Welcome to Magnifique Marion Cotillard! Marion's best known for her award winning performance in La Vie en Rose, but you might also recognise her from movies such as Inception, Midnight in Paris, The Dark Knight Rises and The French Rust and Bone. Collecting nominations for her latest film Two Days, One Night and starring in the upcoming adaptation of Shakespeare's Macbeth, Marion Cotillard is finally making a comeback to leading roles. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents, having toured with French rock band Yodelice and recorded a song and video with British band Metronomy. She's also taken over the fashion industry as the face of Lady Dior. All the while, she is never too busy for her family and to lend her time and name to causes she believes in. Enjoy your time here and keep checking back for all the latest news!
Aug 01, 09   Mia   0 Comment French Press

on 1 Jan, 1970

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du Dossier de Presse sur VoyageSousLesMers3d.com

Comment êtes-vous arrivée sur ce projet ?
Le plus drôle, c’est que j’étais dans le désert quand j’ai reçu cette proposition. Et le désert a une forte ressemblance avec la mer : c’est une immense étendue de vagues. Des vagues de sable sous lesquelles il y a malgré tout, moins de vie que sous la mer. J’ai toujours été fascinée par l’océan, et notamment par la vie sous-marine. J’ai fait plusieurs plongées qui ont été des moments inoubliables. Du coup, avant même de lire le projet, j’étais intéressée a priori. Par la suite, j’ai vu le film et rencontré l’équipe et j’ai été totalement fascinée par les images en 3D. On a vraiment l’impression d’être sous l’eau et de faire une plongée. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que le récit soit mené par une tortue. C’est plus qu’un commentaire de documentaire, c’est vraiment un personnage à part entière, extrêmement attachant.

Comment s’est passée votre rencontre avec les Frères Mantello ?
La rencontre avec les frères Mantello a été déterminante. Nous avons eu des rapports immédiatement chaleureux et une vraie envie de partage. Surtout, ce sont des gens qui ont une grande conscience de l’écologie. C’est un mot très répandu aujourd’hui et dans lequel on place beaucoup de choses. Mais eux ont une vraie conscience des enjeux – et une vraie conscience tout court – de ce que l’homme peut faire comme mal à l’environnement et à la nature. On avait l’envie commune de montrer ce qui se passe dans le monde sous-marin pour donner envie de le protéger. Je suis rassurée et attirée par des gens comme les frères Mantello qui vouent leur vie à partager cet univers pour qu’on l’aime, le comprenne et le protège. Il y a cette splendeur dans leurs yeux, quand ils parlent du film ou d’un animal. Cette volonté de transmission est à mon sens la seule manière d’éveiller les gens à l’envie de découvrir et de protéger les splendeurs de la nature. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai accepté de participer à cette aventure. Dans le partage de la passion, il y a quelque chose de positif et de vivant. Je ne l’aurais sûrement pas fait si j’avais senti dans le projet une envie de donner des leçons et d’être négatif. Le film semble dire «voilà ce qui est beau et voilà ce que vous pouvez protéger pour que ça dure parce que c’est sublime.» C’est cette énergie qu’il y a dans le film.

On vous sent très concernée par les menaces qui pèsent sur les océans…
Ce qui se passe est très triste en fait, car il y a vraiment des espèces qui sont en train de disparaître ou qui ont déjà disparu. Et on sait que lorsque quelque chose disparaît, c’est irrémédiable. On apprend aussi dans le film que le corail n’est pas qu’un bel objet, mais que c’est quelque chose de vivant. Cela fait partie d’une chaîne, et une fois détruite, cela va vers plus de destruction. Il est toujours plus rapide de détruire que de construire. On peut détruire en une seconde ce qui a mis des milliers d’années à se construire. Car c’est non seulement criminel d’arracher du corail ou de tuer une baleine, mais cela se rapproche aussi d’un acte suicidaire. Ce film nous rappelle que la première chose qu’on tue en détruisant le milieu marin, c’est nous. C’est malheureusement un lien plus souvent destructeur que positif. La plupart des gens qui vivent sur cette planète savent que l’environnement est menacé, mais sont moins conscients que les espèces animales sont aussi en danger. Par exemple, on sait aujourd’hui que le grand requin blanc est en voie d’extinction, à tel point qu’on connaît combien il en reste dans telle ou telle région du monde. La plupart du temps, les animaux sont menacés par l’action de l’homme. Et dans le même temps, on découvre les images sublimes du film tournées par des hommes. D’un côté il y a donc une très belle vision de l’homme qui nous est offerte, et de l’autre le constat que l’homme peut s’avérer ravageur dans ces fonds marins, de même qu’il peut l’être pour les animaux terriens et aériens.

A qui s’adresse selon vous le film ?
C’est un film familial et je pense que les générations futures doivent découvrir et apprendre à aimer ce qui nous entoure. Ce sont eux qui s’occuperont du monde après nous, et leurs enfants après eux. C’est primordial d’amener cette compréhension, de savoir exactement ce qui se passe et d’éveiller cette passion. Du coup, le film est particulièrement destiné à ces générations futures qui auront envie de perpétuer cette passion, cette protection, et ce partage.

A votre avis, qu’est-ce que nous apporte la tortue qui assure la narration ?
A travers elle, on découvre toutes les espèces animales qu’elle rencontre. En même temps, c’est un personnage vivant, et donc on vit avec elle ce qui se passe. Elle donne aussi des informations précises et étonnantes. Étonnantes parce qu’on rencontre un requin taureau qui, dans l’inconscient collectif, fait plutôt peur. Et puis quand on voit que c’est une femelle et qu’elle attend des petits, notre vision est totalement différente. C’est une des choses qui m’a le plus touchée dans le film. C’est le moment où ce qu’on peut ressentir par rapport à un animal change totalement parce qu’on a une information telle que celle-là. Cette tortue nous amène à nous débarrasser de nos a priori et à découvrir des choses.

Comment vous êtes-vous approprié ce texte ? Comment l’incarnez-vous à travers votre voix et votre jeu ?
Il fallait trouver l’équilibre entre le personnage et les informations qu’elle donne, et lui créer une personnalité. Il faut donc y mettre de la vie. Mais avec ce film, il y avait quelque chose en plus : j’avais un personnage à défendre. Cette tortue à faire vivre. Le travail avec toute l’équipe était d’autant plus intéressant qu’il fallait la faire vivre avec des émotions. C’était passionnant de pouvoir me glisser dans la peau d’une tortue car c’est un personnage extrêmement attachant. C’est une forme de documentaire, mais c’est surtout un film avec des personnages, où il se passe beaucoup de choses. Il y a de l’action, de l’amour, de la violence, et en même temps cela reste un film familial, pour les enfants. On s’identifie à ses émotions. Donc elle nous prend vraiment par la main, la patte, la nageoire, pour nous faire découvrir son monde et tout ce qu’il comporte.

Etant vous-même une plongeuse, le film trouvait donc chez vous une résonance particulière.
Ce qui est formidable, c’est que la fascination des plongeurs est toujours intacte. Car les gens qui plongent depuis des années, et qui sont habitués à côtoyer ces animaux sous-marins, n’ont jamais perdu leur fascination et leur regard totalement émerveillé. Chaque plongée est nouvelle, et chaque découverte est toujours miraculeuse.

Le fait que Jean-Michel Cousteau parraine le film vous a-t-il semblé important ?
Ce nom est forcément évocateur et peu de gens sur cette terre l’ignorent. Il effectue un formidable travail pédagogique, en travaillant beaucoup avec les enfants, qui sont encore une fois ceux qu’il faut vraiment sensibiliser en priorité. Du coup, le fait qu’il soit parrain de ce film est absolument logique. Il est une caution, un joli passeport parce qu’effectivement il connait extrêmement bien ce milieu et a un nombre gigantesque d’expéditions à son actif, notamment grâce à son père. C’est un grand défenseur de l’environnement et du milieu marin en particulier.






 

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