Welcome to Magnifique Marion Cotillard! Marion's best known for her award winning performance in La Vie en Rose, but you might also recognise her from movies such as Inception, Midnight in Paris, The Dark Knight Rises and The French Rust and Bone. Collecting nominations for her latest film Two Days, One Night and starring in the upcoming adaptation of Shakespeare's Macbeth, Marion Cotillard is finally making a comeback to leading roles. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents, having toured with French rock band Yodelice and recorded a song and video with British band Metronomy. She's also taken over the fashion industry as the face of Lady Dior. All the while, she is never too busy for her family and to lend her time and name to causes she believes in. Enjoy your time here and keep checking back for all the latest news!
May 10, 11   Mia   0 Comment French Press

on 1 Jan, 1970

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de L’Express / par Paola Genone

Elle donnera naissance à son premier enfant au mois de mai et sa carrière est au zénith. Plus lumineuse que jamais, Marion Cotillard est à l’affiche de Minuit à Paris, le dernier Woody Allen, qui ouvre le Festival de Cannes, et de Contagion, le nouveau film de Steven Soderbergh, aux côtés de Matt Damon.

On l’avait rencontrée en septembre dernier pour son rôle dans Les Petits Mouchoirs, de son compagnon Guillaume Canet. Sept mois plus tard, la voici, enceinte, dans la suite d’un hôtel de luxe parisien dont le décor chargé ne lui ressemble pas. Elle a beau être la star oscarisée, la comédienne française la plus sollicitée de Hollywood, Marion Cotillard a un côté sauvage, une spontanéité et une liberté rares. Des qualités que l’on sent de plus en plus enracinées. Sans chichis – jean, bottines rock et tunique très peace and love -, elle parle d’un ton serein mais assuré, caressant d’un geste pudique et plein de douceur son ventre rond. Muse d’Owen Wilson dans le très attendu Minuit à Paris, de Woody Allen, médecin engagé dans Contagion, de Steven Soderbergh (sortie prévue le 9 novembre), la comédienne s’affirme toujours plus dans le cinéma d’auteur. En attendant la naissance de son enfant – prévue pendant le Festival de Cannes -, Cotillard, qui chante et joue de la basse dans le groupe Yodelice de Maxim Nucci, s’est consacrée corps et âme à la musique, une passion qu’elle cultive depuis longtemps… Et qui pourrait prendre une place importante dans sa carrière artistique. Celle qui, d’habitude, est plutôt dans la retenue, se livre ici avec intensité et humour, parle sans tabous de sa famille, de ses questionnements, de ses rêves.

Dans Minuit à Paris, vous incarnez la belle Adriana, une muse de peintres célèbres, qui entraîne dans son univers mystérieux un écrivain américain en panne d’inspiration, Gil (Owen Wilson). Qu’est-ce qui vous a intriguée dans le rôle et comment avez-vous vécu ce tournage?
Adriana est une femme hors du temps. Une hypersensible qui se cherche. Elle se nourrit du génie des artistes et leur consacre tout son être. Adriana ne peut exister qu’au contact de leur imaginaire… dont elle-même est la source. Il est très difficile de décrire la relation qui s’instaure entre une muse et un créateur : Woody Allen le fait à merveille. Ce film a été pour moi une expérience aussi excitante que déstabilisante. Woody Allen m’a envoyé le scénario et nous en avons parlé par téléphone, mais je ne l’ai rencontré que quatre jours avant le tournage ! Du coup, au début, j’étais pétrifiée. J’avais vu tous ses films, lu tous ses livres : je voulais tellement lui plaire, être à la hauteur de ses attentes, que je me suis mis une pression terrible.

Pourtant, pendant le tournage, Woody Allen a dit de vous : “Marion a un vrai charisme. Je ne me fatigue jamais de regarder son visage : sa palette d’expressions n’a pas de limites et elles surgissent toujours au bon moment.”
Il m’a aidée à trouver mes marques. C’est un réalisateur extrêmement généreux : il parle beaucoup et il est très précis dans ce qu’il demande. Surtout, il a une personnalité incroyable, qui vous porte. Il est brillant, encore plus qu’on ne peut l’imaginer ! Avec cet oeil qui frise, cette énergie incroyable, ce mélange de douceur, d’humour et de finesse… Il crée des univers qui n’appartiennent qu’à lui et dans lesquels il est capable de raconter les histoires les plus folles, avec sa plume, son coup de pinceau, sa patte… Le voir sur un plateau est une expérience fascinante, et je comprends que des femmes formidables comme Diane Keaton ou Mia Farrow soient tombées sous son charme. Il est très séduisant.

La musique semble avoir pris une place importante dans votre vie : vous avez interprété un morceau du groupe Franz Ferdinand composé pour vous… Vous avez chanté dans La Môme et dans la comédie musicale Nine, de Rob Marshall. Et, depuis plus d’un an, vous multipliez les performances (chant et basse) avec Yodelice, le groupe de Maxim Nucci, comme le 22 mars dernier, à l’Olympia…
J’ai toujours rêvé de faire partie d’un groupe, et Maxim, un ami depuis dix ans, m’a fait le sublime cadeau de m’inviter à intégrer le sien. L’année dernière, il m’a invitée à participer à sa tournée : pour qu’on ne me reconnaisse pas, je suis montée sur scène avec un chapeau et un costume d’homme, sous le pseudo de Simone, le prénom de ma grand-mère, qui rêvait d’une carrière de chanteuse ! Je me produis avec lui dès que je peux. La dernière fois, à l’Olympia, j’étais très émue. Je n’ai jamais eu un tel trac de ma vie. J’ai un respect immense pour la musique : j’ai commencé à jouer du piano très petite, puis, poussée par Maxim, je me suis mise à la guitare, à la basse et j’ai approfondi le chant. En janvier dernier, enceinte, j’ai décidé d’arrêter d’enchaîner film sur film et je suis partie pendant quinze jours à Los Angeles, avec Maxim, pour me consacrer exclusivement à la musique. Je voulais voir, une fois pour toutes, si j’étais capable de composer des chansons ou si ce n’était qu’un fantasme.

Que s’est-il passé alors?
Il y a eu un déclic, une étincelle… J’avais une tonne d’idées éparpillées et, là, elles ont enfin commencé à prendre forme. Je ne sais pas où ça ira encore, mais j’aimerais vraiment en faire un objet qui puisse être partagé… Un disque. Jouer d’un instrument est une chose qui me fait vibrer. Et j’ai très envie de chanter.

Vous jouez le rôle d’un médecin dans Contagion, le nouveau long-métrage de Steven Soderbergh, aux côtés de Matt Damon, Kate Winslet, Jude Law, Gwyneth Paltrow… Ce film, très engagé sur l’environnement, a dû résonner en vous…
Je suis en effet préoccupée par l’avenir de notre planète et, à travers ce film, Soderbergh m’a entraînée dans un univers totalement flippant, encore plus que celui d’Erin Brockovich. Contagion suit la rapide progression d’un virus mortel, qui tue en quelques jours. Alors que l’épidémie se propage, la communauté médicale mondiale tente, dans une course effrénée, de trouver un remède. Avant le tournage, j’ai été amenée à parler avec des spécialistes de l’OMS [Organisation mondiale de la santé], à me plonger dans des affaires terrifiantes sur de nouveaux virus que j’appellerais “les ennemis invisibles”. Si j’avais déjà un côté un peu paranoïaque vis-à-vis de ces questions, ce thriller l’a exacerbé. Heureusement, avec Soderbergh, j’ai eu aussi des échanges très drôles au sujet de nos peurs. Du genre : “Toi, tu touches la télécommande de ta chambre d’hôtel ?”, “Et comment fais-tu avec les poignées des portes ?”, “Tu te laves les mains combien de fois par jour ?”… Comme Woody Allen, Steven Soderbergh est un réalisateur très intelligent, avec un humour corrosif et une culture impressionnante. Etre au contact de ces artistes m’apporte beaucoup, dans la vie comme dans le travail.

Vous avez toujours baigné dans un univers artistique : votre mère, Niseema Theillaud, est comédienne [elle sera prochainement dans Pourquoi tu pleures ?, de Katia Lewkowicz, avec Emmanuelle Devos]. Votre père, Jean-Claude Cotillard, est metteur en scène, comédien et mime.
Ma mère était aussi dans le casting des Petits Mouchoirs. Et Guillaume Canet a joué dans La Clef du problème, le premier court-métrage de mon frère cadet, Guillaume Cotillard. Mon frère a toujours eu un don très particulier pour l’écriture : dans la famille, on était fascinés par ses lettres, ses poèmes, ses histoires… Je suis très fière de lui, car il travaillait dans l’informatique et il a enfin pris le risque d’exprimer son talent artistique. Mes parents ont toujours soutenu notre côté créatif – mon autre frère, Quentin, est sculpteur et peintre. C’est la plus belle chose qu’ils m’ont apportée, avec la notion de respect, l’ouverture d’esprit et de coeur. Je rêve de travailler, un jour, avec mon père. Petite, j’ai vu tous ses spectacles de mime, ce qui a nourri mon imaginaire. Il m’a appris les bases de cette discipline. Je peux faire semblant d’être coincée par une paroi. Je sais faire du vélo sans vélo, manger des pommes sans pommes, monter des escaliers sans escaliers…

Future maman… Comment vous imaginez-vous?
J’ai du mal à parler de ma vie intime… Je suis très pudique. Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai toujours vécu pleinement chaque étape de mon existence. Me plonger dans l’inconnu me fait vibrer. Cette expérience est vertigineuse : elle m’apprend beaucoup et elle enrichit la personne que je suis.

Minuit à Paris, de Woody Allen, fera l’ouverture à Cannes. Serez-vous à ses côtés ? Qu’est-ce que ce Festival vous évoque?
J’aurais adoré monter les marches du Festival de Cannes avec Woody Allen. Mais je n’irai pas… Je serai occupé par autre chose ! Je n’ai aucun regret et je suis tellement heureuse que le film de Woody Allen fasse l’ouverture. Cannes est un festival que j’aime, même si, par moments, il a évolué dans des zones de grande turbulence. On lui a reproché – à raison – de devenir une sorte de vitrine commerciale de tout et n’importe quoi. Je pense à l’arrivée de la télé-réalité sur les marches ou au tapis rouge transformé en écran publicitaire vide de sens… Heureusement, cette institution a toujours su se renouveler et elle reste l’un des grands rendez-vous d’un cinéma plein de créativité. A mes yeux, le Festival de Cannes gardera toujours cette alliance de merveilleux, de glamour et de découverte.

Sa carrière

Minuit à Paris (2011), de Woody Allen.
Les Petits Mouchoirs.
Inception (2010), de Christopher Nolan.
Nine (2009), de Rob Marshall.
Public Enemies (2009), de Michael Mann.
Le Dernier Vol (2009), de Karim Dridi.
La Môme (2007), d’Olivier Dahan.
Big Fish (2003), de Tim Burton






 

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