Month: July 2012

‘The Dark Knight Rises’ has been released

‘The Dark Knight Rises’ was released this week in most territories with France following next week. Marion attended the premieres  in New York and also London. Photos will be added to the gallery shortly.

There was a premiere planned for Paris this weekend but due to the shooting in Denver, Warner Bros has cancelled the premiere and all media interviews as a result.

Our thoughts go out to the victims’ families and friends.

Source: Premiere.fr

 

Magazines wrap-up

Marion is on the cover of the following magazines:

Scans will be added to the site as the magazines become available.

Source: The Fashion Spot

Note: please credit the source if you repost the article as I spent a long time typing them all up by hand, thank you.




Super Marion

de Grazia / par Marguerite Baux

Inspirée, surbookée, engagée, l’actrice interprète une héroïne écolo dans le dernier “Batman”. Après une folle année de films à la chaîne, l’égéerie Dior évoque sa famille, ses rencontres… et ses envies de comédie.

Course d’obstacles ou casse-tête chinois? Obtenir une interview de Marion Cotillard est une épreuve de force qui aboutit finalement à l’option “téléphone” – dernier recours pour se frayer une place dans les méandres de son emploi de temps. L’actrice vient de finir le tournage de Blood Ties, remake des Liens du sang, dirigé par ce jeune réalisateur qui monte à Hollywood, Guillaume Canet. Cette année, elle a aussi tourné avec James Gray et assuré la promotion des Petits Mouchoirs qui sortira cet été aus Etats-Unis. Malgré cette vie très américaine, c’est en France qu’elle prend ses vacances. Où ça? “Dans le Sud“, répond-elle évasivement. Derrière, on entend les babillages d’un petit Marcel, 1 an, qui se casse la figure, chouine un peu, se relève, se marre. A part ce scoop sonore sur sa vie de famille, Marion Cotillard a une façon très sûre de protéger son intimité, tout en restant chaleureuse. Eléments de langage: projets “magnifique“, “belles” rencontres, rôles “inspirants“. Les admirateurs de l’actrice se sont à peine remis de sa prestation dans De rouille et d’os de Jacquediard que, déjà, elle revient dans The Dark Knight Rises, troisième et dernier épisode de la saga Batman réalisé par Christopher Nolan. Mais si vous rêvez de Marion Cotillard en grande méchante – ce qui changerait de ses rôles, tout en vibration intime – ce sera pour la prochaine fois. Car le Bat-marketing, qui entretient autour du film un secret machiavélique, a laissé filtrer qu’elle y incarne une belle héroïne écolo. Cette bannière verte, hissée sur la scène mondiales des blockbusters, ne peut que réjouir note môme nationale. Connue pour sa sensibilité à la natur, Marion Cotillard nerate pas ne occasion de parler de ses chères forêts. Rompue au jeu de la promo, aus paparazzis, aux questions sur sa vie privée et autres fouineries, elle sait bien que ce n’est pas ça qu’on attend d’elle. “Vous allez me trouver chiante“, s’amuse-t-elle, avant d’en remettre une couche sur le collectif Purprojet.com, dont elle est la marraine. Bigre: elle est la troisième Française à remporter un oscar de la meilleure actrice, après Claudette Colbert et Simone Signoret. Ajoutes-y un césar, un Bafta, un Golden Globe et vous obtenez une actrice qui a le droit de parler de protection de la planète si elle veut, quand elle veut. Et cette rumeur sur un break dans sa carrière? Un jour, peut-être. Mais tant que le cinéma lui apportera l’intensité qu’elle cherche, on la voit mal décrocher. Marion Cotillard est décidémment shootée aux émotions fortes.

Est-ce que le mot “vacances” signifie quelque chose pour vous?
Oh oui! D’autant plus que là, j’en ai vraiment besoin. Bien sûr, j’ai tout le temps mon fils avec moi, mais j’ai envie de passer beaucoup de temps avec ma famille, pas seulement quelques jours entre deux tournages, et de profiter de ce truc très français : prendre des vacances!

Vous travaillez trop?
C’est-à-dire que j’ai reçu des propositions tellement inspirantes que j’ai eu du mal à refuser. Le film d’Audiard, par exemple, c’était fou de me lancer dans cette aventure alors que je sortais de Batman. Mais comment refuser un rôle aussi beau? Depuis, si j’ai été capable de dire non à de très belles propositions, c’est pour la simple raison que je suis épuisée. C’est important d’avoir sa vie et d’avoir envie de retourner travailler.

Qu’est-ce que vous faites quand vous êtes en vacances? Il paraît que vous avez un petit côté popote : vous cuisinez? Vous tricotez?
Oui, j’adore cuisiner! En revanche, pour le reste, il ne faut pas croire tout ce qu’on lit dans la presse. J’ai appris à tricoter pendant la préparation de La Môme. Piaf tricotait tout le temps, je voulais me plonger dans le personnage, et c’était moins dangereux pour la santé que certains aspects de sa vie… mais je ne sais faire que des carrés! Ceci dit, c’est vrai que j’aime les choses simples.

Le nouveau Batman, réalisé par Christopher Nolan, sort dans quelques jours. Vous avez toujours l’inderdiction d’en parler?
Absolument!

Votre personnage vous ressemble-t-il un peu?
C’est une femme d’affaires qui consacre sa fortune au développement des énergies durables, au service d’un avenir propre. Je suis forcément sensible à ce côté-là. Mais je ne suis pas du tout une femme d’affaires!

C’est fini, la période où vous étiez une “petite Française”?
Je ne sais pad du tout. Mais vous savez, cette expression vient surtout d’un e nos tics de langage. Quand on écoute les Français, tout est petit! on va boire un petit café, on est un petit peu fatigué, on fait une petite promenade…
Justement: vous avez une prédilection pour les rôles intenses. Est-ce que vous n’auriez pas envie d’un petit peu de légèreté?
La légèreté, il y en a dans ma vie. Mais c’est vrai que j’ai envie de comédie. Pour l’instant, je n’ai pas pris le temps d’y aller parce que ça demande énormément de travail. Cela représente un gros challenge.

Le challenge, ne serait-ce pas la seule chose qui vous intéresse?
Ce n’est pas la seule chose, mais c’est une forte motivation. J’ai besoin d’avoir ce questionnement quand j’accepte un rôle : est-ce que j’en suis capable, ou pas?

Audiard a dit que ce qui vous intéresse dans le métier d’actrice, c’est de “communiquer avec le monde“, et que peut-être un jour vous trouverez un autre moyen de le faire.
Il a dit ça? C’est drôle, on n’en a jamais parlé ensemble. C’est vrai : je ne sais pas ce que l’avenir me réserve – ou plutôt ce que je réserve à mon avenir -, mais il n’est pas impossible que je fasse autre chose un jour.

Mais les sensations fortes de votre métier, on y prend goût. Il va falloir vous désintoxiquer. Vous n’avez pas peur de vous ennuyer?
Je pense vraiment qu’il est impossible que je m’ennuie un jour! Le monde regorge d’expériences vibrantes. Les voyages et les rencontres que j’ai pu faire en Inde, en Afrique ou en Amérique du Sud, ont été d’une intensité au moins égale au voyage intérieur que je peux faire avec certains personnages, voire plus forte. Il pourrait me prendre l’envie d’en faire des films, par exemple.

Dans la série de films que vous avez interprétés pour le sac “Lady Dior”, vous jouez une star qui envoie tout balader. Est-ce que vous vous y reconnaissez?
C’est surtout la vision d’un réalisateur, John Cameron Mitchell, pour lequel j’ai beaucoup d’admiration. “Lady Dior”, c’est une très jolie aventure, ça fait maintenant trois ans qu’elle dure. Chaque fillm est dédié à une ville et signé par un réalisateur différent. Ça m’a pris de rencontrer David Lynch ou justement John Cameron Mitchell.

Là encore, difficile de refuser. La publicité n’est pourtant pas forcément votre truc…
Je ne l’ai jamais vu comme de la publicité. C’est d’abord une rencontre avec les gens de la maison Dior, avec John Galliano à l’époque, et Raf Simons maintenant. Nous sommes en train de réfléchir à une manière de continuer l’histoire. Je ne peux pas en parler pour le moment, mais c’est un projet très créatif qui m’apporte beaucoup et allie le cinéma et la musique.

Comment vivez-vous la promotion, qui fait de plus en plus partie du métier: avec plaisir, intérêt, fatalisme?
Ça dépend. J’aime défendre les films, j’aime parler de mon travail, et certaines interviews se révèlent enrichissantes. Mais parfois j’en sors en me disant: “N’importe quoi! Quelles questions de merde!” Quand je lis l’interview d’une actrice qui répète “ma vie est géniale“, c’est super pour elle mais je m’en fous! Et quand je m’entends parler de moi, je me demande à quoi bon.

Vous voulez dire que c’est peut-être la dernière interview que vous faites?
Non, bien sûr. Mais plutôt que de moi, je préférerais parler d’autre choses, de ces gens passionnants qui font des choses tellement belles, comme la navigatrices Maud Fontenoy (porte-parole de l’Unesco pour les océans, ndlr). Vous allez me trouver chiante, mais moi ça m’intéresse. Là, j’ai l’impression que parler et utile.

Vous avez un certain talent pour voir le bon côté des choses, pour éviter ce que la réalité peut avoir de moche ou de pénible.
Dans ma vie, je me suis engouffrée dans pas mal de choses moches et pénibles. Il y en a toujours. Mais je les identifie bien maintenant et je préfère les éviter.

Vous n’êtes pas du tout une cynique, on dirait?
Ah non, pas du tout. Je préfère être complètement débile plutôt que cynique. Ou du moins passer pour.

5 conseils cadeaux à s’offrir cet été
• La sieste en famille.
• Un hectare de forêt amazonienne sur Purprojet.com. Ils vous envoient un petit certificat à votre nom, c’est un très joli cadeau.
• Un saut en parachute.
• Se baigner tous les jours!
• Je vais enfin pouvoir finir le livre de Patti Smith, Just Kids. Et j’offre souvent Celle qui plante les arbres, l’autobiographie de Wangari Maathai, la première Nobel de la paix. Et les livres de Pierre Rabhi.

On the Cover of Madame Figaro

The goodies just keep coming. More pictures as well as a ton of behind the scenes photographs from the shoot previously used for L’Express Styles and Paris Match have surfaced as Marion Cotillard graces the cover of tomorrow’s French magazine Madame Figaro. As with the British Marie Claire there are 2 versions of the cover.

I myself have internet problems and will be away so I will not be able to post on here again before August. But Jess & Luise will keep you updated.

Marion Cotillard, star made in France, Madame Figaro, July 6 (read with Google Translator)

Gallery:
002 Scans from 2012 > Madame Figaro (France) – July 6
003 Sessions from 2012 > L’Express Styles
019 Behind the Scenes > 2012 – L’Express Styles, Paris Match & Madame Figaro

Marion Cotillard, star made in France

de Madame Figaro / par Geraldine Baum

L’actrice française, à l’affiche de “The Dark Knight Rises” de Christopher Nolan se met à nu

Actrice oscarisée, à l’affiche du nouveau Batman, égérie Dior… Comment les Américains perçoivent-ils le phénomène Cotillard ? Geraldine Baum, ex-journaliste au Los Angeles Times, tente de cerner le mystère de la star photographiée ici par Dominique Issermann.

Marion Cotillard se glisse dans un restaurant trendy de Manhattan, sans maquillage, en jean, portant un petit fedora de paille. La foule du déjeuner – surtout des femmes, lunettes de soleil perchées sur leurs têtes impeccablement coiffées – surveille la salle à la recherche d’une célébrité. Pourtant, personne ne semble remarquer l’actrice oscarisée qui sait se rendre invisible… D’ailleurs, on vient seulement de se rendre compte de la présence de l’ambassadrice de Dior lorsqu’elle nous serre la main et se présente d’une voix douce.

Tout comme Catherine Deneuve ou Brigitte Bardot ont ébloui Hollywood en leur temps, dès que vous approchez Marion Cotillard, vous ne pouvez plus vous détacher de son visage. Les Français l’appréhendent sûrement mieux, mais en tant qu’Américains nous sommes d’abord fascinés par ses immenses yeux bleu porcelaine et par son grain de beauté minuscule sur son grand front… qui se fronce régulièrement, suggérant des profondeurs au-delà des apparences. Elle sourit, s’agite, s’humecte les lèvres. On pense alors à tous les rôles qu’elle a joués où les mouvements corporels, l’expression, le regard (NDLR : en français dans le texte) sont si essentiels dans son interprétation.

Elle a fait sensation aux États-Unis – et décroché l’oscar de la Meilleure Actrice – grâce au rôle suprême d’Édith Piaf dans La Môme. Dans Minuit à Paris, de Woody Allen, en muse de Picasso, son rôle était moins important, certes, pourtant on la remarquait tout autant. Difficile de la surprendre en train de jouer un personnage : elle l’incarne du plus profond d’elle-même. « Je ne peux pas penser à un personnage sans penser à son expression corporelle », dit Marion Cotillard, qui rappelle à quel point le travail de mime de son père l’a influencée. « Tout s’exprime au même instant, ce qui vient de l’intérieur et de l’extérieur. Vous n’allez pas vous comporter physiquement de la même manière selon que vous avez confiance en vous ou non. Le langage corporel est le reflet du coeur et de l’âme. » Elle répond aux questions consciencieusement, jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus : « Je suis affamée », concède-t-elle au détour d’une réponse. « Vous connaissez cet endroit ? C’est extraordinaire. Vous aimez le boeuf ? Le poisson est incroyable, le filet de flétan est délicieux. Moi, je vais prendre le boeuf. » Lorsque nous lui proposons de partager un filet de limande en entrée, ses yeux lumineux se plissent. Inquiète qu’il puisse s’agir d’une espèce protégée, elle saisit son iPhone pour effectuer une recherche quand le serveur, parti consulter le chef, revient confirmer que ce poisson n’appartient pas aux espèces en voie de disparition. Il est visiblement soulagé quand les yeux de Marion marquent l’approbation.

Marion Cotillard termine un film à New York réalisé par son compagnon, Guillaume Canet. Elle vient de passer sept mois aux États-Unis (à New York, Chicago et Los Angeles) pour le tournage de trois films, la promotion de deux d’entre eux, sans compter son rôle d’ambassadrice pour Dior. On l’attend le 25 juillet dans le nouveau Batman, The Dark Knight Rises, réalisé par Christopher Nolan. Les journaux à Paris ont souvent souligné son absence des écrans français au profit des superproductions hollywoodiennes, mais Marion Cotillard insiste sur le fait que son engagement est ancré des deux côtés de l’Atlantique. « Je me sens chanceuse de pouvoir travailler en France, dans mon pays, mais aussi aux États-Unis, car ma culture cinéma est très américaine. Mon père était un grand admirateur de Charlie Chaplin et des Marx Brothers… »

Marion Cotillard est célébrée sur les deux continents. En France, Luc Besson l’a lancée dans la série des Taxi, Olivier Dahan l’a révélée au monde entier dans le rôle de Piaf (« Tout est arrivé grâce à lui ! » s’exclame-t-elle), et dans De Rouille et d’os, de Jacques Audiard, présenté au dernier Festival de Cannes, elle montre une fois encore sa capacité à habiter un personnage. L’élite américaine du cinéma l’a également sollicitée – Woody Allen, Rob Marshall, Michael Mann, Christopher Nolan, Steven Soderbergh. Elle a démontré son talent face à des acteurs de la stature de Daniel Day-Lewis, Johnny Depp et Leonardo DiCaprio. David Freeman, scénariste etc auteur du livre It’s All True : a Novel of Hollywood, explique qu’elle a, pour les Américains, le charme de la « fille d’à côté » : « Chez Marion, il y a la simplicité, la disponibilité et le rayonnement que les réalisateurs recherchent, elle est comme une toile sur laquelle composerait un peintre. Ils peuvent en faire ce qu’ils veulent, tout est possible.

Quant aux spectateurs américains, ils se sentent proches de Marion Cotillard : elle pourrait faire partie de notre vie… si nous avions de la chance. Tout le contraire d’une Deneuve, inaccessible. » De la même façon, elle conteste l’idée que sa carrière américaine ait pu modifier son identité. « J’aime être à New York, j’aime être à L.A., j’aime être à Chicago. Je n’irais pas jusqu’à dire que je me sens américaine, mais je le concède : une partie de mon coeur est désormais américaine. » Pourtant Marion Cotillard n’échangerait pas Paris pour New York. Elle regrette qu’aux États-Unis les gens travaillent trop, abusent de l’air conditionné et ne connaissent certainement pas le boucher de leur quartier. « Ce que j’aime à Paris, c’est que lorsque j’entre dans un magasin où j’ai l’habitude d’aller, je sais que j’y retrouverai les mêmes personnes, explique-t-elle. À New York, depuis six mois, je me rends chez Whole Foods (un grand supermarché à Chelsea) presque tous les jours, mais je n’y rencontre jamais la même personne. »

Marion Cotillard est arrivée à New York en 2008 avec la ferme intention de peaufiner son anglais. Ce souci de perfection ne l’a pas quitté, et sa maîtrise de l’anglais participe à son succès auprès des réalisateurs américains. Peu d’actrices françaises peuvent parler avec un accent américain et, plus d’une fois pendant le déjeuner, elle corrige sa prononciation. « Quand vous êtes dans la partie concrète du travail, il n’y a pas de place pour le glamour. Il y a de l’authenticité. » Elle s’arrête et se reprend : « AuTHenticity. » Une amie américaine qui habite à Paris assure que lorsque Marion Cotillard parle en français, la tonalité de sa voix s’approfondit : elle est encore plus pénétrante. Et pourtant, son anglais, quasiment sans accent, s’avère mesuré, appuyé et prononcé avec un soin précis. Elle nous corrige même lorsqu’il lui semble que nos propos ne reflètent pas ce qu’elle ressent. Ainsi, lorsque l’on évoque son engagement pour Greenpeace en le décrivant comme un effort pour « faire du bien », elle nous reprend : « Je ne vois pas ça comme une bonne action, je vois ça comme quelque chose de juste et de logique. »

Dans quelques jours, elle rentrera enfin à Paris pour se ressourcer et passer du temps avec son fils de 13 mois, Marcel, et… pour rencontrer son nouveau boucher (elle quitte les environs de la place des Vosges pour un nouveau quartier qu’elle se garde bien de mentionner). « Je veux que mon enfant vive en France, qu’il voie sa famille, qu’il rencontre les enfants de mes amis… Par conséquent, j’ai dû refuser plusieurs rôles magnifiques. Mon coeur d’actrice en a été brisé, mais mon coeur de maman est tellement heureux de rentrer en France et de profiter de ma vie avec lui. Je vais me retrouver au parc avec toutes les nounous ! » se réjouit-elle.

En attendant son boeuf en croûte accompagné de poireaux croustillants, Marion Cotillard découpe des tranches de pain aux courgettes et pecorino avec gourmandise. Et la voilà qui incarne le cliché agaçant de la femme française qui peut se permettre de dévorer trois médaillons de boeuf sans prendre un gramme, quand les Américaines botoxées de la table d’à côté picorent une salade. Cela l’amuse que les Américaines idéalisent la façon dont les Françaises se nourrissent ou élèvent leurs enfants…

« Certains clichés ont la vie dure… mais souvent les clichés ne sont pas totalement faux », dit-elle avec malice. Marion Cotillard peut manger de tout, cuisiner comme un gourmet, chanter, éblouir les écrans. Pourtant, elle assure : « Je ne suis qu’une fille ordinaire. » Elle est aussi soulagée d’être une femme de presque 37 ans. « Quand on est adolescent ou jeune adulte, on ne s’aime pas. On se pose trop de questions, trop de choix se présentent et tout est compliqué. On est perdu dans un monde immense. Maintenant que je suis plus âgée, que je comprends mieux les êtres humains et que je me connais mieux moi-même… j’aime vivre ! » dit-elle. Est-ce que la sagesse s’acquiert avec l’âge ? Elle hésite… « Je n’y suis pas encore. »

Le soir même, elle doit tourner ses dernières scènes pour le film de Guillaume Canet, Blood Ties. Elle s’en veut presque de s’être compliqué la vie en suggérant à son compagnon, le réalisateur, que son personnage dans le film devait parler l’italien. Avec un accent de Brooklyn. Canet était ravi de cette idée, mais Cotillard a dû passer des semaines à perfectionner son texte dans une langue qu’elle ne parlait pas. « Je vais me transformer en Italienne maintenant », dit-elle en bondissant de la banquette. « Merci beaucoup. J’espère que vous avez tout ce dont vous avez besoin. » Elle se tourne légèrement de profil, ajuste habilement son petit chapeau sur la tête. Et détale en sandales plates, aussi silencieusement que lorsqu’elle est arrivée, d’une démarche féline, rapide et légère.

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