Welcome to Magnifique Marion Cotillard! Marion's best known for her award winning performance in La Vie en Rose, but you might also recognise her from movies such as Inception, Midnight in Paris, The Dark Knight Rises and The French Rust and Bone. Collecting nominations for her latest film Two Days, One Night and starring in the upcoming adaptation of Shakespeare's Macbeth, Marion Cotillard is finally making a comeback to leading roles. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents, having toured with French rock band Yodelice and recorded a song and video with British band Metronomy. She's also taken over the fashion industry as the face of Lady Dior. All the while, she is never too busy for her family and to lend her time and name to causes she believes in. Enjoy your time here and keep checking back for all the latest news!
Aug 05, 11   Mia   0 Comment French Press

on 1 Jan, 1970

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d’Elle / par Florence Trédez

Radieuse depuis la naissance de son fils, Marcel, Marion Cotillard cumule avec bonheur les rôles d’actrice et de maman. A l’affiche de “Contagion”, de Steven Soderbergh, cet automne, et en tournage de “Batman”, elle s’est confiée à Florence Trédez sur l’amour, la maternité et le cinéma.

Une propriété aux alentours de Paris, avec un parc immense, planté d’essences différentes. Marion Cotillard y est venue en tribu, avec sa mère, la comédienne Niseema Theillaud, vue dans «Les Petits Mouchoirs », qui s’occupe du bébé entre deux tétées, pendant que sa fille joue les tops de charme pour ELLE. Difficile de retranscrire la rayonnante beauté de la star oscarisée pour son rôle dans «La Môme ». Elle semble n’avoir jamais été plus éclatante que depuis la naissance de son fils, Marcel, né le 19 mai dernier de son histoire d’amour avec Guillaume Canet. A 35 ans, au sommet d’une carrière française et hollywoodienne, l’actrice paraît plus juvénile que jamais, avec son teint irréprochable et son regard d’une pureté irréelle. Une beauté classique à l’égal d’une Catherine Deneuve époque sixties, dotée d’une nouvelle décontraction… Elle s’amuse devant l’objectif, danse au son d’un vieux Rolling Stones, éclate de rire, heureuse de vivre et d’avoir donné la vie. Bientôt à l’affiche de « Contagion », de Steven Soderbergh (sortie le 9 novembre), dans lequel elle campe, aux côtés de Kate Winslet, Matt Damon et Jude Law, une médecin dépassée par une épidémie mortelle, Marion Cotillard partage son temps entre Paris et Hollywood, où elle tourne le prochain « Batman » de Christopher Nolan, avant d’enchaîner avec « Low Life », de James Gray. Un tourbillon d’activités qui ne l’empêchent pas de songer à sortir un jour un album avec Yodelice, son complice, avec qui elle jouait de la basse sur scène sous le nom de Simone. Elle se confie, sereine et passionnée, sur son récent bonheur de mère et ses nombreux projets.

ELLE. En vous voyant, on a l’impression que la maternité vous a totalement épanouie ?
MARION COTILLARD. Je suis effectivement complètement apaisée par la maternité. Je n’étais pas particulièrement stressée avant, mais je vis une grande plénitude, une vraie joie de vivre.

ELLE. Les petits inconvénients de l’après-grossesse ne vous perturbent pas ?
M.C. Non, au contraire. C’est assez curieux, mais, d’un seul coup, il y a eu une acceptation totale. Le corps, par exemple, c’est comme si tous mes complexes s’étaient envolés. Ça me détend assez ! C’est arrivé au moment où mon corps a commencé à se transformer avec la grossesse. Quelque chose a pris un sens. Et je me suis surprise à avoir les mêmes paroles que les femmes enceintes ou ayant des enfants.

ELLE. C’est-à-dire ?
M.C. Des choses comme « Tout d’un coup, on sait pourquoi on est là », par exemple. Dans ma vie, j’ai ressenti des moments de plaisir ou de joie intenses procurés par des tournages ou par de grands événements, mais qui s’estompent une fois l’expérience terminée. Avec la maternité, je ressens un bonheur pur et intemporel.

ELLE. C’est l’idée qu’on est là pour donner la vie ?
M.C. Il y a quelque chose de miraculeux à être reliée à toutes ces femmes qui, à travers les siècles, ont vécu la même chose… ou qui la vivront un jour.

ELLE. Vous n’avez pas eu de doutes sur votre capacité à être mère ?
M.C. Si, bien sûr. Mais ces doutes s’en vont lorsque tout devient concret, un instinct se met en marche. Avec mon fils, nous sommes ensemble depuis peu de temps, mais j’ai l’impression qu’il est là depuis toujours et je n’ai jamais appris autant qu’avec lui. Je crois qu’il faut se faire confiance et faire confiance ä son enfant. On apprend sur soi, on apprend sur la vie, c’est comme un morceau de cosmos qui vous arrive et qui vous relie à tout.

ELLE. Vous n’avez pas eu le baby blues ?
M.C. Non. Les premiers temps, bien sûr, c’est un vrai bouleversement, comme un ouragan de nouveautés. Mais c’est très curieux de se découvrir des gestes qu’on n’avait jamais eus, et qui paraissent comme innés.

ELLE. Aves-vous choisi le prénom Marcel en référence à Marcel Cerdan et Piaf ?
M.C. En fait, ce prénom vient de plein de sources différentes, car j’ai plusieurs Marcel dans ma famille. La première fois que je me suis dit que j’appellerais mon fils Marcel – si un jour j’en avais un -, c’était il y a des années. J’étais sur un bateau, au Japon avec des amis, et ils m’avaient appris qu’ils avaient appelé leur fils Marcel, et j’avais trouvé ça sublime.

ELLE. Quelle mère pensez-vous devenir ?
M.C. J’admire mes parents et l’éducation qu’ils m’ont donnée, et j’espère que je ferai aussi bien qu’eux. A vrai dire, je ne suis bloquée sur rien. Plus que des principes d’éducation, j’ai des principes de vie que je trouve beaux, dans mon rapport au monde et aux autres.

ELLE. Vous avez commencé le tournage de « The Dark Knight Rises », le nouveau « Batman », comment vous débrouillez-vous avec le bébé ?
M.C. Lorsque mon agent américain m’a appelée en me disant que Chris Nolan était en train d’écrire le scénario et qu’il avait un rôle pour moi, j’étais folle de joie. A mon avis, « Batman », c’est le fantasme total. C’est le super-héros par excellence, et j’aime tous les Batmans, de Burton et de Nolan. Pour moi, « Batman Begins » est une prouesse. Ce n’était pas évident de passer derrière l’univers si fort de Tim Burton. Chris a réussi à réinventer Batman. Mais le tournage commençait en mai et j’étais enceinte. Je l’ai appelé pour le lui expliquer, et comme il était en écriture du film à ce moment-là, il m’a annoncé qu’il allait essayer d’arranger le planning. Il m’a rappelée quelques mois plus tard pour me dire que c’Etait un tournage « kids-friendly » (il a lui-même trois enfants). Je joue entre deux tétées.

ELLE. Pensez-vous que l’arrivée de votre fils va réorienter votre manière de travailler ?
M.C. C’est une révolution dans l’organisation et la mécanique de ma vie. Faire en sorte de ne pas travailler trop loin du papa de Marcel. Je me pose aussi des questions par rapport à mes rôles . Je me demande comment on peut incarner un personnage complètement perturbé psychologiquement sans que ça déteigne sur soi en tant que personne et en tant que mère. En jouant Piaf dans « La Môme », lorsque je rentrais chez moi, le soir, il y avait quelque chose de l’état de cette femme qui ne me lâchait jamais. Tout acteur, ou toute actrice, doit se poser la question, j’imagine.

ELLE. Croyez-vous également que votre besoin d’être aimée et reconnue sera assouvi différemment ?
M.C. Oui, je pense que les priorités ne sont plus les mêmes, et j’espère que je serai moins dans cette pathologie. Je dis pathologie, même si le mot est un peu fort. On la partage tous dans ce métier et elle n’est pas forcément épanouissante. Le désir d’être regardé crée une espèce d’envie malsaine qui ne s’assouvit jamais vraiment, car elle ne vous comble pas intérieurement. Quand je vois tout ce qui m’arrive dans ce métier, et que je constate que ce besoin est toujours là, je m’interroge.

ELLE. Vous allez travailler aussi avec James Gray, un autre de vos réalisateurs préférés…
M.C. Il s’agit d’un film d’époque, « Low Life », dans lequel j’interprète le rôle d’une Polonaise qui émigre aux Etats-Unis avec sa soeur. Joaquin Phoenix y joue également. Je rêvais de travailler avec eux. C’est aussi pour moi le retour à un personnage central dont on raconte l’histoire du début à la fin. J’ai été très heureuse, ces dernières années, de me promener dans l’univers de réalisateurs très talentueux, parfois à travers des petites participations, mais j’ai quand même besoin de porter une histoire sur mes épaules. J’ai aussi des projets très excitants en France, mais, à l’heure qu’il est, rien n’est encore confirmé. Et j’ai une petite participation dans le film de Soderbergh « Contagion ». Ce réalisateur est un type incroyable, il fait tout sur un plateau, même le cadre et les lumières. C’était une belle expérience.

ELLE. Et avez-vous déjà songé à réaliser vous-même un film ?
M.C. Je me suis toujours dit que j’allais en faire un, un jour. J’ai le sujet depuis deux ans, mais il faut que je prenne du temps pour me consacrer à l’écriture et rencontrer les bonnes personnes pour le monter. A vrai dire, c’est un projet tellement ambitieux que je ne sais pas si je le réaliserai moi-même, mais je suis sûre qu’il verra le jour. Je le ferai peut-être réaliser par quelqu’un d’autre.

ELLE. Guillaume Canet ?
M.C. Pourquoi pas ? (Rires.)

ELLE. Votre père a dit, lors d’une interview : « Marion est ce qu’elle est, car elle n’est pas allée au bout du monde, mais elle est allée au bout d’elle-même. » Qu’en pensez-vous ?
M.C. Quand c’est vital pour moi, c’est vrai que je vais au bout. Mais pas dans tout ce que j’entreprends. Par exemple, au niveau du tricot, je réalise des écharpes de folie, avec des points dingues, mais je ne sais toujours pas faire les agrandissements, donc pas les pulls. (Rires.) Mais j’ai encore du temps devant moi pour réussir ça.

ELLE. Entre autres talents, vous êtes musicienne…
M.C. Je joue du piano car j’ai pris des cours quand j’étais petite. Mais je ne me considère pas comme une musicienne, car je sais qu’il faut beaucoup travailler pour se dire musicien. Maxim Nucci, alias Yodelice, me pousse à développer cette partie de moi. Je pensais que j’étais incapable d’écrire des chansons, mais Maxim m’a proposé de partir quinze jours pour essayer. Et ça a donné des idées qui doivent être retravaillées et qui, j’espère, prendront un jour une forme plus aboutie, que je pourrai livrer au public. La musique tient une grande place dans ma vie. Et l’aventure des concerts avec Yodelice, dans lesquels je jouais de la basse sous le pseudo de Simone, a été extraordinaire.

ELLE. Pensez-vous transmettre votre créativité à votre fils ?
M.C. En tout cas, j’ai envie de lui transmettre les bases qu’on m’a données, à savoir le respect, la liberté et la créativité.






 

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