Welcome to Magnifique Marion Cotillard! Marion's best known for her award winning performance in La Vie en Rose, but you might also recognise her from movies such as Inception, Midnight in Paris, The Dark Knight Rises and The French Rust and Bone. Collecting nominations for her latest film Two Days, One Night and starring in the upcoming adaptation of Shakespeare's Macbeth, Marion Cotillard is finally making a comeback to leading roles. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents, having toured with French rock band Yodelice and recorded a song and video with British band Metronomy. She's also taken over the fashion industry as the face of Lady Dior. All the while, she is never too busy for her family and to lend her time and name to causes she believes in. Enjoy your time here and keep checking back for all the latest news!
Jul 03, 09   Mia   0 Comment French Press

on 1 Jan, 1970

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de La Voix du Nord (France) / par Christophe Caron

On l’a quittée début 2008, sous une pluie de distinctions (oscar, césar, Golden Globe…) dans la foulée du triomphe de « La Môme » qui lui a ouvert les portes d’Hollywood. C’est chez le brillant réalisateur Michael Mann (« Heat ») que Marion Cotillard, 34 ans, assume sa nouvelle notoriété mondiale.

Dans Public Enemies, la Française incarne la compagne du gangster Dillinger, ennemi public numéro un dans les États-Unis des années 30, interprété par Johnny Depp. Une grosse production dont la déferlante promotionnelle a débuté hier à Paris.

– Comment êtes-vous entrée dans ce projet ?

« Je suis restée aux États-Unis deux mois, pendant la saison des prix comme ils l’appellent (début 2008). Mon agent américain m’a dit que Michael Mann voulait me voir. Il m’avait vue dans La Vie en rose, titre américain de La Môme . On s’est rencontrés. Il a demandé à me revoir avec Johnny Depp, dans son bureau. C’était assez intimidant. (…) C’était le jour des nominations aux oscars. Une journée vraiment très riche. »

– Il a fallu maîtriser la langue…

« C’était le plus difficile. Dès le départ, j’avais cette frustration de me dire que ça ne serait pas à 101 % parfait. S’agissant de parler avec un accent américain, je n’avais pas de repères. J’ai regardé qui avait fait ça auparavant. La première référence qui est venue, c’est Gong Li (actrice chinoise), dans Miami Vice, de Michael Mann, jouant une Portoricaine alors qu’elle ne parlait pas un mot d’anglais ! »

– Quel type de préparation avez-vous suivie ?

« Michael Mann m’a fait rencontrer des femmes de prisonniers. Il voulait que je ressente ce qu’était qu’une vie au côté d’un hors-la loi. Attendre un homme emprisonné. Craindre une mauvaise nouvelle. Se demander ce qui va se passer le lendemain. Ces femmes ont partagé avec moi des histoires vraiment douloureuses. »

– Émotionnellement, comment revient-on à la réalité ?

« C’est avec La Môme que j’ai eu une expérience assez complexe. C’est comme si j’étais descendue profondément au coeur de quelque chose, sans me soucier de la manière de remonter… Ça a été difficile. Du coup, quelque chose en moi s’est déclenché pour me dire : la prochaine fois, il faudra poser quelques repères pour remonter plus vite et plus facilement. »

– Vous venez d’enchaîner plusieurs projets aux États-Unis…

« L’industrie est vraiment énorme, là-bas. C’est une ville dans la ville. Il y a une différence de culture et d’histoire. J’ai aussi eu la chance de travailler avec Rob Marshall sur une comédie musicale (Nine, d’après Huit et demi de Fellini, avec Daniel Day-Lewis et Nicole Kidman !). On ne fait pas beaucoup de comédies musicales en France, ou alors différemment. En France, Nous n’avons pas Broadway. Mais quand on se retrouve sur un plateau, chaque expérience est différente. »

– Comment s’est passé le travail avec Johnny Depp ?

« Un vrai gentleman. Il a trouvé un équilibre dans cette vie de grande star américaine, entre sa simplicité, sa facilité d’accès et son côté créatif qui lui amène cette folie et ce talent. Je lui suis très reconnaissante d’avoir accepté de faire tant de prises qui m’étaient nécessaires à moi, pour me détendre et justement ne plus penser à cet accent. »






 

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