Welcome to Magnifique Marion Cotillard! Marion's best known for her award winning performance in La Vie en Rose, but you might also recognise her from movies such as Inception, Midnight in Paris, The Dark Knight Rises and The French Rust and Bone. Collecting nominations for her latest film Two Days, One Night and starring in the upcoming adaptation of Shakespeare's Macbeth, Marion Cotillard is finally making a comeback to leading roles. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents, having toured with French rock band Yodelice and recorded a song and video with British band Metronomy. She's also taken over the fashion industry as the face of Lady Dior. All the while, she is never too busy for her family and to lend her time and name to causes she believes in. Enjoy your time here and keep checking back for all the latest news!
May 14, 09   Mia   0 Comment French Press

on 1 Jan, 1970

Tweet about this on Twitter0Share on TumblrPin on Pinterest0Share on Facebook0

de Paris Match / par Marie Adam-Affortit

Oscarisée pour son interprétation de Piaf, elle devient aujourd’hui une héroïne hitchcockienne pour le symbole du luxe français. Et voit la vie en rose.

C’est une certaine idée du chic à la française, une façon de porter le glamour au naturel et en toutes circonstances, même les plus trépidantes. En choisissant la jeune actrice comme égérie du fameux sac Lady Dior, la célèbre maison de couture ne pouvait pas se tromper. Marion est capable de sublimer son charmant côté «girl next door» d’un je-ne-sais-quoi d’élégance vénéneuse qui rend sa présence magnétique. Un cocktail explosif, brillamment dirigé par Olivier Dahan dans… «The Lady Noire Affair», un court-métrage promotionnel, réalisé dans une ambiance sixties. La comédienne y incarne une inconnue troublante, impliquée dans une sombre histoire. Un rôle de pure composition : un an après son sacre hollywoodien, cette jeune femme toute simple mène une vie écolo et une romance discrète avec Guillaume Canet.

Consciencieuse, toujours. Même lorsqu’il s’agit d’un court-métrage publicitaire, mêm lorsque le tournage ne dure que quatre jours, Marion fait honneur à sa réputation de bosseuse. Le jeu est pourtant une seconde nature pour cette fille de comédiens, premier prix du conservatoire d’Orléans à 18 ans. Mais la demoiselle est exigeante et n’aime rien tant que la difficulté. Le lendemain de la cérémonie des Oscars 2008l, elle s’envole à 4 heures du matin, pour rejoindre le plateau de «Public Enemies», un drame policier de Michael Mann qui sortira l’été prochain, dans lequel elle donne la réplique à Johnny Depp. Un tournage éprouvant dans lequel elle tente de gommer toute trace d’accent français… avant de devoir retrouver pour «Nine», une comédie musicale inspirée du fellinien «Huit et demi», qu’elle vient de terminer aux côtés de Penélope Cruz et Nicole Kidman.

Siglé Dior, le carton convie rédactrices de mode et journalistes à la projection, en avant-première, de «The Lady Noire Affair». Réalisé par Olivier Dahan, le thriller publicitaire met en scène l’oscarisée Marion Cotillard. Dans le fond de la salle, Miss Dior Marion apparaît, chaperonnée par son agent. Que cache-t-elle dans son sac ? Telle est l’énigme cinématographique à laquelle chacun donnera un sens, six minutes et demie plus tard. Applaudie, Marion est maintenant prête à se plier à l’exercice de l’interview… express.

Paris Match. “The Lady Noire Affair” est un film sophistiqué. En quoi ce projet publicitaire vous a-t-il séduite ?
Marion Cotillard. Plusieurs jolies raisons m’ont entraînée dans cette aventure particulière. D’abord le scénario années 60 inspiré de l’univers de Hitchcock, dont je suis une grande fan, ensuite mon partenaire, le sac Lady Dior, qui joue un grand rôle et, enfin, le choix du réalisateur, Olivier Dahan, qui m’a plongée dans un monde de suspense et de féminité extrêmes. A mi-chemin entre court-métrage et pub, je ne pouvais manquer le rendez-vous.

Troquer la petite robe noire de Piaf contre de la haute couture, est-ce grisant ?
Etre habillée par John Galliano est un rêve, évidemment. Autant pendant le tournage qu’aujourd’hui pour la présentation du film. Dans “La Môme” ou “Public Enemies”, qui sortira en juillet, l’élégance était moins sophistiquée. Le scénario s’y prêtait peu. Quelle fille ne craquerait pas pour une jolie robe griffée, le temps d’une cérémonie ou d’une soirée ? Je ne dirais pas que je suis la fille au monde qui connaît le mieux la mode, mais je reste fidèle aux créateurs qui, depuis le début, m’ont fait confiance. Pour l’heure, j’enchaîne les tournages et passe plus de temps dans les costumes de films que dans mes propres vêtements. Pour autant, je n’ai pas abandonné mon jean et mes baskets.

La féminité est liée au parfum. Quel était celui de votre adolescence ?
Je reniflais une essence indienne divine qu’utilisait ma mère et dont je conserve précieusement quelques gouttes dans le fond du flacon. Je sais que, plus jamais, je ne retrouverai l’odeur de mon enfance. Depuis plusieurs années, j’ai cessé de me parfumer. C’est tellement nocif et dangereux pour l’homme et aussi pour la couche d’ozone, de vaporiser ces quelques gouttelettes odorantes !

Vous venez de tourner “Nine”, de Rob Marshall, avec Penélope Cruz et Nicole Kidman. Ça fonctionne, trois grands noms sur un même plateau ?
Et aussi Daniel Day-Lewis. Toutes trois avions le même enthousiasme pour chanter et danser dans cette comédie musicale. Entre les scènes, nous partagions des discussions de filles. Nos vies sont éloignées, mais nous nous retrouverons avec joie pour la sortie du film en fin d’année.

Un Oscar ne tombe pas tout seul. Pour le décrocher, avez-vous mené une vraie campagne aux Etats-Unis ?
A partir du moment où un acteur est sérieusement pressenti, il y va à fond. Comme les autres prétendantes, j’ai fait mon boulot jusqu’au bout. Ça ne choque personne, là-bas. On présente le film aux votants à travers le pays, on apparaît sur les plateaux de télévision, on donne des interviews. Une promotion XXL non-stop pendant trois mois, faite de rencontres incroyables.

On imagine que vous pratiquez parfaitement l’anglais ?
Je maîtrise la langue du mieux que je peux, sans parvenir à gommer totalement mon accent français. Le personnage que j’incarne dans “Public Enemies” le film de Michael Mann, est une Amérindienne française. D’une précision extrême, le réalisateur a souhaité que j’approche au plus près de la langue américaine. J’ai travaillé, répété pour donner le meilleur de moi.

Vous qui séjournez fréquemment aux Etats-Unis, avez-vous pu observer un changement depuis l’élection de Barack Obama ?
Je ne suis pas la mieux placée pour parler de la politique américaine. Il me semble, pourtant, qu’avec le nouveau président les gens ont retrouvé leur fierté d’Américains. La crise est installée, mais ils sont confiants.

Vous évoquez souvent le doute. Etes-vous plus sûre de vous aujourd’hui ?
Si tout à coup j’étais sûre de moi, je ne serais plus la même. A l’intérieur de moi, je suis très complexe. Bien sûr, les récompenses rassurent… un temps. Je suis sur le chemin de la simplicité, avec toujours, en ligne de mire, la difficulté que je ne renie pas.

L’éclat de votre célébrité n’effraie-t-il pas désormais les réalisateurs français ?
Quel que soit le film, c’est moi qui suis la plus terrorisée avant un tournage. La question n’est pas là. Si j’ai quelque chose à raconter dans une histoire, ici ou à l’étranger, que ce soit avec un réalisateur de renommée internationale ou un jeune metteur en scène, je fonce.

Les honneurs vous ont-ils éloignée de vos amis acteurs ou actrices ?
Depuis mon expérience américaine, je ne suis pas vraiment revenue en France. Je n’imagine pas ce qui peut se dire sur mon compte. Probablement rien, d’ailleurs. Les jalousies, les mesquineries, si elles existent, sont loin de moi. Mélanie Laurent est toujours une amie très proche. Elle aussi vit une aventure formidable dans le nouveau film de Tarantino. Je me réjouis pour elle.

Vous refusez d’évoquer votre vie privée. Mais pouvez-vous révéler ce que contient votre sac Lady Dior ?
Rien de très intime, en effet. Un baume à lèvres, un téléphone, et c’est tout.






 

Comment Form