Welcome to Magnifique Marion Cotillard! Marion's best known for her award winning performance in La Vie en Rose, but you might also recognise her from movies such as Inception, Midnight in Paris, The Dark Knight Rises and The French Rust and Bone. Collecting nominations for her latest film Two Days, One Night and starring in the upcoming adaptation of Shakespeare's Macbeth, Marion Cotillard is finally making a comeback to leading roles. Not stopping at movies, Marion Cotillard is also exploring her musical talents, having toured with French rock band Yodelice and recorded a song and video with British band Metronomy. She's also taken over the fashion industry as the face of Lady Dior. All the while, she is never too busy for her family and to lend her time and name to causes she believes in. Enjoy your time here and keep checking back for all the latest news!
Mar 10, 07   Mia   0 Comment French Press

on 1 Jan, 1970

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from Journal de Montréal / by Maxime Demers

A priori, elle ne ressemble pas du tout à Édith Piaf. Marion Cotillard est grande, mince, plutôt jolie, alors que Piaf était petite, pas trop mignonne. Et pourtant…

Le réalisateur Olivier Dahan (Les Rivières pourpres 2) a tout de suite vu quelque chose de Piaf chez Cotillard. Quelque chose qui a fait que l’actrice de 31 ans, qui a joué la pitoune de service dans les comédies Taxi et la conquête française De Russell Crowe dans A Good Year (de Ridley Scott), est devenue dès le départ son choix numéro un pour le rôle de la célèbre chanteuse dans son film sur Piaf, La Vie en rose.

Dahan était toutefois le seul à avoir eu cette vision. D’ailleurs, quand il a parlé de Marion Cotillard à ses producteurs, il s’est fait poliment conseiller de rencontrer aussi d’autres actrices avant de prendre sa décision. Il l’a fait, mais il est finalement resté campé sur son premier choix. Le bon choix, manifestement.

«Ce sont ses yeux», résume Olivier Dahan, quand on lui demande ce qu’il a vu de Piaf chez Marion Cotillard.

«Malgré qu’elle soit plus grande et bien plus jolie, Marion a des yeux qui me faisaient penser à ceux de Piaf quand elle était très jeune.

«Mais au-delà de cela, j’avais vu Marion jouer dans quelques films et son travail m’avait impressionné. J’avais vu en elle un côté tragédienne que je cherchais pour le rôle. C’est très rare, de trouver cela chez quelqu’un. Adjani, par exemple, a cela en elle.»

Défi immense

Quant à la principale intéressée, Marion Cotillard, elle admet elle-même avoir été surprise en apprenant qu’Olivier Dahan songeait à elle pour le personnage de Piaf.

«J’ai su ce qu’il avait vu en moi seulement il y a quelques semaines, quand il l’a dit en entrevue dans les journaux», souligne Cotillard, rencontrée la semaine dernière dans un hôtel de New York – où le film était présenté dans le cadre du Festival de la francophonie à New York.

«Il ne m’a donc pas dit pourquoi il m’avait choisie avant qu’on tourne le film, mais en même temps, ce n’était pas nécessaire. Je n’avais pas besoin de savoir.»

Dans La Vie en rose (d’abord baptisé La Môme pour sa sortie en France),Marion Cotillard incarne Édith Piaf de 19 ans à 47 ans, l’âge où elle est morte, usée par les abus d’alcool, de drogues et par les (nombreux) malheurs de sa vie. Le film retrace les grandes lignes de sa vie, de son enfance difficile (mère absente, perte de la vue temporaire) à la nuit de sa mort.

«La première question que je me suis posée quand j’ai reçu le scénario d’Olivier (Dahan), c’est : qui est ce dingue qui s’imagine qu’une seule et même comédienne peut interpréter ce rôle de 19 ans à 47 ans, en sachant qu’à la fin de sa vie, elle paraissait plus vieille d’au moins 25 ans?», raconte Cotillard.

«Ça représentait vraiment une énorme charge de travail. J’ai tout de suite senti qu’on s’attaquait à quelque chose de très gros, d’immense même…»

S’imprégner d’une légende

Marion Cotillard ne connaissait presque rien de la vie d’Édith Piaf avant d’accepter le rôle. «J’avais donc tout à découvrir », admet-elle.

«Je connaissais quelques-unes de ses chansons, bien sûr, surtout ses plus connues. Je savais aussi qu’elle s’habillait en noir et que quand elle était sur scène, elle faisait beaucoup de gestes avec ses mains. Mais de sa vie privée, j’avais très peu d’informations; je connaissais même à peine son histoire d’amour avec Marcel Cerdan…»

Par où commence-t-on, donc, quand on a tout à apprendre?

«On commence par les livres; les biographies les moins inventées car il y a beaucoup de choses qui ont été écrites sur elle qui n’étaient pas vraies, répond en souriant l’actrice française, rencontrée il y a une semaine dans une suite d’un hôtel de Manhattan où elle enchaînait depuis deux jours, en jeans et en chemise à carreaux, des entrevues avec les médias new-yorkais.

«Ensuite, il s’agit de faire des recoupements entre les informations qu’on a lues, pour vérifier si elles sont avérées. Mais déjà, pratiquement tout ce qui était dans le scénario d’Olivier était vraiment arrivé.»

Immersion complète

Après avoir bien étudié la vie de Piaf, Cotillard s’est plongée dans l’analyse du personnage, de l’icône mais aussi de la femme derrière la légende.

«J’ai fait une immersion totale, illustre-t-elle. J’ai regardé les films dans lesquels elle a joué, les enregistrements de ses spectacles, les entrevues qu’elle a accordées.

«Après quoi, j’ai choisi de travailler sans répétition, je ne voulais pas pratiquer sa voix ou sa démarche de peur de tomber dans l’imitation ou la caricature. J’avais envie de travailler différemment, de créer à l’intérieur de moi, comme un puzzle. À force de beaucoup observer, on finit par s’imprégner. Je me suis donc imprégnée d’elle.

«Puis quand je suis arrivée sur le plateau, il y avait cette voix et cette démarche qui me revenait, comme un transfert intérieur en moi. Le travail, c’était donc d’abord de comprendre, d’aller chercher la femme derrière la légende. Si on a bien fait ce travail d’imprégnation, il y a quelque chose qui finit par fonctionner.»

Dans son travail de préparation, Cotillard n’a rencontré que deux personnes qui ont connu intimement Édith Piaf :Georges Moustaki avec qui elle a vécu une histoire d’amour et sa meilleure amie (campée dans le film par Sylvie Testud) qui l’a accompagnée tout au long de sa carrière.

«Ils nous ont guidés vers quelque chose d’authentique», résume-t-elle.

Le champ libre

Et le réalisateur dans tout cela? Étonnamment, Olivier Dahan a laissé champ libre à son actrice, la laissant se préparer comme elle le souhaitait.

«On a communiqué de manière télépathique, explique Cotillard. On ne s’est jamais vraiment parlé du film ni du rôle avant le début du tournage. Ça s’est fait naturellement.»

«On s’est en effet connectés sur un autre niveau que des mots et des directives techniques d’un réalisateur à un comédien, ajoute Dahan. Parfois, il me suffisait d’un signe ou d’un regard pour la mettre sur le bon rail.

Olivier Dahan dit d’ailleurs avoir Filmé Marion Cotillard et non Édith Piaf.

«Malgré la technique, le maquillage et les costumes, ce que je filmais, c’était Marion Cotillard. À un certain moment pendant le tournage, elle a eu tendance à vouloir se cacher derrière Piaf, mais je la ramenais aussitôt vers elle-même.»

«Je suis allée chercher la femme derrière la légende», souligne Marion Cotillard, à propos de son interprétation d’Édith Piaf.

De la bimbo à la diva

Édith Piaf, le rôle d’une vie ? Trop tôt pour le dire. Chose certaine, La Vie en rose est déjà un film marquant dans la jeune carrière de Marion Cotillard.

En France, où le film a pris l’affiche le mois dernier, les médias ont qualifié la performance de Cotillard de «bouleversante», «renversante», «sublime» et «magnifique», notamment. Certains ont mêm eparlé d’un «talent brut qui explose enfin»…

« Même sans recul, je peux dire que ce sera un rôle très important dans ma vie, souligne Marion Cotillard. Et je l’ai su très vite. Quand j’ai reçu le scénario, j’étais sans voix. Je ne peux même pas qualifier ce que je ressentais tellement c’était inimaginable pour moi d’avoir, un jour, un rôle comme celui-là entre les mains. »

Car Marion Cotillard, 31 ans, a un parcours inhabituel. Découverte en 1994 dans L’Histoire du garçon qui voulait qu’on l’embrasse, de Philippe Harel, elle s’est fait un nom en France en jouant à la belle fille de service dans la série des comédies à succès Taxi.

Cette image de la belle fille de Taxi – «une bimbo un peu nympho», comme elle la décrit elle-même– l’a sortie de l’anonymat, mais lui a, en revanche, collé à la peau pendant longtemps.

«Ce n’est pas moi qui me suis collé cette image, alors je dois dire que ce n’était pas difficile, pour moi, de m’en départir. Je ne me suis jamais identifiée à cela. L’ennui, c’est qu’il y a des gens qui n’ont aucune ouverture d’esprit qui ont continué à me voir là-dedans et qui ont continué à me proposer ce genre de rôles.»

Pas de frontières

Tout cela ne l’a pas empêchée de décrocher au cours des dernières années des rôles dans des films d’Abel Ferrara (Mary), Jean-Pierre Jeunet (Un long dimanche de fiançailles, qui lui a permis de rafler le César du meilleur second rôle féminin) et Rémi Bezançon (Ma vie en l’air).

Elle a aussi travaillé en anglais sous la houlette de Tim Burton (dans Big Fish) et même Ridley Scott (dans A Good Year).Un début de carrière américaine?

«Je ne vois pas de frontières dans ce métier, soutient-elle. Ce ne sont pas les pays qui m’intéressent, ce sont les gens.»

Étrangement, Marion Cotillard, qui a tourné dans une quinzaine de films depuis 2004, n’est pas retournée sur un plateau de tournage depuis La Vie en rose. Difficile de trouver un autre rôle après Piaf?

«Déjà, j’avais beaucoup trop tourné les trois années précédentes. Quand on arrive sur un film et qu’on vient d’en tourner trois juste avant, on a forcément moins de plaisir. C’est injuste pour les gens qui pourraient s’investir beaucoup plus dans le même rôle.

«Et puis comme j’avais pas mal travaillé les années précédentes et que le tournage de La Vie en rose a été très épuisant, j’avais besoin de repos; je n’avais pas trop le goût de travailler. Mais là, j’ai envie de travailler, mais je ne trouve rien qui m’intéresse, Rien ne me donne envie. Ce qui est sûr, c’est que je cherche quelque chose de différent. Le but, c’est de pouvoir passer d’un univers à l’autre et de faire des choses différentes d’un tournage à l’autre.»

Le film musical La Vie en rose retrace les grandes lignes de la vie et de la carrière de Piaf, de son enfance dans les rues de Belleville à sa mort en 1963, à l’âge de 47 ans.

Édith Piaf vue par Marion Cotillard

Qu’est-ce qui fascine tant chez Piaf? br>
«Elle avait un amour immense pour les gens et, du coup, elle était très proche d’eux et elle les comprenait. Elle venait de la rue; elle était une enfant du peuple et elle parlait de lui dans ses chansons. Aussi, elle avait des chansons universelles et éternelles et elle avait une façon si intense de les partager avec les gens.

Qu’est-ce que vous admirez le plus chez elle?
«Son jusqu’au-boutisme, si je peux dire. C’était quelqu’un qui travaillait énormément C’était aussi quelqu’un qui poussait les gens à être meilleurs, qui les poussait à dépasser les limites qu’ils s’étaient posées. Elle savait reconnaître le talent quand elle voyait quelqu’un qui en avait. Et pour elle, il fallait que ce talent explose, donc elle ne les lâchait pas. Elle l’a fait avec Montand et Aznavour, notamment.»

Votre principal point commun avec elle?
«L’envie de raconter des histoires.»






 

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