Welcome to Magnifique Marion Cotillard! Marion's best known for her award winning performance in La Vie en Rose, but you might also recognise her from movies such as Inception, Midnight in Paris, The Dark Knight Rises and The French Rust and Bone. Collecting nominations for her latest film Two Days, One Night and starring in the upcoming adaptation of Shakespeare's Macbeth, Marion Cotillard is finally making a comeback to leading roles. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents, having toured with French rock band Yodelice and recorded a song and video with British band Metronomy. She's also taken over the fashion industry as the face of Lady Dior. All the while, she is never too busy for her family and to lend her time and name to causes she believes in. Enjoy your time here and keep checking back for all the latest news!
May 07, 11   Mia   0 Comment French Press

on 1 Jan, 1970

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de Madame Figaro / par Richard Gianorio

À l’affiche de “Midnight in Paris”, elle nous parle de Woody Allen et de son rôle de future maman

L’actrice égérie de la maison Dior est tiraillée entre une carrière internationale exceptionnelle et un engagement humanitaire qu’elle souhaite plus important. Le mois de mai lui donne d’autres raisons d’être heureuse : elle attend un enfant, et Midnight in Paris, un film de Woody Allen où elle joue une muse parisienne, ouvre le prochain festival de Cannes.

Le bonheur n’appelle aucun commentaire particulier quand il est flagrant. On est face à une Marion Cotillard euphorique, ronde et rieuse, pas maquillée, pas coiffée. Elle va accoucher ces prochains jours et dévore quelques mini-portions dans son restaurant japonais favori. Une nouvelle fois, miss Cotillard a bien géré la situation : sa grossesse arrive à terme, prenant de court les échotiers people. Elle caresse sans arrêt son ventre rond, se réjouit d’une « grossesse de rêve », raconte que ni elle ni « le papa » (Guillaume Canet, NDLR) n’ont voulu connaître le sexe de l’enfant. Voilà pour le jardin privé, dont on n’a pas l’intention de crocheter les serrures. Quand Midnight in Paris ouvrira le 64e Festival de Cannes, mercredi prochain, elle aura peut-être accouché. Dans cette comédie de Woody Allen, elle inspire Owen Wilson, un écrivain en quête d’inspiration dans un Paris de carte postale. En juin, elle commencera le tournage de Batman, de Christopher Nolan, où elle rejoindra Christian Bale et Anne Hathaway. Parallèlement, Marion Cotillard poursuit son aventure en tant qu’égérie Dior, héroïne de la saga du it bag Lady Dior, à travers un concept artistique innovant qui lui laisse carte blanche. Rencontre.

Madame Figaro. Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous ?
Marion Cotillard.
Je ne sais pas quel mot employer qui n’ait été utilisé mille fois. Le bonheur absolu. J’ai rarement été aussi zen. Il y a ma grossesse évidemment, mais aussi le fait de redécouvrir Paris et de retrouver des choses qui me manquaient pendant mes voyages. Je profite encore plus de cette ville et de mes amis.

Vous laisse-t-on tranquille ?
Ce n’est évidemment pas agréable d’être photographiée enceinte, le ventre à l’air. C’est même assez violent. Mais en même temps, je prends du recul avec ça. Il n’y a rien à cacher : je suis enceinte, qu’est-ce qu’on peut ajouter ? La situation parle d’elle-même. En revanche, c’est vrai que je n’aime pas commenter mon intimité. Je ne suis pas très à l’aise avec ça, et puis ce sujet qui serait moi-même n’est pas le centre de mes préoccupations.

Est-il difficile pour une actrice au sommet de prendre la décision de ralentir quelque temps pour faire un enfant ?
Non, parce que, à un moment, le désir d’enfant est plus fort que tout. Et puis, j’enchaîne immédiatement avec le tournage de Batman, de Christopher Nolan ; l’occasion de reprendre en douceur : il s’agit d’un petit rôle. Un tournage d’un confort absolu pour mon enfant. Plus tard, j’ai quelques autres projets qui me remplissent de joie. Depuis La Môme, je me suis baladée dans les jardins de grands metteurs en scène avec des seconds rôles magnifiques – Public Enemies, Nine ou Les Petits Mouchoirs –, mais j’ai besoin de porter un film entier sur mes épaules. J’aimerais être la personne dont on raconte l’histoire.

Regrettez-vous de ne pas pouvoir vous rendre à Cannes pour y présenter Midnight in Paris ?
Dans mon état, c’est impossible. En même temps, c’était la première fois que j’avais l’occasion de monter les marches pour un film en sélection, et un film signé Woody Allen de surcroît. J’étais hallucinée qu’il me propose un rôle. Je me souviens de notre premier contact au téléphone, j’habitais encore dans mon petit appartement du Marais, à Paris, il y avait des amis dans la pièce d’à côté, et Woody Allen et moi faisions connaissance au téléphone ! C’était une situation assez surréaliste. Je ne l’ai rencontré que quatre jours seulement avant le début du tournage ; du coup, j’étais déstabilisée et j’ai mis un certain temps à m’adapter. Son regard m’a rassurée. C’est un réalisateur extraordinaire, il est toujours plus que ce que l’on imagine : plus drôle, plus brillant, plus tendre, plus ironique…

Entre vos tournages en continu, vos voyages, vos obligations en tant qu’égérie Dior, vous est-il parfois arrivé de vous sentir dépassée par les événements ?
Je suis frustrée quand j’ai moins le temps de me consacrer à Greenpeace, par exemple. Je pense souvent à des acteurs comme Audrey Hepburn, qui se sont arrêtés parce que, à un moment donné, il y avait un appel plus fort que tout, plus fort que leur carrière. J’ai énormément d’idées et de projets qui n’ont rien à voir avec ce métier. Greenpeace, bien sûr, l’environnement au sens large. Lorsque je m’engage pour protéger une forêt, ce n’est pas seulement pour les arbres, mais aussi pour préserver des gens. J’aimerais me dévouer autrement. En fait, j’aimerais mener une double vie : si j’étais deux fois moi, je ne connaîtrais aucune frustration…

Vous arrive-t-il d’être fière de vous ?
Comme actrice ? Oui, dans La Môme, j’étais fière de nous : le réalisateur, le chef opérateur, le maquilleur. Ce film représente évidemment un accomplissement particulier à mes yeux. J’ai tellement travaillé ! Je m’étais dit que si cela ne marchait pas, je ne pourrais jamais faire mieux. Je travaille beaucoup, je prépare énormément, j’ai trop de respect pour ce métier pour laisser place à l’improvisation. D’ailleurs, si l’on ne travaille pas, on s’appauvrit, on devient vide et inintéressante. En général, je vois mes films une fois et je décortique tout, le moindre mouvement. J’aime bien savoir comment mon travail a été capté et retranscrit.

Appartenez-vous à la fameuse liste A hollywoodienne ?
Je ne suis pas au fond de la liste, mais la liste A est réservée exclusivement aux actrices américaines ultrabankable, comme Angelina Jolie, Sandra Bullock, Jennifer Aniston, ou même l’incroyable Penélope Cruz, qui va faire un carton avec Pirates des Caraïbes. Certes, j’ai joué dans le blockbuster Inception, mais c’est Leonardo DiCaprio qui fait venir les spectateurs. Cela dit, j’ai été merveilleusement accueillie par les Américains, dont j’aime sincèrement le cinéma. Mon rêve ? (Elle rit !) Jouer dans une comédie avec la bande de Will Ferrell, à qui je voue un culte. J’ai participé à un épisode parodique de Funny or Die, un programme qu’il coproduit, j’étais comblée !

Comment avez-vous réussi à garder la tête froide dans le tourbillon de vos succès américains ?
Beaucoup d’acteurs veulent croire ce qu’on leur dit et se coupent de la réalité. J’en ai vu éliminer de leur entourage les personnes honnêtes, les personnes qui avaient un regard juste sur eux, et se retrouver avec un cercle de courtisans. Il faut se montrer extrêmement vigilant avec soi-même, être très bien entouré et ne pas avoir peur de dire : « Attention, vous ne me regardez plus d’une manière juste ! » Si l’on alimente son propre désir de regard et de reconnaissance, on tourne en boucle sur soi-même et on devient complètement débile. Voir partir des gens dans une spirale de soi est totalement flippant. On doit certainement pouvoir passer sa vie dans cette non-réalité, mais je ne pense pas que cela rende heureux.

Vous n’avez jamais connu de moments d’ivresse ?
Non, car je ne me suis jamais identifiée à une image supposée de moi. J’appartiens à la vraie vie, et la vie, c’est un mouvement permanent. On est emporté dans un flot, tout bouge, tout change, rien n’est acquis, et c’est ainsi pour tout le monde. Et puis, je suis très attachée au respect d’autrui, en tant que femme mais aussi en tant qu’actrice : si l’on ne respecte pas l’autre, qui est notre matière première, il y a un vrai problème. J’aime les rapports sains et je défends la simplicité dans une vie qui n’est pas simple, une vie où trop de désirs ardents peuvent parfois conduire à la frustration. Le chemin est long et je m’améliore. En attendant, j’essaie d’être en accord avec les choses et les gens que j’aime.






 

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