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6
Sep 2012
French Press  •  By  •  0 Comments

de Voir.ca / par Manon Dumais

Bien qu’il soit revenu bredouille de Cannes, De rouille et d’os de Jacques Audiard est un grand film. Et même s’il est humainement impossible de voir tous les films programmés à Toronto, je puis affirmer qu’il s’agit sans doute de l’un des meilleurs films à voir au cours de ce prestigieux festival.

Écrit avec Thomas Bidegain, De rouille et d’os est l’adaptation libre de nouvelles de Craig Davidson, écrivain canadien vivant aux États-Unis; l’une d’elle raconte l’histoire d’un boxeur; l’autre, celle d’un dompteur d’orques. Souhaitant raconter une histoire d’amour après le drame carcéral Un prophète, Audiard et Bidegain ont revampé ces personnages afin de former un couple en devenir.

Ce matin, j’ai eu la chance de rencontrer, très brièvement, Marion Cotillard qui y campe avec un mélange parfait de fougue et de sobriété une jeune dresseuse d’orques victime d’un grave accident qui trouvera réconfort auprès d’un jeune homme (Matthias Shoenaerts) doué pour les sports de combats vivant aux crochets de sa sœur (Corinne Masierro) avec son fils (Armand Verdure).

Dans l’une des plus belles scènes du film, le personnage de Cotillard retourne sur les lieux de l’accident et engage un dialogue silencieux avec l’orque lui ayant arraché les jambes : « Il y a une connexion très forte à cette puissance et à ce silence presque méditatif auxquels elle n’était sûrement pas connectée avant l’accident en fait. C’est un mélange de ce qu’elle est quelque part, ce mélange de force et de douceur. L’amour qu’elle a pour ces animaux est intact parce que c’est fascinant et que c’est plein de surprises, bonnes ou mauvaises. »

L’actrice poursuit :« Il existe une association de survivants à des attaques de requins qui ont développé une espèce de fascination et qui se sont lancés dans la défense de cet animal splendide dont on a une perception totalement faussée par les films. En fait, je pense qu’on ne peut pas en vouloir à l’animal parce qu’il n’est pas responsable à partir du moment où l’on vient dans son milieu. Il n’y a pas de violence ni de méchanceté comme les hommes peuvent avoir envers d’autres hommes. En lui prenant ses jambes, cet orque lui a redonné la vie et elle vient l’en remercier. »

Reconnu pour sa dureté et sa violence, le cinéma d’Audiard semble pourtant l’écrin parfait pour le talent de la délicate actrice :« Je me toujours sentie plutôt à l’aise et à ma place dans un univers masculin. J’ai mis plus de temps à avoir de très bonnes amies filles que de garçons. Je pense que c’est l’expérience de vie qui nous change à un moment donné. J’ai été élevée avec deux frères; adolescente, je me sentais plus à l’aise avec les garçons parce que je ne sentais pas très à l’aise tout court, donc la relation masculine me mettait plus à l’aise. Du coup, je m’adapte très vite à l’univers masculin. »

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