Welcome to Magnifique Marion Cotillard! Marion's best known for her award winning performance in La Vie en Rose, but you might also recognise her from movies such as Inception, Midnight in Paris, The Dark Knight Rises and The French Rust and Bone. Collecting nominations for her latest film Two Days, One Night and starring in the upcoming adaptation of Shakespeare's Macbeth, Marion Cotillard is finally making a comeback to leading roles. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents, having toured with French rock band Yodelice and recorded a song and video with British band Metronomy. She's also taken over the fashion industry as the face of Lady Dior. All the while, she is never too busy for her family and to lend her time and name to causes she believes in. Enjoy your time here and keep checking back for all the latest news!
Jul 03, 09   Mia   0 Comment French Press

on 1 Jan, 1970

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de Gala (France) / par Chris Stein

Qu’il est loin le temps de Taxi où la débutante Marion Cotillard se cantonnait au rang de banale garniture sexy du cinéma français. Couronnée d’un oscar, sa puissante interprétation de Piaf dans La Môme l’a propulsée, en 2008, aux cimes d’Hollywood. De Russell Crowe (« j’ai eu l’impression de tourner à coté d’un ange ») à Leonardo DiCaprio (« on ne peut éprouver que de l’admiration pour elle ») et ses nouvelles fans, Angelina Jolie et Sharon Stone, le gratin ne tarit pas d’éloges sur la brunette aux yeux clairs.

Preuve que son succès n’a rien d’un feu de paille, la voila en tête d’affiche de Public Enemies, polar du grand Michael Mann (Heat, Miami Vice) parmi les attendus de l’année. Elle y incarne Billie Frechette, compagne rebelle de John Dillinger, gangster légendaire campé par Johnny Depp. Pas de doute, la môme a mué en mythe…

Gala : Public Enemies est votre premier grand film depuis le triomphe mondial de La môme et votre victoire aux oscars. Appréhendez-vous la réaction du public ?
Marion Cotillard :
J’évite d’y penser. Je suis tellement nerveuse que je préfère me jeter dans le travail pour ne pas avoir à y réfléchir. Je suis un peu fainéante de nature, mais si je reste trop longtemps au repos, je commence à douter de tout. Alors il vaut mieux que je tourne (rires).

Gala : Michael Mann vous offre votre premier rôle vedette dans un film américain. Comment vous êtes-vous préparée ?
M. C. :
Avant de démarrer le tournage, j’étais terrorisée. Je n’avais rien tourné depuis deux ans. J’avais passé tout ce temps à voyager, à présenter La môme à travers le monde et à rencontrer des gens de diverses cultures. En arrivant à Chicago, sur le plateau de Michael Mann, j’avais peur de ne plus savoir jouer. Mais c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas (rires)!

Gala : Avez-vous parlé français avec Johnny Depp ?
M. C. :
Non, j’avais un coach avec moi qui m’a interdit de parler français pendant les quatre mois qu’a durés le tournage. C’était le seul moyen de garder mon accent américain pour le film. Je parlais anglais même avec mes amis français et mes proches. Très bizarre…

Gala : Comment Guillaume Canet (ci-dessous) a réagi lorsque vous avez simulé une scène de sexe avec Johnny Depp ?
M. C. :
Ne m’en parlez pas, c’était terrible (elle éclate de rire). Non, comme mon amoureux est aussi acteur et réalisateur, il comprend très bien les exigences de notre métier. En fait, j’étais bien plus nerveuse que lui.

Gala : Est-ce plus plus facile lorsque votre partenaire est l’homme de votre vie, comme dans Le dernier vol, que vous venez d’achever ?
M. C. :
Je n’aime pas simuler l’amour à l’écran, avec Johnny comme avec mon homme. Il faut dire que sur Public Enemies, j’ai tourné ma première étreinte au cinéma. Johnny a été un vrai gentleman, il a tout fait pour que j’en garde un bon souvenir. Il ne m’a pas laissée seule avec mes peurs. Nous en avons discuté tous les deux, puis avec Michael Mann, et nous sommes tombés d’accord pour ne pas être nus dans cette séquence.

Gala : Billie Frechette, votre personnage, tombe amoureuse d’un criminel. Pourriez-vous succomber au charme d’un bad guy ?
M. C. :
Si on tombe amoureux d’une personne dont on ignore tout, cela peut arriver. J’ai vécu une expérience similaire. A vingt ans, je me suis éprise d’un homme. Après deux ou trois semaines, j’ai découvert qu’il était sous l’emprise de drogues.

Gala : Une Française est actuellement en prison au Mexique parce qu’elle était la compagne d’un criminel. Comprenez-vous son désarroi ?
M. C. :
Totalement. Je comprends qu’une personne puisse suivre quelqu’un sur un mauvais chemin et faire des choses terribles à cause de l’amour. J’ai eu cette expérience et c’était horrible. J’ai tout essayé pour aider mon compagnon de l’époque à arrêter les drogues… Rien n’a marché.

Gala : Les Américains vous adorent depuis La Môme, qui vous a rapporté un oscar…
M. C. :
Il y a quelque chose de magique chez eux, notamment leur sens de la communication. On peut rentrer dans un ascenseur rempli d’inconnus et tout le monde se dit bonjour puis se parle. Il y a de bonnes vibrations, une bonne énergie qui se dégage.

Gala : Allez-vous quitter la France pour vivre aux USA ?
M. C. :
Non, j’espère continuer à aller là où l’on me propose de bons films. Il n’y a pas tant de rôles forts pour les femmes au cinéma. Je préfère un petit film indépendant aux Etats-Unis qu’une grosse production française, où je ne serais pas à l’aise. Mais j’aimerais aussi tourner en Asie, en Russie… ou ailleurs.

Gala : Comment jugez-vous votre beauté ?
M. C. :
Je n’y pense pas au quotidien. En revanche, me faire belle pour la présentation d’un film, c’est autre chose… Il est indispensable de se mettre en valeur lorsque l’on doit donner envie au public d’aller au cinéma. Plus largement, je n’ai aucun problème à entrer dans la peau d’un personnage quel qu’il soit.

Gala : Depuis novembre 2008, vous êtes désormais l’égérie officielle de Dior. Le succès rend-il belle ?
M. C. :
D’une certaine manière, oui. Le succès vous donne un peu plus de confiance en vous. Et cela aide à s’aimer, donc à refléter une image radieuse… Je crois que tout est lié.

Propos recueillis par Chris Stein à Hollywood






 

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