Welcome to Magnifique Marion Cotillard! Marion's best known for her award winning performance in La Vie en Rose, but you might also recognise her from movies such as Inception, Midnight in Paris, The Dark Knight Rises and The French Rust and Bone. Collecting nominations for her latest film Two Days, One Night and starring in the upcoming adaptation of Shakespeare's Macbeth, Marion Cotillard is finally making a comeback to leading roles. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents, having toured with French rock band Yodelice and recorded a song and video with British band Metronomy. She's also taken over the fashion industry as the face of Lady Dior. All the while, she is never too busy for her family and to lend her time and name to causes she believes in. Enjoy your time here and keep checking back for all the latest news!
Jul 19, 10   Mia   0 Comment French Press

on 1 Jan, 1970

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de Le Figaro / par Jean-Pierre Chaillet

«The French Siren». C’est ainsi que vient de la baptiser le Vogue américain. Actuellement en tournage avec Woody Allen, à l’affiche la semaine prochaine d’Inception, puzzle énigmatique où elle incarne l’épouse de Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard est à Hollywood comme un poisson dans l’eau. Confidences.

Le Figaro Magazine Quelle a été votre première impression à la lecture du scénario d’ Inception?

Marion Cotillard Qu’il s’agissait d’un genre de film que je n’avais encore jamais fait et… très difficile à résumer. Il est très rare de lire quelque chose d’aussi unique et original, une espèce d’équilibre parfait entre le film d’action, le blockbuster à l’américaine et le drame psychologique.

Savez-vous pourquoi Christopher Nolan vous a choisie pour le rôle de Mal?

Non, car c’est quelque chose que je ne demande jamais à un metteur en scène. Plus précisément:c’est quelque chose que je ne n’ai jamais envie de savoir. La seule fois où je me suis posé la question, c’est quand Olivier Dahan m’a proposé le film sur Edith Piaf. Je me disais:«Alors là, pourquoi moi ?» Mais je ne le lui ai pas demandé directement, et je n’ai jamais vraiment eu envie de connaître la réponse.

Comment définiriez-vous le personnage que vous incarnez?

C’est quelqu’un de très complexe, qui m’a beaucoup intriguée. Je me suis demandé comment j’allais pouvoir faire exister de manière crédible cette femme qui est la projection de quelqu’un qui existe et vit à travers le subconscient d’un autre. Le processus a été fascinant à explorer pour moi. Elle incarne la lutte entre un certain nombre d’éléments:le bien et le mal, la réalité et le rêve, la vie et la mort. Elle cristallise la douleur et la culpabilité de Dom Cobb, qu’incarne Leonardo DiCaprio…

Comment s’est passée la rencontre avec Leonardo DiCaprio, justement?

Nous nous étions croisés à plusieurs reprises, mais sans jamais avoir eu de conversations approfondies. J’avais envie de tourner avec lui depuis longtemps et, étrangement, j’ai toujours su que cela finirait par arriver. C’est un bosseur incroyable, doté d’une inlassable énergie et totalement investi dans son rôle, ce qui lui permet d’atteindre une incroyable authenticité. Tourner avec lui, c’est être aspirée par un tourbillon de sensibilité et d’intelligence, de générosité profonde dans sa manière de partager ses émotions. Avant le tournage, on s’est beaucoup parlé de nos personnages respectifs pour construire leur passé et leur vie à l’intérieur du processus de rêve qu’ils vont expérimenter en commun. Ce fut, de loin, une des expériences les plus intenses partagées avec un partenaire.

Leonardo DiCaprio nous a dit que le tournage d’ Inception lui avait fait l’effet d’une longue séance de thérapie…

Vous savez, lorsqu’on est dans un film à l’univers si particulier, il est parfois assez ardu de se retrouver dans une situation et d’y croire. L’univers que développe Christopher Nolan est unique, et il est le seul à être parfaitement connecté à sa vision, son imaginaire. Mais heureusement, il savait comment nous guider vers la connexion émotionnelle qu’il attendait de nous et nous a permis de comprendre et d’appréhender ce qui pouvait nous sembler a priori difficile à concevoir. J’avoue que, en voyant le film comme spectatrice, je me suis sentie entraînée de la même manière dans cet univers de l’inconnu et du mystère. C’était étourdissant.

Avez-vous gardé des objets de ce tournage?

Mon scénario annoté. Des tas de Post-it et de feuilles volantes. Et un énorme dossier de notes préparatoires. Je n’en ai jamais pris autant pour un film !

On peut vous voir aussi en ce moment dans «Lady Blue Shanghai», la pub que David Lynch a réalisée pour Dior.

J’ai immédiatement suggéré son nom lorsqu’on cherchait à sélectionner le réalisateur idéal pour ce film basé sur le thème de la couleur bleue. Je me souviens que, au premier jour de tournage, il m’a demandé si je pourrais apprendre trois pages de texte pour le lendemain. J’étais d’autant plus paniquée qu’il me faut plus de temps pour mémoriser un texte en anglais. Mais j’étais aussi ultramotivée ! C’était un beau poème, à la fluidité si naturelle que je l’ai appris de manière organique. Il m’a dirigée de manière très spécifique. De toute façon, j’aurais fait n’importe quoi pour lui, car, avec un tel metteur en scène, on se laisse complètement aller.

Avec le recul, avez-vous le sentiment que toutes les récompenses obtenues pour «La Môme» ont représenté un sommet dans votre carrière?

Je ne me suis jamais sentie au sommet de quoi que ce soit. J’ai encore tant à apprendre ! Je ne suis qu’une actrice qui aime son métier et trouve important de raconter des histoires. Mais c’est bien peu de chose en comparaison de ce qu’accomplissent «mes» héroïnes telles que Aung San Suu Kyi ou Shirin Ebadi. A côté, je me sens tellement minuscule… Jamais je ne risquerais ma vie pour un film. En tant qu’Européenne, j’ai le droit de faire ce que j’aime en toute liberté:cela n’exige pas la même dose de courage que celle dont doivent faire preuve certains acteurs dans des pays comme l’Iran, juste pour exercer leur profession.

Est-ce que le mot star vous correspond?

Je ne me vois pas ainsi. J’aime la simplicité. Je crois avoir réussi à garder les pieds sur terre, à rester connectée avec les gens. Sinon, comment être capable de raconter leurs histoires?

Votre programme des prochains mois est chargé:vous serez à l’affiche du prochain film de Woody Allen, qui se tourne à Paris en ce moment, avant d’enchaîner avec Soderbergh et Cronenberg. En quoi vous paraît-il important de mener une carrière internationale?

Je dirais juste que c’est extraordinaire, car je n’aurais jamais imaginé cela possible il y a encore quelques années. J’ai grandi nourrie de cinéma américain, avec les Marx Brothers, Chaplin, les films de Spielberg… C’est donc, pour moi, lié à l’enfance, à mon rêve de devenir actrice.






 

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