais l’impression que mon énergie pouvait leur servir. Puis mon agent m’a dit de rencontrer Tim Burton avant de prendre ma décision. Il a bien fait !

Vous êtes aussi devenu maman…
Ça a tout changé. C’est une révolution. Sans ça, j’aurais joué Monica, le personnage dans Blood Ties différemment. Maintenant, je peux donner ma vie pour quelqu’un, pour mon fils, sans aucune hésitation. Dans le film de James Gray, je joue une immigrante qui se prostitue pour survivre. Des journalistes m’ont demandé ce que je pensais de la prostitution. Je n’ai pas de jugement. Mais je sais qu’en tant que mère, je serais capable de tout pour mon fils.






 

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