Month: July 2009

Scans from 'Figaro Magazine'

I’m back from my summer travels for the time being so I can catch up on all those Marion news I missed during my absence. To start, I have the actual scans of the article I posted last time. The French publication ‘Le Figaro Magazine’ visited the Marrocan set of ‘Le dernier vol‘ and they published some new stills! So exciting!!

004 Le Figaro Magazine (France) – July 4
003 Le dernier vol (The Last Flight) – 2009 > Stills

New French articles

This second batch of new interviews consists of French interviews and articles. If anyone has time to translate at least one or two of them that’d be great! This is the last update for a while as I’m leaving town again tomorrow and won’t be with internet access until at least next week.

Sa Vie en Rose, Le Petit Bulletin, July 7
Confidences d’une môme qui devient grande, Gala, July 3
Marion Cotillard, une Môme en plein Sahara, Le Figaro Magazine, July 4
Marion Cotillard, de retour d’Amérique dans la peau d’une compagne de gangster, La Voix du Nord, July 3
“Johnny Depp est un vrai gentleman”, Metro, July 2
Marion Cotillard : l’amour, l’ego et Hollywood, Madame Figaro, June 27

The Sahara article is actually about Figaro Magazine‘s visit to the Le dernier vol set. We learn that the full name of Marion’s character is Marie Vallières de Beaumont.

Marion had an immediate visceral connection with Marie Vallières de Beaumont, this passionate woman who fights to rescue the man she loves to the point of exhaustion and who in the abandonment of the desert discovers a new meaning of life.

Marion Cotillard shares this perfectionism, she’s always extremely focused even for a short scene. The young Oscar winner has lost none of her naturality and simplicity though. Once we see her knitting a scarf for her niece. We’re amused to see her candidly confide her “unhealthy sentimentality” towards animals, including insects. Then the Marion we know is back, one evening she’s singing and dancing, together with a nomadic Berber family who arrived to work as extras on the film. “Like my character, I’ve found a lot more in the desert than I set out for: especially these smiles of the children!”

Rencontre Marion Cotillard – July 5

Thanks to Paolo we have the full clip & lovely screencaptures of the long Marion Cotillard interview Canal+ aired this past Sunday as part of their Rencontres de Cinéma series. Enjoy!

If someone has time to provide a translated transcript you’re most welcome to do so as I have no time at all! Thank you!

Gallery: 266 Rencontre Marion Cotillard (Canal+) – 05/07/2009
Video: 001 Rencontre Marion Cotillard

Sa Vie en Rose

de Le Petit Bulletin (France) / par Christophe Chabert

Marion Cotillard, actrice, trouve dans Public enemies son premier grand rôle américain, ou comment une comédienne consacrée par un mythe français se mue, promo comprise, en star internationale.

Pour les journalistes un peu lents à la détente, la tournée de Marion Cotillard pour présenter Public enemies se charge de rappeler que celle-ci a sérieusement changé de statut ces dernières années. Cotillard est désormais entourée d’une nuée d’attachés de presse et de men in black appliquant des consignes strictes (pas de photos, pas plus d’une demi-heure de conférence de presse) ; un protocole digne d’une star hollywoodienne. Ce qu’en définitive elle est en passe de devenir ! Depuis l’Oscar obtenu pour La Môme, Cotillard a rejoint le cercle fermé des actrices étrangères faisant carrière aux États-Unis, comme Penelope Cruz l’Espagnole et Franka Potente l’Allemande. Plus étonnant encore, cette brève rencontre avec elle, trente mois après celle qui précédait la sortie du film d’Olivier Dahan, révèle une femme transformée. Professionnelle jusque dans un sourire qu’on devine promotionnel, précise dans des réponses qu’on croirait parfois apprises par cœur ; on rêve que cette surface craque, qu’on retrouve la fille timide et un peu sauvage qu’elle était «avant». Mais non. Si Cotillard n’est pas encore tout à fait une star hollywoodienne — ça viendra — elle l’est déjà en surface.

Pentecôte

Reprenons : pour nous, Marion Cotillard a d’abord été une apparition. Une vraie. «Pentecôte» érotique dans le film d’Arnaud Desplechin, Comment je me suis disputé, son corps muet et nu ne pouvait qu’impressionner les rétines. Luc Besson, qui a l’œil pour repérer les actrices — reconnaissons-lui cela — l’engage pour le premier Taxi. Triomphe, mais dans ce film de couilles sans cerveau, la jolie Marion n’a pas grand-chose à défendre. C’est donc Guillaume Nicloux qui lui écrit son premier grand rôle : la femme double qui intrigue le détective Lhermitte dans Une affaire privée. Double, elle l’est également dans Les Jolies Choses, film regardable de Gilles Paquet-Brenner sorti au même moment et qui impose une Cotillard destroy. Chose rare en France, Cotillard ne joue pas de son physique mais avec son physique, associé à une palette de jeu qu’on sent déjà très vaste. Actrice romantique dans les post-Amélie Poulain Ma vie en l’air et Jeux d’enfants, dans une sucrerie sympa de Ridley Scott (Une grande année) et dans un conte réaliste de Burton (Big Fish), figure ambivalente dans le pervers Innocence, institutrice hystérique dans le choral Dikkenek, elle suscite des intérêts qui ne dépassent pourtant pas les premiers rôles dans des petits films, ou les seconds dans des grands. C’est ainsi, d’ailleurs, qu’elle décroche une première timbale, en jouant la vengeresse corse d’Un long dimanche de fiançailles de Jeunet, rôle magnifique qu’elle porte hardiment et qui lui vaut un premier césar. Puis vient La Môme et, jackpot, tout bascule. Direction : Hollywood.

Jeu de Frechette

Pour en arriver là, elle n’a jamais caché sa discipline de fer dans le travail. Elle a même mis les bouchées doubles pour incarner Billy Frechette, grand amour tragique du gangster Dillinger dans le film de Michael Mann. «Elle venait d’une tribu indienne du Wisconsin, et je suis allée rencontrer des gens de cette tribu, mais aussi des gens de sa famille ; j’ai regardé avec attention la seule interview qu’elle a donnée à l’époque, pendant qu’elle était en prison». Et ses racines françaises, dont le personnage parle dans le film ? «Elle avait des origines canadiennes, mais elle n’a jamais parlé le français.» D’où le challenge du tournage : «Il fallait que je trouve cet accent du Midwest. En plus, quand je tourne en anglais, je n’ai pas forcément les bons réflexes d’accent tonique. Après les prises, mon premier regard allait souvent à ma coach vocale, avant même Michael Mann, pour savoir si la prise était bonne au niveau de la diction pure». L’autre partie de la préparation, celle avec Mann justement, était aussi un travail de documentation. Il lui demande de regarder Baby Face pour s’imprégner de l’ambiance de l’époque ; elle tombe «en amour» du jeu de Barbara Stanwick et dévore tous ses films dans la foulée. Quant au côté très masculin et viril du cinéma de Mann, Cotillard souligne intelligemment que chacun de ses films réserve une place à un personnage féminin fort (elle cite Madeleine Stowe dans Le Dernier des Mohicans et Jada Pinket-Smith dans Collateral). «Michael est toujours entouré de femmes sur le plateau», ajoute-t-elle. Comme Jean-Pierre Melville, maître de plus en plus encombrant de Mann, et qui n’est sans doute pas pour rien dans la francisation du personnage de Frechette… Cotillard, à l’inverse, s’américanise sans complexe. Quant elle parle de La Môme, elle l’appelle par son titre américain, La Vie en rose ; elle s’apprête à tourner devant la caméra de Christopher «Dark knight» Nolan, avec Di Caprio comme partenaire ; et on la reverra entre temps aux côtés de Daniel Day Lewis dans la comédie musicale Nine. À la conquête du (nouveau) monde, elle n’est déjà plus La Môme Cotillard mais, comme Garbo ou Bacall, La Cotillard.

New articles & scans

I added a bunch of new interviews & articles to the press archive:

Marion Cotillard on Public Enemies, CanMag, July 6
Comparisons with Angelina a thorn as Marion blooms, Independent.ie, July 5
Cotillard’s Vie En Roles, California Chronicle, July 4
Film interview with Marion Cotillard, Public Enemies, The London Paper, July 3
Marion Cotillard: Public Enemies press conference report, Den of Geek!, July 2
Cotillard: Every day is magical, AFP, July 2
Marion Cotillard, Public Enemies Interview, MoviesOnline, July 2
We Say Oui Oui to Marion Cotillard!, The New York Observer, July 2
Accent on experience, as Cotillard prepared to play Dillinger’s girl, Chicago Tribune, June 28

Then Lorna sent in some exclusive scans of a UK publication – huge thank you! – and I added also 2 pictures of a French magazine sent in by Paolo:

005 Herald Magazine (UK) – July 4
002 Femina (France) – July 5

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