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Dec 2009
French Press  •  By  •  0 Comments

de Le Matin (Suisse) / par Edmée Cuttat

La comédienne évoque son rôle dans le film de Karim Dridi, son expérience aux Etats-Unis après son Oscar et son engagement dans la défense de l’environnement. Interview.

Ils forment le couple le plus joli et le plus glamour du cinéma hexagonal. Six ans après Jeux d’enfants, Marion Cotillard et Guillaume Canet se retrouvent à l’écran dans Le dernier vol, de Karim Dridi, dès aujourd’hui dans les salles de Suisse romande. L’histoire, qui se passe en 1933, est celle de l’aviatrice Marie Vallières de Beaumont, qui n’a qu’une obsession, retrouver son amant, le célèbre pilote anglais Bill Lancaster, disparu dans le Sahara français. Après avoir survolé le Ténéré, elle est contrainte de se poser près d’un poste avancé d’officiers méharistes. Le capitaine refuse de lui apporter son aide pour continuer ses recherches. Elle obtient alors celle d’un lieutenant en rébellion contre sa hiérarchie. Tous deux partent pour une longue errance à dos de chameau. Liés l’un à l’autre comme des naufragés, ils se rapprochent, inéluctablement.

Marion Cotillard, qu’est-ce qui vous a particulièrement attirée dans ce personnage?
Sa force, sa détermination, sa volonté obsessionnelle de partir à la recherche de l’homme de sa vie. Elle m’impressionne aussi en tant que femme. Etre pilote à cette époque, ce n’était pas rien. Je ne connaissais pas son histoire, mais elle est sublime.

Ce rôle vous a-t-il demandé beaucoup de préparation?
J’aurais préféré lui en consacrer davantage. J’aurais par exemple rêvé de passer mon brevet de pilote.

Comment étaient les conditions de tournage ?
Assez éprouvantes. L’environnement étaitz plutôt rude avec ce mélange de silence de vent, de solitude.

Est-ce plus facile ou plus difficile d’être un couple à l’écran avec son compagnon à la ville?
Je dirais que c’est facile de jouer avec quelqu’un qu’on aimeet qu’on connaît bien. En plus, Guillaume et moi avions déjà été partenaires dans Jeux d’enfants.

Vous récidivez dans «Les petits mouchoirs». Sauf que là, Guillaume Canet réalise.
Oui, et c’est aussi un vrai plaisir. Je le trouve exceptionnel. C’est le plus grand directeur d’acteurs avec qui j’ai travaillé.

En février 2008, vous deveniez la deuxième Française à remporter l’Oscar de la meilleure actrice. Que vous a apporté cette statuette?
Des propositions magnifiques qui m’ont permis de vivre ma passion de comédienne aux Etats-Unis. Après Public Enemies avec Johnny Depp, j’ai fait Nine, une comédie musicale de Rob Marshall (ndlr: elle est nommée pour un second Oscar), et là, je vais tourner avec Leonardo DiCaprio un film de SF contemporaine. Bizarre, non? Ça s’appelle Inception. Mais vous savez, pour moi l’Oscar et La môme se mélangent complètement. C’est la première fois que je plongeais aussi intensément dans un personnage. J’ai découvert qu’avec beaucoup de travail, on peut tout faire.

Cela vous a-t-il rendu plus sûre de vous?
Pas de moi, mais de ma capacité à m’investir complètement.

A propos d’investissement, vous vous engagez aussi beaucoup pour la défense de la planète?
Oui, il y a longtemps que je m’intéresse à la nature et à sa protection. Cela me vient de mes parents. Et surtout de mes grands-parents, maraîchers. J’avoue que, lorsque je suis arrivée de ma campagne à Paris, j’ai vu beaucoup de choses aberrantes. D’autant que j’ai été éduquée dans le respect de toute chose. De soi, des autres, de l’endroit où l’on vit. C’est inhérent à ma personnalité. J’observe, je regarde le monde. On est avec, dedans.

Que faites-vous à votre niveau pour préserver l’environnement?
Des choses simples que chacun connaît, mais que trop peu pratiquent. Je trie les poubelles, j’essaie de ne pas gâcher l’eau ou l’électricité, de ne pas surconsommer, d’acheter utile, local et responsable, concernant notamment les vêtements et la nourriture. Je ne mange pas de mangue. J’évite les fraises en hiver et les haricots du Kenya.

Suivez-vous le Sommet de Copenhague?
Bien sûr. Tous les jours. On ne peut évidemment dire ce que ça va donner. Mais par rapport à Kyoto où personne n’en avait rien à faire, je trouve qu’il y a quelque chose de rassurant. Une réelle prise de conscience. Les gens se sentent plus concernés. ils veulent vraiment savoir comment on va gérer ce réchauffement climatique.

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