Day: May 10, 2011

New Video Interview

Chopard put an exclusive video interview with Marion Cotillard online earlier today. She talks about her relationship with the Chopard Trophy. She’s been both the recipient – (one of the first awards she won: in 2004 for Jeux d’enfants Love Me If You Dare) – and presenter (in 2009 to to David Kross). In return she’s been supporting them by wearing their jewellery to official events such as the Academy Awards as well as on many photoshoots. Chopard published this interview in celebaration of the 10th anniversary of their awards ceremony during the Cannes Film Festival.

There’s also a new interview (in French) which is really well worth a read. If somebody could provide a translation into English for the site it’d be much appreciated.

Marion Cotillard: “J’aurais adoré monter les marches avec Woody Allen”, L’Express

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Video: 001 Interviews > Marion Cotillard and the Trophée Chopard

Marion Cotillard: "J'aurais adoré monter les marches avec Woody Allen"

de L’Express / par Paola Genone

Elle donnera naissance à son premier enfant au mois de mai et sa carrière est au zénith. Plus lumineuse que jamais, Marion Cotillard est à l’affiche de Minuit à Paris, le dernier Woody Allen, qui ouvre le Festival de Cannes, et de Contagion, le nouveau film de Steven Soderbergh, aux côtés de Matt Damon.

On l’avait rencontrée en septembre dernier pour son rôle dans Les Petits Mouchoirs, de son compagnon Guillaume Canet. Sept mois plus tard, la voici, enceinte, dans la suite d’un hôtel de luxe parisien dont le décor chargé ne lui ressemble pas. Elle a beau être la star oscarisée, la comédienne française la plus sollicitée de Hollywood, Marion Cotillard a un côté sauvage, une spontanéité et une liberté rares. Des qualités que l’on sent de plus en plus enracinées. Sans chichis – jean, bottines rock et tunique très peace and love -, elle parle d’un ton serein mais assuré, caressant d’un geste pudique et plein de douceur son ventre rond. Muse d’Owen Wilson dans le très attendu Minuit à Paris, de Woody Allen, médecin engagé dans Contagion, de Steven Soderbergh (sortie prévue le 9 novembre), la comédienne s’affirme toujours plus dans le cinéma d’auteur. En attendant la naissance de son enfant – prévue pendant le Festival de Cannes -, Cotillard, qui chante et joue de la basse dans le groupe Yodelice de Maxim Nucci, s’est consacrée corps et âme à la musique, une passion qu’elle cultive depuis longtemps… Et qui pourrait prendre une place importante dans sa carrière artistique. Celle qui, d’habitude, est plutôt dans la retenue, se livre ici avec intensité et humour, parle sans tabous de sa famille, de ses questionnements, de ses rêves.

Dans Minuit à Paris, vous incarnez la belle Adriana, une muse de peintres célèbres, qui entraîne dans son univers mystérieux un écrivain américain en panne d’inspiration, Gil (Owen Wilson). Qu’est-ce qui vous a intriguée dans le rôle et comment avez-vous vécu ce tournage?
Adriana est une femme hors du temps. Une hypersensible qui se cherche. Elle se nourrit du génie des artistes et leur consacre tout son être. Adriana ne peut exister qu’au contact de leur imaginaire… dont elle-même est la source. Il est très difficile de décrire la relation qui s’instaure entre une muse et un créateur : Woody Allen le fait à merveille. Ce film a été pour moi une expérience aussi excitante que déstabilisante. Woody Allen m’a envoyé le scénario et nous en avons parlé par téléphone, mais je ne l’ai rencontré que quatre jours avant le tournage ! Du coup, au début, j’étais pétrifiée. J’avais vu tous ses films, lu tous ses livres : je voulais tellement lui plaire, être à la hauteur de ses attentes, que je me suis mis une pression terrible.

Pourtant, pendant le tournage, Woody Allen a dit de vous : “Marion a un vrai charisme. Je ne me fatigue jamais de regarder son visage : sa palette d’expressions n’a pas de limites et elles surgissent toujours au bon moment.”
Il m’a aidée à trouver mes marques. C’est un réalisateur extrêmement généreux : il parle beaucoup et il est très précis dans ce qu’il demande. Surtout, il a une personnalité incroyable, qui vous porte. Il est brillant, encore plus qu’on ne peut l’imaginer ! Avec cet oeil qui frise, cette énergie incroyable, ce mélange de douceur, d’humour et de finesse… Il crée des univers qui n’appartiennent qu’à lui et dans lesquels il est capable de raconter les histoires les plus folles, avec sa plume, son coup de pinceau, sa patte… Le voir sur un plateau est une expérience fascinante, et je comprends que des femmes formidables comme Diane Keaton ou Mia Farrow soient tombées sous son charme. Il est très séduisant.

La musique semble avoir pris une place importante dans votre vie : vous avez interprété un morceau du groupe Franz Ferdinand composé pour vous… Vous avez chanté dans La Môme et dans la comédie musicale Nine, de Rob Marshall. Et, depuis plus d’un an, vous multipliez les performances (chant et basse) avec Yodelice, le groupe de Maxim Nucci, comme le 22 mars dernier, à l’Olympia…
J’ai toujours rêvé de faire partie d’un groupe, et Maxim, un ami depuis dix ans, m’a fait le sublime cadeau de m’inviter à intégrer le sien. L’année dernière, il m’a invitée à participer à sa tournée : pour qu’on ne me reconnaisse pas, je suis montée sur scène avec un chapeau et un costume d’homme, sous le pseudo de Simone, le prénom de ma grand-mère, qui rêvait d’une carrière de chanteuse ! Je me produis avec lui dès que je peux. La dernière fois, à l’Olympia, j’étais très émue. Je n’ai jamais eu un tel trac de ma vie. J’ai un respect immense pour la musique : j’ai commencé à jouer du piano très petite, puis, poussée par Maxim, je me suis mise à la guitare, à la basse et j’ai approfondi le chant. En janvier dernier, enceinte, j’ai décidé d’arrêter d’enchaîner film sur film et je suis partie pendant quinze jours à Los Angeles, avec Maxim, pour me consacrer exclusivement à la musique. Je voulais voir, une fois pour toutes, si j’étais capable de composer des chansons ou si ce n’était qu’un fantasme.

Que s’est-il passé alors?
Il y a eu un déclic, une étincelle… J’avais une tonne d’idées éparpillées et, là, elles ont enfin commencé à prendre forme. Je ne sais pas où ça ira encore, mais j’aimerais vraiment en faire un objet qui puisse être partagé… Un disque. Jouer d’un instrument est une chose qui me fait vibrer. Et j’ai très envie de chanter.

Vous jouez le rôle d’un médecin dans Contagion, le nouveau long-métrage de Steven Soderbergh, aux côtés de Matt Damon, Kate Winslet, Jude Law, Gwyneth Paltrow… Ce film, très engagé sur l’environnement, a dû résonner en vous…
Je suis en effet préoccupée par l’avenir de notre planète et, à travers ce film, Soderbergh m’a entraînée dans un univers totalement flippant, encore plus que celui d’Erin Brockovich. Contagion suit la rapide progression d’un virus mortel, qui tue en quelques jours. Alors que l’épidémie se propage, la communauté médicale mondiale tente, dans une course effrénée, de trouver un remède. Avant le tournage, j’ai été amenée à parler avec des spécialistes de l’OMS [Organisation mondiale de la santé], à me plonger dans des affaires terrifiantes sur de nouveaux virus que j’appellerais “les ennemis invisibles”. Si j’avais déjà un côté un peu paranoïaque vis-à-vis de ces questions, ce thriller l’a exacerbé. Heureusement, avec Soderbergh, j’ai eu aussi des échanges très drôles au sujet de nos peurs. Du genre : “Toi, tu touches la télécommande de ta chambre d’hôtel ?”, “Et comment fais-tu avec les poignées des portes ?”, “Tu te laves les mains combien de fois par jour ?”… Comme Woody Allen, Steven Soderbergh est un réalisateur très intelligent, avec un humour corrosif et une culture impressionnante. Etre au contact de ces artistes m’apporte beaucoup, dans la vie comme dans le travail.

Vous avez toujours baigné dans un univers artistique : votre mère, Niseema Theillaud, est comédienne [elle sera prochainement dans Pourquoi tu pleures ?, de Katia Lewkowicz, avec Emmanuelle Devos]. Votre père, Jean-Claude Cotillard, est metteur en scène, comédien et mime.
Ma mère était aussi dans le casting des Petits Mouchoirs. Et Guillaume Canet a joué dans La Clef du problème, le premier court-métrage de mon frère cadet, Guillaume Cotillard. Mon frère a toujours eu un don très particulier pour l’écriture : dans la famille, on était fascinés par ses lettres, ses poèmes, ses histoires… Je suis très fière de lui, car il travaillait dans l’informatique et il a enfin pris le risque d’exprimer son talent artistique. Mes parents ont toujours soutenu notre côté créatif – mon autre frère, Quentin, est sculpteur et peintre. C’est la plus belle chose qu’ils m’ont apportée, avec la notion de respect, l’ouverture d’esprit et de coeur. Je rêve de travailler, un jour, avec mon père. Petite, j’ai vu tous ses spectacles de mime, ce qui a nourri mon imaginaire. Il m’a appris les bases de cette discipline. Je peux faire semblant d’être coincée par une paroi. Je sais faire du vélo sans vélo, manger des pommes sans pommes, monter des escaliers sans escaliers…

Future maman… Comment vous imaginez-vous?
J’ai du mal à parler de ma vie intime… Je suis très pudique. Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai toujours vécu pleinement chaque étape de mon existence. Me plonger dans l’inconnu me fait vibrer. Cette expérience est vertigineuse : elle m’apprend beaucoup et elle enrichit la personne que je suis.

Minuit à Paris, de Woody Allen, fera l’ouverture à Cannes. Serez-vous à ses côtés ? Qu’est-ce que ce Festival vous évoque?
J’aurais adoré monter les marches du Festival de Cannes avec Woody Allen. Mais je n’irai pas… Je serai occupé par autre chose ! Je n’ai aucun regret et je suis tellement heureuse que le film de Woody Allen fasse l’ouverture. Cannes est un festival que j’aime, même si, par moments, il a évolué dans des zones de grande turbulence. On lui a reproché – à raison – de devenir une sorte de vitrine commerciale de tout et n’importe quoi. Je pense à l’arrivée de la télé-réalité sur les marches ou au tapis rouge transformé en écran publicitaire vide de sens… Heureusement, cette institution a toujours su se renouveler et elle reste l’un des grands rendez-vous d’un cinéma plein de créativité. A mes yeux, le Festival de Cannes gardera toujours cette alliance de merveilleux, de glamour et de découverte.

Sa carrière

Minuit à Paris (2011), de Woody Allen.
Les Petits Mouchoirs.
Inception (2010), de Christopher Nolan.
Nine (2009), de Rob Marshall.
Public Enemies (2009), de Michael Mann.
Le Dernier Vol (2009), de Karim Dridi.
La Môme (2007), d’Olivier Dahan.
Big Fish (2003), de Tim Burton

Midnight in Paris: Woody Allen heads to Cannes with Paris homage

from Reuters / by Gregg Kilday

LOS ANGELES – Nine years after Woody Allen’s “Hollywood Ending” raised the curtain on the Cannes Film Festival, the director returns to the French resort for Wednesday’s opening-night festivities with “Midnight in Paris,” starring Owen Wilson and Rachel McAdams.

Allen recently talked about searching for a storyline that would do justice to the City of Lights, why he cast French first lady Carla Bruni-Sarkozy, and his expectations — and trepidations — about opening night.

DID YOU COME UP WITH A SCREENPLAY SET IN PARIS, OR DID YOU DECIDE TO FILM IN PARIS AND THEN COME UP WITH A SCREENPLAY? WHICH CAME FIRST?

Woody Allen: It was suggested I do a film in Paris. This goes back about five years now. Of course, it was something I wanted very much to do because I love Paris, but I didn’t have any ideas for Paris off the top of my head. So I thought about Paris, I thought about what’s outstanding about it. When you think of Paris, you think of romance, so I came up with the title “Midnight in Paris,” which seemed to me very romantic, but I couldn’t think of what happens at midnight. I went for a couple of months without being able to come up with anything. Then one day it occurred to me — if I had my protagonist walking around Paris at midnight and a car pulled up and they said get in and they took him on an interesting adventure. So that’s how it formed.

THE TRAILER HINTS THAT WHILE VISITING PARIS, OWEN WILSON’S CHARACTER SOMEHOW FINDS HIMSELF BACK IN THE PARIS OF THE ’20S?

Allen: I can’t talk about the plot of the movie, but I can tell you I tried to develop the most romantic story I could for Paris, because that’s all that came to mind to me. If someone had said to me make a film about Berlin, I would have thought of a spy story. But Paris is just a romantic place, so I was trying to come up with as good a love story as I could come up with.

THE MOVIE HAS A VERY ECLECTIC CAST — HOW DID IT FALL INTO PLACE?

Allen: I was certain I wanted Rachel McAdams. I knew that. She had always been what I conceived of for her part. The lead was a more East Coast character in the original script (casting director) Juliet Taylor suggested Owen Wilson. I had always been a fan of his, but always felt that has a very West Coast persona. He belongs very much at home on a beach or with a surfboard. So I rewrote the script, making the character a West Coast character. I sent it to Owen and I was very lucky he wanted to do it. Once I had them, I thought about Marion Cotillard. I guess she is the first person you think of when you think of France and getting an actress who is great in the same sense that when I was making Barcelona, I thought of Penelope Cruz and Javier Bardem because they are the internationally known giants of that country. The same thing here. Marion is not just a local French actress, she’s a great, internationally known movie actress. And she was available and willing to do it.

IS THAT UNUSUAL FOR YOU, TO REWRITE A CHARACTER TO SUIT AN ACTOR?

Allen: That does happen, and I’m happy to do it if I can get an actor like Owen, who is a strong person to play something. Then I am perfectly willing to rewrite a character if I can rewrite it. Of course, there are some characters that you could never change. That would ruin the story. But very often you can adjust a character. If you have a strong personality, sometimes it requires an adjustment.

WHAT LED TO YOUR CASTING CARLA BRUNI?

Allen: With Carla, my wife and I were having brunch with the Sarkozkys about a year and a half ago. I had never met them before. He was very charming, very nice, and then she walked into the room. She was so beautiful, so charming and charismatic, I said, ‘Would ever think of being in a movie? Just a small thing, for fun, for your own amusement. I knew she wouldn’t be available for three months of shooting, but I knew she had been before audiences before, playing the guitar, singing, making recordings. She said, ‘Yes, just once in my life I’d like to do it, so I could tell my grandchildren I was in a movie.’ So I said, ‘I’ll make it very simple, just a couple of days work. Something I know you can do, not something we have to work six weeks on. If you can relax and enjoy yourself, you will be fine.’ And she said, sure, she’d love that. And so she came in. She was no problem, she was very natural. The tabloids kept printing that I was doing a million takes with her, but I wasn’t at all. I was doing the normal amount of takes. I certainly don’t do a million takes with anybody, and I was only doing a normal amount with her. Her husband came to watch her work one night and thought she was just great, beautiful and a natural actress. All of the scenes that I wrote for her are in the picture and she did them well. It was a very pleasant experience doing the picture and very pleasant working with her.

DID YOU REALIZE WHEN YOU CAST HER, SHE’D BE A MAGNET FOR THE PAPARAZZI?

Allen: We have that all the time, whenever we are working in the street. When I was working in England with Scarlett Johansson, the tabloids were all over the place. When I was working in Barcelona with Javier and Penelope, the tabloids were out en masse. And when I work in New York, and there is someone in the movie of interest, they just come flocking. Here, interestingly, her first scene was in the Rodin Museum, so we had that privately to ourselves. So the paparazzi couldn’t get in there. Of course, then when we were working on the street, they were there, but that does happen. It happened with Marion Cotillard and Owen Wilson just as much.

YOU DID SHOOT A BIT IN PARIS BEFORE WHEN YOU FILMED EVERYONE SAYS I LOVE YOU. HOW DID YOU DECIDE ON LOCATIONS FOR THIS MOVIE. DID YOU AVOID SETTINGS YOU USED BEFORE?

Allen: I tried to let the art director go and find as much of Paris as she could for me, because I had only filmed there in a very limited way in the past. I used a couple of the places that I had filmed at before, because they are irresistible — it would be very hard to film Paris and not do some material down by the river, because the river runs right through the center of town and is so beautiful. But there are so many locations in the movie that aren’t so well known.

HAVING ALREADY BEEN THROUGH OPENING NIGHT AT CANNES ONCE BEFORE, WHAT ARE YOU ANTICIPATING?

Allen: It’s always an unreal experience. If you’ve ever seen it up close, there are a million flashbulbs going off in your face. People clap when you walk in to take your seat. You have to sit through the movie, that’s the worst part. And after the movie, you have to stand up and people clap. There’s no connection to real life, to the real world. It’s a heightened, euphoric experience. I’m always embarrassed. I live a more quiet life. I don’t go to a lot of openings or events. But I’m required to go to some for the opening of the picture, so I do. I land in Cannes Wednesday morning, and then will be hustled off to photo shoots and interviews and then that night the opening and the opening party, which I would normally not go to but it’s obligatory. And then the next day I do interviews with France, with Germany, with Italy, with Spain. And then you go home. It’s a frantic kind of promotion of the movie. You have to keep telling people how wonderful the movie is, how great everybody is. I never think anybody goes to the movies based on that. I think they get a smell of the movie in some way — they get it from reviews or they get it from other people. Me sitting on a TV show or talking to a journalist saying I had a great time making the movie, doesn’t mean a thing, really.