Month: February 2008

80th Academy Awards Coverage – Part 2

First of all my apologies for all the downtime you are currently experiencing with the site. It is all because of the massive increase of visitors since Marion’s historical moment at the 80th Academy Awards. I hope the site’ll soon work a lot better again. I myself am still trying to get some much needed sleep here and there and am feeling totally out of my usual rhythm. But thinking of Marion Cotillard’s win at the Oscars is still making me smile so much! She was only the second French actress ever to receive the coveted statuette as Best Actress and also only the second actress – after Sophia Loren for an Italian film – to receive an Oscar in the Best Actress category for a performance that isn’t in English. Oh, and of course she is also the first and so far only winner of an Academy Award for a performance in the French language.

Wasn’t her speech adorable? While her BAFTA acceptance speech was dominated by genuine surprise and shock I felt she seemed almost fragile and definitely overcome by emotions when accepting the César in her home country. But at the Oscars she was simply full of joy! And I loved her ‘poetic’ reference to the angels.

Oh — thank you so much. Olivier, what you did to me, Maestro Olivier Dahan, you rocked my life. You truly rocked my life. Thank you so much to Picturehouse for your passion, members of the Academy, thank you so, so much. And — wow. Well, I’m speechless now. I — I — well, I — thank you life, thank you love, and it is true, there is some angels in this city. Thank you so, so much.
Special online thanks Hylda, Bryna, Mara, Laurent, Bastien, I love you!
source: Oscar.com

Canada.com named this the best acceptance speech of the evening – giving it a grade A-.

Length: 47 seconds
Quote: “Thank you life, thank you love, and it is true, there is some angels in this city.”
Wins marks for: Her display of pure joy. Witness her thanks to La Vie En Rose writer/director Olivier Dahan: “Olivier, you rocked my life. You truly rocked my life!”
Loses marks for: Saying she was “speechless” in the middle of her, um, speech and then continuing to go on. Aaah well, English ain’t her first language.

In addition to the already added clip of the Thank You Cam – where Marion quickly says a few thank yous in French – I’ve now also added the full video of the Pressroom interview. She answers questions about her performance and about the now finished awards season. She says that she’s totally overwhelmed with joy and sparkles and fireworks and everything that goes like ‘boom boom boom’, names Peter Sellers, Meryl Streep, Cate Blanchett and Toni Colette among others as her favourite actors and concludes by choosing the song ‘Padam’ by Edith Piaf as the one that best describes her feelings at the moment. And she sings a few notes of the song. Be sure to download the video – it is a must-see!

President of France Nicolas Sarkozy congratulates Marion Cotillard in an official statement (Full statement on AmbaFrance):

I would like to extend my warmest congratulations to Marion Cotillard, who has just received the Oscar for Best Actress for her masterful interpretation of Edith Piaf in “La Vie en Rose”, directed by Olivier Dahan.

Half a century after Simone Signoret, a French artist has received the Best Actress award at the Oscars. It was a good omen that Catherine Allegret, Simone Signoret’s daughter, herself had a role in “La Vie en Rose”.

Marion Cotillard embodies an Edith Piaf who is unsettling in her realism, emotion and passion. Her interpretation brings to life the story of a woman who gave French song its acclaim and authenticity; a singer, too, who closely united France and America.

I have almost 300 additional pictures from the Oscars saved to my computer. I will soon upload them to the site – so stay tuned!

Marion Cotillard. Toujours plus haut

de Elle / par Florence Besson et Edouard Dutour

Elle a tout raflé ou presque…De récompenses en tapis rouges, l’étoile de la « Môme » ne cesse de briller. Nous avons mené l’enquête : pourquoi Marion Cotillard enflamme-t-elle ainsi le public… et Hollywood ?

Parce qu’elle en veut !

Et si le vrai secret de Marion Cotillard, c’était d’abord un féroce appétit de travail ? « Ce qui est magnifique, s’émeut Arnaud Desplechin, le premier à l’avoir repérée puis dirigée dans “Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle)”, c’est qu’elle se considère plus petite que son travail, elle est d’une humilité incroyable, au point de s’effacer devant la beauté qu’elle produit. » Pour « La Môme », où elle incarnait pour la première fois un personnage réel, elle s’est engagée avec frénésie, visionnant mille fois des interviews, avalant les biographies, acceptant sans mot dire les cinq heures quotidiennes de maquillage, avec faux crâne et prothèse dentaire, et les cours de chant jusqu’à l’épuisement, répétant à l’envi : « C’est quand c’est difficile que je prends du plaisir. » Il faut dire que Marion est une enfant de la balle, biberonnée au cinéma par son père metteur en scène et sa mère comédienne. Pour elle, devenir actrice n’était pas un rêve, mais une évidence. « Elle est incroyablement douée, mais aussi très travailleuse, s’extasie Ilan Goldman, producteur de “La Môme”. Souvent, les acteurs ont l’un ou l’autre, rarement les deux ! » Sa performance ne pouvait laisser Hollywood indifférent, comme l’explique Rebecca Leffler, correspondante en France pour « The Hollywood Reporter » : « Aux Etats-Unis, on sait que Marion est une bosseuse, et c’est une valeur capitale chez nous. »

Parce qu’elle est inclassable

« Marion dégage un drôle de charme… nous confie Guillaume Nicloux, qui l’a dirigée dans “Une affaire privée”. Quelque chose d’irrationnel, de l’ordre de la séduction. Elle stimule l’imaginaire, car elle reste inclassable, et offre un panel très large. » Une qualité idéale pour un metteur en scène, qui peut tout projeter sur elle. « Quand la caméra tourne, elle peut aller au-delà du rôle, reprend le réalisateur, elle apporte toujours quelque chose en plus, qui donne une formidable densité à son jeu. » De quoi s’agit-il ? De l’avis de tous, Marion sait être légère dans la tragédie, intense dans la douceur… Magie que ressent aussi Jean Paul Gaultier, qui s’y connaît en matière d’invitation au rêve : « Elle a cette dualité force-fragilité que j’ai vue chez les vraies stars, comme Madonna ou Deneuve. Et puis, comme avec toutes les grandes, il y a chez Marion cet éclat, cette lumière ! » Bref, une étoile sur la toile.

Parce que Cotillard, c’est Paris !

« Avec moi, Paris est toujours un peu là… » Cette phrase de la môme Piaf, Marion Cotillard pourrait presque la reprendre à son compte. Sur les traces d’Audrey Tautou, elle a su rallumer le mythe de la Parisienne : brune piquante, un brin rebelle et mélancolique comme une vue de Montmartre sous la pluie ! « Depuis ce rôle, elle incarne la France à elle toute seule, s’enthousiasme Jean Paul Gaultier, qui l’avait habillée dans “Un long dimanche de fiançailles”, film qui lui valut son césar du meilleur second rôle. Elle est devenue LA femme française, telle qu’on l’imagine à l’étranger : gouailleuse, mais chic, un peu titi, mais avec de la gentillesse. C’est le Paris canaille revu aujourd’hui. Je la vois bien avec des rayures, un petit foulard et une jupe fendue ! » Alors qu’outre-Atlantique les producteurs insistent pour lui imposer les conseils de moult stylistes, à l’instar de tous les people made in USA, Marion ne s’en laisse pas conter et refuse les diktats du « look-qui-fait-vendre-à-Hollywood », gardant au quotidien ce petit style que toutes les filles veulent avoir. Et elle a raison, à en croire le king Karl Lagerfeld : « Marion représente l’idée d’une Parisienne très française – notion un peu oubliée aujourd’hui – et très contemporaine en même temps. Beaucoup plus belle et plus “chic” que la pauvre Piaf, qui avait du génie, certes… »

Parce que c’est une bonne copine

Alors qu’elle se demandait comment quitter l’ombre d’Edith Piaf, Marion n’a pas joué les vedettes délirantes mais a suivi les conseils de son amie Sylvie Testud : « Mets une minijupe, fais-toi belle comme un coeur, raboule tes copines et va danser toute la nuit ! » Après quoi, la militante écolo a filé sac au dos au Pérou… Cette petite-fille de maraîcher, longtemps d’une timidité maladive, n’a d’autres plaisirs que de cultiver son potager et des amours discrètes. Après six ans d’un roman d’amitié, elle partage la vie de Guillaume Canet. « Marion est une fille très simple et très sympa avant tout », résume Guillaume Nicloux. Confirmation de Mélanie Laurent : « Un soir où je n’allais pas bien, elle a tout annulé pour venir me consoler avec une bouteille de rouge. » Une spontanéité qui n’est pas étrangère à sa sucess story américaine : « Autrefois, la star française, c’était Catherine Deneuve, une femme très chic mais froide, explique la Californienne Rebecca Leffler. Marion, au contraire, s’extasie devant ce qui lui arrive et répète sans cesse dans les shows télé : “I am so excited” ! Elle semble tellement accessible qu’elle a fait chavirer le coeur de tous les Américains jusque dans l’Iowa ! »

Parce qu’elle est « so french »…

Et si, au-delà du génie désormais reconnu de l’actrice, c’était le personnage d’Edith Piaf -cette image un peu trash, un peu triste, mais diablement envoûtante de la vieille Europe – qui s’était réveillé dans l’imaginaire des Américains, voire du monde entier ? « C’est vrai qu’on pourrait presque parler de nouvelle “nouvelle vague” aux Etats-Unis, constate Rebecca Leffler, tant la France passionne à nouveau. Mais je crois surtout que ce film, pourtant tellement français, incarne le rêve américain : “from rags to riches”, de la rue aux lustres. Piaf est partie de rien. Les Américains adorent ce genre d’histoire. » Et Marion Cotillard elle-même, emportée par la fougue d’Edith, réalise sa conquête de l’Ouest !

Because a star is born !

« Do you know Gérard Depardiou ?! » Longtemps, dans la catégorie superstar frenchie, il y a eu BB… et Gégé, même si les cinéphiles se plaisent aussi à évoquer Deneuve ou Binoche. Et si l’avènement de Marion Cotillard aux Etats-Unis symbolisait enfin un renouveau ? « Voir des acteurs de cette génération accéder à ce niveau de notoriété, ça fait rêver, et ça laisse à penser que finalement notre cinéma est ultravivant, » se réjouit Arnaud Desplechin. Reste à savoir comment l’actrice saura gérer son nouveau statut. John Nollet, son ami, qui l’a coiffée à travers le monde pour la promo de « La Vie en rose » (le titre du film à l’étranger), nous rassure : « Marion a le charisme des grandes. Comme souvent chez les stars de ce niveau, elle est charmante, respectueuse, très simple. » Mélanie Laurent confirme : « Elle a la capacité à être immense, et tout ce qui lui arrive ne la dépasse pas. » Le seul regret ? « Elle sera moins disponible pour tourner en France ! » soupire Guillaume Nicloux. Peu importe. Va Marion, et ne regrette rien !

80th Academy Awards Coverage – Part 1

4.30 pm/1.30 am: Marion Cotillard has been spotted on the red carpet! She’s looking absolutely glamourous and beautiful in a low-cut white dress and a kind of an old-Hollywood hairdo!

4.37 pm/1.37 am: The fashion lady from E! loves Marion’s dress! It’s Jean Paul Gaultier by the way. In the interview she talks about living in the presence and enjoying every minute as well as about her American accent for her role of Billie in ‘Public Enemies’.

5.35 pm/2.35 am: It’s getting earlier and earlier over here. But I’ve added 11 gorgeous HQ pictures to the 80th Academy Awards folder in the gallery.

7.13 pm/4.13 am: MARION COTILLARD WINS THE OSCAR!!!!!!

7.16 pm/4.16 am: Warmest congratulations again! I’m sooo happy! As luck would have it my internet connection decided to act weird in the middle of Marion’s speech 🙁 Also I couldn’t get it recorded. Sorry! In the meantime I have some other interviews for you, incl. the interview by E! News:

10.13 pm/7.13 am: Thanks to Mycah we have a HQ clip of Marion’s acceptance speech:

80th Academy Awards

It’s Oscar time! Forest Whitaker – last year’s winner for Best Actor – will hand out the trophy to whoever’s named Best Actress tonight. Will it be Marion Cotillard? The Mary co-star recently said he expects it to be her: “Marion Cotillard! Did you not see her in La Vie En Rose? She’s transforming! That’s it!”

Here some times to watch the ceremony live (all times are local):

United States: ABC – 5pm PT/8pm ET
United Kingdom: Sky One – Red Carpet Live 11.10pm (not sure about the actual ceremony)
France: Canal+ – 0.00 am (commented by Laurent Weil and Pretty Things co-star Patrick Bruel)
Germany: ProSieben – 0.30 am / Austria: ORF1 – 0.55 am

Arrivals and Red Carpet are covered by ABC and E! as of 3pm PT. Should Marion win she’s sure to appear in all the various Oscar Highlights that’ll air tomorrow everywhere. Since I have to work tomorrow all day I’m not sure how much of the night I’ll manage to stay up but I’ll try to bring you the first pictures and news as soon as possible. Good luck Marion – we’re keeping our fingers crossed! And we promise we’ll continue to love you no matter what happens!

A note-perfect Edith Piaf

from Los Angeles Times / by Mark Swed

Oscar-nominated Marion Cotillard uses her eyes the way the French chanteuse used her voice in ‘La Vie en Rose.’

MARION COTILLARD has been praised for channeling the legendary French chanteuse Edith Piaf all but supernaturally in “La Vie en Rose.” She does nothing of the sort. Much more interesting than that, this Oscar nominee for best actress is a conduit to Piaf.

Sure, makeup makes a modern actress look uncannily like a great French chanteuse from an earlier generation. Cotillard expertly mimics Piaf’s gestures, at least the ones we know from what was caught on camera in the singer’s movie appearances, filmed concerts and interviews. Maybe Piaf was as childish as Cotillard portrays her, although I doubt it. The singer probably could be as hysterical.

But none of this explains Cotillard’s incandescent performance or her fabulous musicality. Any halfway decent actress should know how to sensationalize the tawdry biographical details as they are presented in this flawed but still mesmerizing film. Others could undoubtedly lip-sync as convincingly as Cotillard does. That, though, is small ambition.

In a brief featurette on the film’s DVD release, director Olivier Dahan says he recognized Piaf’s eyes in the actress. Cotillard’s eyes are, in fact, Cotillard’s eyes. Her great acting is with them, if not necessarily through them. Dahan trains his camera on her irises and doesn’t let go. But however ravishing, they are pathways to nowhere, certainly not to Piaf’s soul. Instead they see the world around them, which then seems, through them, perfectly marvelous.

Cotillard’s onlooker’s eyes, when she portrays Piaf’s performances on stage, reflect the theater — the audience, the ushers, the worn velvet of the seats. Cotillard doesn’t need to sing with her eyes; looking with them is enough.

And listening. This is where the awe comes in. Through her own deep gaze, Cotillard uses her eyes the way Piaf used her voice.

That voice was basically a documentary instrument. Piaf did not try to sound beautiful. She went to great effort, instead, to sound real. She knew what a money note was, and she knew how to blow her wad when she wanted to. But she was most amazing deadpan, letting her voice wryly reveal the life around her.

Piaf’s best songs are her songs about Paris, not about herself. They work best not as narratives but as aural descriptions. Her exaggerated rolled Rs, for instance, became the percussion of clinked glasses in the café. She presented the exhilaration of raw experience.

Piaf could be pathetic. She was proud and sad, and proud to be sad (which is a great way to sing but not such a hot way to live your life). In her relationships, Piaf fell in love easily and never well. But she loved her audience fervently. You never sense that she is singing to you personally — her personal life was too much a disaster for that. Rather, she addresses us collectively.

Cotillard clearly captures this. We watch her watch. We see, in her eyes, the crowd. But she is looking at us, reflecting us in love with Piaf’s song. She may not be Piaf, but Cotillard, in a brilliant stoke, turns us into Piaf’s audience of ardent admirers.

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