Welcome to Magnifique Marion Cotillard! Marion's best known for her award winning performance in La Vie en Rose, but you might also recognise her from movies such as Inception, Midnight in Paris, The Dark Knight Rises and The French Rust and Bone. Collecting nominations for her latest film Two Days, One Night and starring in the upcoming adaptation of Shakespeare's Macbeth, Marion Cotillard is finally making a comeback to leading roles. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents, having toured with French rock band Yodelice and recorded a song and video with British band Metronomy. She's also taken over the fashion industry as the face of Lady Dior. All the while, she is never too busy for her family and to lend her time and name to causes she believes in. Enjoy your time here and keep checking back for all the latest news!
May 17, 12   Mia   0 Comment French Press

on 1 Jan, 1970

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de Le Parisien / par Alain Grasset

Ce soir, Marion Cotillard gravira les marches du palais pour le — splendide — nouveau film de Jacques Audiard, « De rouille et d’os », sorti aujourd’hui en salles. La comédienne de 36 ans y incarne Stéphanie, une dresseuse d’orques, grièvement blessée au cours d’un numéro… Cinq ans après « la Môme » et son Oscar de la meilleure actrice, elle est en compétition officielle au Festival de Cannes pour la première fois de sa carrière.

Vous vous apprêtez à fouler le tapis rouge. Heureuse ?

MARION COTILLARD. Oh oui! Je suis folle de joie de monter les marches. Ce sera la première fois avec un film en compétition. Et je suis fière de défendre « De rouille et d’os » de Jacques Audiard. Me retrouver dans cette salle qui a accueilli tant de films, tant de chefs-d’œuvre, tant de réalisateurs, tant d’acteurs, quel bonheur! Un Festival magique.

L’année dernière, vous n’aviez pas pu venir pour « Minuit à Paris », de Woody Allen…

J’aurais bien aimé. Mais j’avais quelque chose de plus important qui se passait dans ma vie. (NDLR : la compagne de Guillaume Canet était sur le point de donner naissance à un petit Marcel.)

A cause du tournage du prochain « Batman », de Christopher Nolan, vous avez failli ne pas faire « De rouille et d’os »…

Au-delà des problèmes de contrat, puisque j’étais sur le nouveau « Batman », on s’est posé des questions avec Jacques Audiard parce qu’il y avait un travail de préparation à faire avec les orques avant le tournage. Moi, j’ai besoin de partir à la rencontre d’un personnage pour en découvrir les facettes. D’en avoir une connaissance profonde. Or j’ai débarqué sur « De rouille et d’os » trois jours avant le premier clap. J’étais extrêmement fatiguée et en grand décalage horaire.

Jacques Audiard vous désirait vraiment pour jouer Stéphanie…

Oui! Bien qu’il ait pour habitude de travailler beaucoup en amont avec les comédiens, il a accepté que je fasse le film sans pratiquement aucune préparation. C’est angoissant, ça provoque des frustrations. A un moment donné, on s’est d’ailleurs dit qu’il manquait des bouts au personnage de Stéphanie. Mais, c’est un personnage mystérieux.

Qui est Stéphanie ?

A la première lecture du scénario, je ne savais pas qui elle était. Jusqu’ici, j’avais réussi à trouver des évidences à tous mes personnages. Pas avec Stéphanie. Jacques m’a nourrie de ce qu’il pensait d’elle. Il m’envoyait des messages, des mails, à la veille des tournages… J’ai gardé l’idée du western, du cow-boy, avec une part de féminité, grande et brisée en même temps. Au départ, cette fille ne sait pas quoi faire avec la vie et avec la violence qui est en elle. Et cette violence va la couper en deux.

Savez-vous pourquoi Audiard vous a choisie ?

Non! Et je n’éprouve pas le besoin de savoir pourquoi un metteur en scène a envie de travailler avec moi.

Selon vous, Jacques Audiard, c’est qui ?

Un poète. Un grand artiste. Quelqu’un qui va chercher l’authenticité et qui y met de la poésie. C’est comme ça qu’il réussit des œuvres magnifiques. Il y a une très belle dynamique sur son plateau avec tous les gens qui travaillent avec lui depuis longtemps. Il a fallu que je m’intègre dans la famille Audiard.

Comment joue-t-on une handicapée ?

Je n’ai pas l’impression d’avoir joué une handicapée, au moment où elle n’a pas de jambes. En fait, quelqu’un qui est handicapé physiquement ne peut pas être défini par ça.

La scène où vous êtes face à une orque a été difficile à tourner…

J’avais une appréhension à aller dans ce milieu de captivité. Au départ, je considérais les orques comme des bêtes de foire. Puis il y a eu une première rencontre qui s’est bien passée. Une autre, plus tard devant la vitre. Là, c’était magique! La connexion était forte. Le jour du tournage, j’étais dans une bulle. Il n’y avait plus que l’orque et moi. C’est alors que j’ai fait un geste qu’elle n’a pas compris. Elle s’est énervée et a ouvert sa gueule en me hurlant dessus. On a alors changé d’animal et on a tourné avec celui avec lequel j’avais répété. Et là, la magie a opéré. Il suivait tous mes gestes.

La Marion Cotillard de « la Môme » (2008) est bien différente de celle d’aujourd’hui ?

Beaucoup plus fatiguée ! (Rires.) Mais c’est vrai. Il y a tellement de choses qui se sont passées dans ma vie depuis cinq ans. Je suis quelqu’un qui avance toujours. J’aime ma vie. Je refuse beaucoup de films pour me consacrer plus à ma famille.






 

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